Jésus est vraiment descendu dans nos craquelures

Homélie de Mgr Lebrun lors des obsèques de M. l’abbé Jean-Baptiste Sèbe :

Seigneur, donne-nous la foi de saint Paul, pas une foi de principe ou une foi orgueilleuse qui nous ferait meilleur, mais une foi qui comble et abreuve notre terre desséchée. Notre terre est ravinée par toute sorte « de détresse, d’angoisse, de persécution, de faim, de dénuement, de danger, de glaive ». « En tout cela, ose dire Paul, nous sommes les grands vainqueurs grâce à celui qui nous a aimés ».
Déjà, nous sentons combien ne pas fuir et unir nos cœurs apaise et nous reconduit à la source, combien confesser nos fragilités fait couler cette source. Seigneur, fais-nous croire que ton Fils Jésus est vraiment descendu dans nos craquelures, nos failles, nos ravins, nos péchés, nos péchés jusqu’à la mort, pour y déposer l’amour vrai.

On s’occupe assez du suicide pour ne pas le réclamer comme un droit

« Le suicide n’est pas un droit. Le suicide est une liberté. ‘On s’occupe assez du suicide en France pour le prévenir : chez les handicapés, chez les jeunes, chez les agriculteurs. On s’en occupe assez pour ne pas, d’un autre côté, le réclamer comme un droit. Par rapport à la question de la liberté, c’est la nature même de la société qui est en jeu’ conclut Marie-Dominique Trébuchet, vice-présidente de la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs ».

Entretien avec Marie-Dominique Trébuchet sur RCF

 

Colloque « Penser le suicide »

L’université de Strasbourg organise un colloque interdisciplinaire sur le sujet sensible et douloureux du suicide. Outre les aspects sociologiques, psychologiques et théologiques, seront abordés les questions éthiques actuelles de la fin de vie, de l’euthanasie et du suicide assisté. La faculté de théologie catholique est co-organisateur.

Présentation sur le site du diocèse de Strasbourg :

Le suicide pose à la conscience de l’être humain d’innombrables et redoutables questions, d’ordres tout à fait divers : celles de la liberté et du rapport à soi ; celles du lien social et du rapport aux autres ; celles de l’interdit et de sa transgression ; celles des limites entre le normal et le pathologique ; celles du sens et du prix de la vie et de la confrontation à l’absurde ; celles des conditions de vie et du harcèlement au travail ; celles, enfin, de la fin de vie et de la dignité des malades et des vieillards. L’enchevêtrement de ces multiples registres risque fort d’embrouiller la réflexion et de parasiter le débat, voire de faire de la réalité du suicide une insondable aporie. Peut-on, à proprement parler, penser le suicide ?