La musique, un lieu spirituel ?

Pierre Faure évoque la vision de plusieurs musiciens célèbres :

Toutes ces remarques, que l’on pourrait mul­tiplier, utilisent le mot « spirituel » pour désigner dans la musique une qualité d’intériorité, ou d’élévation qui ouvre à bien plus grand que celui qui a composé ou interprété cette musique. Dans notre culture si laïcisée et sécularisée, les mots manquent pour dire que la musique ouvre à plus grand qu’elle, ou qu’elle vient faire résonner dans l’esprit de l’auditeur une intériorité qui a goût d’origine ou de terme, une émotion ou une vibration, ressentie comme originelle ou universelle.

Que tes oeuvres sont belles !

Allez, avouez, vous avez le chant dans la tête, là, maintenant, tout de suite ?

Mais quels sont les points communs entre ce chant, « Pour que l’homme soit un Fils », « Pour avancer ensemble », « A pleine voix chantons pour Dieu » ou encore « Mystère du Calvaire » ? Bravo, quatre chants cathos !

Mais encore ? Tous, parmi de nombreux autres, ont été écrits par le poète et compositeur Didier Rimaud (s.j.), amoureux de Dieu et des mots pour Le balbutier.

Comme il l’écrit :  » Ainsi peut naître l’hymne (…) Quelque chose m’est arrivé, qui m’a surpris. Qui m’a invité au détour, comme un buisson qui brûlerait sans faire de cendres. Par là Dieu m’est advenu. Ou bien, par là je suis allé vers lui. J’ai crié, de douleur ou de joie, de honte ou de bonheur. Un cri d’abord sans voix. Peut-être un rugissement. Ensuite, il me faudra écrire le cri. » 

Deux jésuites, Michel Rondet et Pierre Faure lui rendent hommage avec un ouvrage nous invitant à prier avec ses textes riches de sens Que tes oeuvres sont belles ! Prier avec les hymnes de Didier Rimaud s.j. paru aux éditions Vie Chrétienne.