« Plus le mal me touchait, plus je trouvais en moi la force de Dieu »

Les Yézidies, esclavage et génocide: témoignages recueillis par L’Osservatore RomanoL’Osservatore Romano des 19-20 décembre 2016, en italien, publie une « conversation » de Fausta Speranza avec les deux lauréates yézidies du Prix Sakharov pour la liberté de l’esprit, intitulée : « Victimes de la violence de daech ». Elles ont 23 et 18 ans, elles dénoncent le fait qu’encore « trois mille jeunes Yézidies sont réduites en esclavage ». Elles attendent de  la communauté internationale « la création de zones protégées pour un demi-million de Yézidis qui, autrement, vont mourir ou arriver en Europe». Elles attendent aussi un arrêt de la Cour pénale internationale sur les « crimes contre l’humanité » commis par daech. Zenit donne un essentiel de ce témoignage poignant recueilli par l’Osservatore Romano.

Le père Patrick Desbois, spécialiste notamment de la Shoah par balles sur laquelle il a fait des années de recherche (et continue encore actuellement) pour recueillir des témoignages, a fait connaissance avec la terrible réalité des Yézidis, réfugiés dans des camps à la frontière turco-irakienne, en aout 2015. Il y a reconnu un nouveau génocide, face auquel il ne pouvait pas rester les bras croisés. Avec son équipe, il recueille donc les témoignages yézidis. Une interview proposée par la radio suisse RTS à écouter ci-dessous :

Le prix Sakharov 2016 est décerné à deux femmes Yézidies rescapées de Daech

Prix SakharovNadia Mourad Bassi Taha et Lamiya Aji Bachar ont toutes deux survécu à l’esclavage sexuel auquel les avait soumises l’État islamique (EI) et sont devenues les porte-parole des femmes victimes des violences sexuelles de cette organisation terroriste. Elles sont les porte-drapeaux de la communauté Yézidie en Iraq, une minorité religieuse qui a été la cible d’un génocide perpétré par les combattants de l’EI.

Le prix Sakharov pour la liberté de l’esprit, nommé en l’honneur du scientifique et dissident soviétique Andrei Sakharov, fut créé en 1988 par le Parlement européen pour honorer les personnes ou les organisations qui ont consacré leur existence à la défense des droits de l’homme et des libertés fondamentales.

Les candidats au prix Sakharov sont nommés par les membres du Parlement européen. Les nominations sont évaluées lors d’une réunion de la commission des affaires étrangères et de la commission du développement. Le prix Sakharov, doté de 50 000 euros, est remis par le président du Parlement européen en session plénière à Strasbourg.

Pour en savoir plus : le site du parlement européen.