« Si on ne rêve pas, on meurt »

« Je crois que le rêve est une fonction vitale » note Daniel Pennac. « Quelque chose me dit que si on nous empêchait de rêver, nous mourrions. J’ai longtemps cru que c’était une vérité scientifique et là, je viens de rencontrer une neuro physicienne qui m’a montré l’inverse : aujourd’hui, du point de vue des neurosciences, on n’a aucun moyen de mesurer le lieu du cerveau où le rêve se déclenche et l’exactitude de son utilité réelle ».  Parce que cela fait du bien aussi de parler de rêve >>

Décès de don Angelico Surchamp, fondateur des éditions Zodiaque

Dom Angelico Surchamp, moine bénédictin de l’abbaye Sainte-Marie de la Pierre-qui-Vire, nous a quitté, le 1er mars. Sa figure était bien connue de tout un milieu artistique et aussi d’un lectorat passionné par la collection de magnifiques albums qu’il avait fondée sous la marque des éditions du Zodiaque. Plus de 200 volumes ont été publiés ainsi sur l’histoire de l’art religieux, particulièrement sur l’art roman en Europe.

 

Le pharisien et le publicain vus par Mauriac

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Cette vision particulière du roman comme instrument de foi repose sur le constat d’une disparition de Dieu. Disparu de la morale, disparu de la littérature, le voilà à présent qui disparaît des cœurs. Plutôt que de l’invoquer avec force ou d’organiser son retour avec fracas dans ses œuvres, Mauriac est guidé par l’intuition d’une soif universelle de Dieu qui travaille jusqu’à l’âme du plus fieffé pécheur. Si le roman parvient à lui en faire prendre conscience, il sera libre alors de se tourner vers la source à laquelle boire. Dans les deux romans, le vent ne cesse jamais de souffler ni l’eau de couler, irriguant le récit de part en part de leur évidence discrète. Thérèse et Louis étouffent et meurent de soif à deux pas de ce puits autour duquel ils errent sans jamais le voir : l’écriture de Mauriac consiste à leur en révéler la présence, si proche, si nécessaire et pourtant si discrète.

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