La joie de servir, malgré tout !

joie-orange-281x140Dire que les temps de l’Eglise sont sombres, que nous pouvons douter de notre capacité à dire quelque chose au monde tant l’ombre portée des scandales nous incarcère, et qu’il nous arrive d’être guettés par le désespoir ne sont pas que des hypothèses de travail !… Et pourtant, si l’on regarde ce qu’il se passe dans nos paroisses au quotidien, on retrouve du courage.Lire la suite

« J’ai une nouvelle pour toi : tu n’es pas Jésus ! »

20150424cnsbr9060.jpgEt oui, cela peut s’apparenter à une bonne nouvelle ! C’est ce que le père jésuite James Martin nous livre dans les colonnes de la revue jésuite America, dans le cadre d’un témoignage intitulé « Sept leçons pour le Ministère que j’ai apprises comme Jésuite ». Parmi celle-là, cette expérience au Kenya où il sert des réfugiés de multiples manières et frise le « burn-out ». Il rencontre son accompagnateur spirituel :

– Je ne sais pas comment je peux faire tout cela !
– Qui t’a dit que tu devais faire tout cela ?
– C’est ce que Jésus aurait fait ! Il aurait aidé tous ces gens !
– Et bien, peut-être … Mais j’ai une nouvelle pour toi : tu n’es pas Jésus !

Une belle leçon d’humilité parmi sept repères pour la vie des prêtres mais sans doute utile pour tous (Tu ne peux pas tout savoir / Tu ne peux pas tout faire / Mais tu peux faire quelque chose / Tu peux toujours apprendre quelque chose de nouveau / Tu ne peux pas être aimé de tout le monde / Tu peux être comme Jésus / Tu as été appelé par Dieu dans ce Ministère).

C’est à retrouver ICI (en anglais !).

Quel christianisme social aujourd’hui ?

LogodesSemainessocialesdeFranceC’est le thème du dossier de septembre des Semaines Sociales de France :

Au mois de septembre,  nous mettons à l’honneur le christianisme social.
Vivant dans une époque de grandes transformations sociétales, il nous appartient aujourd’hui d’en redessiner les contours, les enjeux et la vision pour demain. Ce dossier sera régulièrement enrichi tout au long du mois.

L’occasion de (re)découvrir la Pensée sociale de l’Eglise, indispensable colonne vertébrale pour vivre en chrétien dans le monde d’aujourd’hui ! C’est à retrouver ICI.

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« Sister Aretha » : la foi et l’espérance [carte postale]

thumbnail_image1Tous les amateurs de Soul ont été accablés par la disparition d’Aretha Franklin. Mais ne considérer que l’artiste sans considérer la croyante est pour Bertrand Dicale dans le Huffington Post une erreur d’appréciation :

Elle est sister « selon l’esprit » et non « selon la chair » pour des millions d’Américains, c’est-à-dire sœur en foi, revenant encore et toujours à la même parole fondatrice. Il ne s’agit pas seulement de l’emprunt d’une technique vocale aux usages des églises protestantes, mais bien d’une affirmation haute et claire d’appartenance à ce peuple chrétien pour qui Dieu est une présence concrète et quotidienne dans l’existence, et non pas seulement l’ami des dimanches.

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Retour au Ciel, à la droite du Père (Questions pour l’Evangile de l’Ascension B)

En ce jeudi de l’Ascension de Jésus, celui-ci envoie les apôtres avant sa montée au Ciel (Marc 16, 15-20).

Voici quelques questions pour l’Evangile de l’Ascension de Jésus :
– Vers qui Jésus m’envoie-t-il plus particulièrement témoigner de ma foi?
– De quel(s) signe(s) étonnant(s) ai-je été témoin?
– Qu’ai-je du mal à faire dans ce que Jésus me demande ?

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La vie consacrée : un témoignage d’amitié

sans-titreTous les 2 févriers, l’Eglise catholique célèbre la vie consacrée. Dans un très bel édito sur RCF, Véronique Margron nous explique comment les religieux et religieuses forment le visage d’un Dieu de consolation au milieu du monde, à l’instar des 19 témoins d’Eglise en Algérie qui seront prochainement béatifiés.

 À travers les plus de 30. 000 religieux et religieuses de notre pays, et tous les autres consacrés, se dit la vérité de l’engagement pour une « humanité plurielle » et plus juste. Ils ne sont pas là pour se faire remarquer, pas plus que ne le voulaient les 19 témoins de l’Église en Algérie. Ils sont des femmes et des hommes ordinaires, cabossés. À travers un art de vivre, initiés par des pionniers – fondateurs et fondatrices des Instituts religieux- Ils désirent seulement dire par leur chair qu’il est heureux – gravement heureux – de faire de l’Évangile du Christ, doux et humble de cœur, son destin et sa force.

