Bénédictine gauchiste

Projet – Comment une religieuse contemplative a-t-elle été amenée à s’engager politiquement en prenant la tête d’un mouvement de protestation et de démocratie radicale ?

Teresa Forcades – J’ai lu les évangiles pour la première fois à 15 ans. Un jésuite m’a prêté mon premier livre de théologie : Jésus-Christ libérateur, de Leonardo Boff. Ma famille et mon entourage m’avaient peu parlé du christianisme. Il n’y avait pas d’antipathie chez eux, mais la conviction qu’il s’agissait d’une institution caduque et sans intérêt. Or je découvrais quelqu’un d’engagé, non seulement en théorie mais en pratique, par l’attention portée aux personnes pauvres, à celles qui souffrent le plus.

Le sens du travail à l’ère numérique

« Privés de la possibilité de donner du sens à leur travail professionnel, les salariés sont allés en chercher ailleurs. En réaction à l’hyper-rationalisation des organisations, notamment avec la période de financiarisation, mais aussi à l’insécurité croissante de stratégies globalisées et souvent incompréhensibles, ils ont réinvesti les formes du travail privé pour reprendre la main sur leurs activités et y trouver une nouvelle opportunité de donner du sens à leurs efforts. Il s’en est suivi un désengagement des entreprises sous forme de bore out (prise de conscience que le travail professionnel est ennuyeux), de brown out (prise de conscience que ce travail est inutile), voire de burn out (travail insoutenable) ».

Analyse de Pierre-Yves Gomez dans Projet

Anthropocène : la planète va-t-elle craquer ?

« Selon les géologues, l’Homme aurait fait entrer la Terre dans une nouvelle ère géologique. Est-ce parce qu’ils sont trop nombreux que les humains provoquent pareils déséquilibres biophysiques ? Pour Sandrine Paillard, il faut surtout agir sur les modes de vie des plus pollueurs d’entre nous…

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