Merci à elles et à eux, belle fête en ce jour ! Soyons « gravement » heureux ! Le texte de Véronique Margron à retrouver ICI

Les croyants sur le front de la paix

Europeancitizensprize1Le souvenir de la mort brutale du Père Jacques Hamel il y a un an nous renvoie à l’engagement de tous les chrétiens et au-delà de croyants au service de la paix dans le monde. Entre autres et par trois fois les derniers mois, leur engagement a été publiquement reconnu.

Il en est ainsi du Père Tvrtko Barun (photo), jésuite, qui a reçu mi-juillet du Parlement européen le Prix du citoyen européen, pour son engagement en faveur des réfugiés. Responsable du Service jésuite des réfugiés pour la région Europe du Sud-Est et réfléchissant sur le caractère humanitaire de la congrégation jésuite, il dit (source : JRS) :

Notre œuvre est basée sur les valeurs de l’Evangile. Je crois qu’être  ouvert aux autres et aux différents est un défi pour tout le monde, indépendamment de sa foi. Les mots du Christ nous aident certes à rendre plus facile le choix de cette ouverture.

Il est encore ainsi du rôle prépondérant des religions en faveur de la paix, reconnu par l’ONU dans le cadre du Plan d’action de Fès publié au même moment. Comme le rapporte Radio Vatican, il a été salué par Mgr Auza, observateur permanent du Saint-Siège à l’ONU.

Il en fut encore ainsi au printemps, quand le Quai d’Orsay, en établissant un protocole officiel de coopération avec la Communauté de Sant’Egidio, reconnaissait le rôle majeur de ces chrétiens dans la construction de la paix en CentrAfrique et dans la prise en charge des réfugiés du Proche et du Moyen-Orient.

Rendons grâce pour cela et essayons d’y contribuer là où nous sommes et à notre niveau.

Emmanuel Macron au Père Jacques Hamel

16008438-21008439Le Président de la République Emmanuel Macron a participé ce jour aux commémorations de l’assassinat du Père Jacques Hamel, il y a un an. On peut prendre le recul de rigueur face aux paroles d’un homme politique, dont on ne peut douter de l’intelligence de situation. Pour autant, ses paroles sont suffisamment rares pour qu’on les lise :

Car elle est là, elle est là aussi la force de notre nation, dans cette capacité à entendre et faire siennes les paroles de fraternité et de charité que l’Eglise de France prononça voici un an ; dans cette capacité à réunir autour du corps supplicié d’un prêtre l’imam, le pasteur et le rabbin.

A découvrir in extenso ICI

A lire aussi l’homélie de Mgr Lebrun (par LA) :

Le Père Hamel parle encore. Sa vie, sa mort parlent bien au-delà de ce qu’il aurait pu imaginer. Sa vie, sa mort, parlent, inspirent mais aussi crient. Sa vie, sa mort s’adressent à chacun d’entre nous selon sa propre vie, selon ses propres questions ou ses convictions.

 

 

 

« Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu pour avoir un curé noir ? »

12503354_xlNon, ce n’est pas le titre d’un film mais d’un documentaire diffusé tout récemment sur France 3 et aussi la citation d’une lettre de protestation adressée à l’Archevéché de Strasbourg après la nomination d’un prêtre togolais dans la campagne alsacienne … On peut craindre au début un traitement journalistique caricatural (les cathos, les Alsaciens, …) ou un hors-sujet (pourquoi les campagnes alsaciennes votent Front National ? …). Et pourtant, ce portrait croisé de deux cousins togolais, l’un prêtre, l’autre pasteur, nommés dans la ruralité alsacienne, nous disent beaucoup de leur engagement, de ce qu’accueillir l’étranger veut dire et ce que cela veut dire pour lui, et plus concrètement des efforts que nous faisons plus ou moins dans nos propres paroisses, que notre prêtre soit noir, nouveau ou non … Un beau travail de journalisme aussi, au passage, ouvert, à l’écoute et qui donne pour une fois un beau visage de nos églises !

A découvrir et partager … vite car le replay devrait être fermé dans cinq jours !

 

 

Canonisation d’Elisabeth de la Trinité

Elisabeth de la Trinité
Elisabeth de la Trinité

La dijonnaise Elisabeth CATEZ, en religion soeur Elisabeth de la Trinité (béatifiée en 1984), sera canonisée à Rome le 16 octobre 2016.

Elisabeth, dite « Sabeth », est née en 1880, est entrée au Carmel de Dijon en 1901. Elle ressentira en 1905 les premiers symptômes d’une maladie qui l’emportera en 1906.

Elle est connue notamment pour sa célèbre prière « Mon Dieu, Trintié que j’adore », écrite quelques mois avant sa mort. Elisabeth était musicienne, jouait du piano avec virtuosité, et aimait tout ce qui faisait la vie d’une jeune fille de son temps : les amis, la famille, les voyages, la mer, la montagne, etc. De nature passionnée, elle souhaite très jeune entrer au Carmel, qu’elle pourra enfin rejoindre à 21 ans.

Pour découvrir Elisabeth, un site lui est consacré :  http://www.elisabeth-dijon.org