Encore des travaux au Saint-Sépulcre

Dans 4 jours, le 22 mars, l’Edicule du Tombeau de Jésus sera inauguré par une prière œcuménique, en présence de toutes les Eglises de Terre Sainte, du patriarche de Constantinople et d’un représentant du Saint Siège, après des travaux qui auront duré 10 mois. Malgré tout, le chantier est loin d’être fini : pour assurer une longue vie à l’Edicule, d’autres travaux devront être menés. Le Pape vient d’ailleurs de faire un don d’un demi-million de dollars pour qu’ils puissent être menés à bien, et un autre don de 500 000 $ pour la Basilique de la Nativité à Bethléem.

Un « couloir humanitaire » entre le Liban et la France

Quelque 250 Syriens et Irakiens vont arriver en France d’ici à neuf mois, rapatriés depuis le Liban par des communautés religieuses. C’est une première. En passe d’être signée par le ministère de l’intérieur, la Communauté de Sant’Egidio, la Fédération protestante de France, la Fédération de l’entraide protestante et la Conférence des évêques de France, cette opération européenne a été baptisée « Couloirs humanitaires ».

Les communautés religieuses vont signer un protocole avec la Place Beauvau. Elles choisiront leurs candidats à la réinstallation sur des critères de « vulnérabilité », ou sur les « liens familiaux ou culturels forts avec la France ». Ensuite, elles paieront le transport des réfugiés et assureront leur logement et leur prise en charge en France durant un an.

Le cas de ces 250 personnes réactivera l’usage du « visa humanitaire », puisque c’est ce document qui leur sera délivré. En 2016, la France en a délivré 2 745 à des Syriens et 1 369 à des Irakiens, mais la baisse d’octroi de ce laissez-passer aux Irakiens (– 45 % en 2016) inquiète les autorités religieuses. En conclusion de leur assemblée de printemps à Lourdes, les évêques français avaient en effet demandé aux autorités « de ne pas relâcher leurs efforts pour aider les minorités vulnérables, comme les yézidis et les chrétiens ».

A lire dans Le Monde

Liturgie œcuménique au Saint-Sépulcre

Saint Sépulcre JérusalemLe 22 mars prochain, à Jérusalem, dans le Saint-Sépulcre, une liturgie œcuménique sera célébrée pour la fin de la restauration du tombeau du Christ. Après neuf mois de travaux, décidés de concert par les Eglises catholique, grec-orthodoxe, et arménienne apostolique, gardiennes de la Basilique de l’Anastasis, pèlerins et visiteurs pourront visiter l’édicule abritant la tombe de Jésus, enfin débarrassé de ses échaudages. « Ces neuf mois de restauration ont été jalonnés de moments historiques, raconte Antonia Mariopoulou, ingénieur de l’École Polytechnique d’Athènes et coordinatrice scientifique des travaux. D’abord, l’ouverture de la tombe du Christ en octobre, une première depuis 200 ans, et la troisième fois dans l’Histoire ». « Nous avons vu une couche de marbre, et en-dessous, une autre plaque de marbre gris, recouverte de terre, poursuit-elle. Avec l’autorisation des trois gardiens des trois communautés chrétiennes, nous avons enlevé cette terre. Nous avons révélé, sans la découvrir, une roche sculptée qui nous a fait comprendre qu’ici, quelqu’un a été enterré, ici, le corps du Christ a été déposé ».

Radio Vatican

 

Le Pape et l’archevêque de Cantorbery en voyage au Sud-Soudan ?

Le pape François bénit l’assemblée lors de sa visite à l’église anglicane de Rome, le 26 février 2016. / Alessandro Bianchi / Reuters
Le pape François bénit l’assemblée lors de sa visite à l’église anglicane de Rome, le 26 février 2016. / Alessandro Bianchi / Reuters

Dans La Croix :

À l’occasion de sa visite à la paroisse anglicane de Rome, le pape François annoncé dimanche 26 février son souhait de se rendre au Soudan du Sud pour une visite œcuménique aux côtés du Dr Justin Welby, archevêque de Cantorbéry et primat de la Communion anglicane.

« Je suis en train d’étudier avec mes collaborateurs la possibilité d’un voyage au Soudan du Sud. Je ne veux pas y aller seul, mais avec l’archevêque de Cantorbéry Justin Welby », a déclaré le pape en répondant aux questions des fidèles anglicans qui l’interrogeaient pendant sa visite à la paroisse All Saints Church de Rome.

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Palerme : un moment historique pour la Synagogue et l’Eglise

Ouverture historique d’une synagogue à PalermePour la première fois depuis que les juifs ont été expulsés de Sicile en 1493, une synagogue va bientôt ouvrir ses portes à Palerme ! Cette synagogue sera située dans l’oratoire désaffecté de l’église Santa Maria del Sabato, donnée par l’archevêque de Palerme, Corrado Lorefice, qui a décidé de répondre ainsi « avec joie » à la demande de la présidente de l’Institut Sicilien d’Etudes Juives, Evelyne Aouate. « C’est un geste voulu personnellement par l’archevêque Lorefice, a expliqué le directeur de l’Office diocésain pour la pastorale de l’œcuménisme et du dialogue interreligieux, don Pietro Magro. Le sens veut être justement de redonner un lieu aux juifs qui ont été expulsés d’ici ».

« C’est un miracle, a dit Michael Freund, le responsable de l’organisation « Shavei Israël », qu’après plus de 500 ans, il y ait encore des gens en Sicile qui sont attachés fièrement à leurs racines juives. Cela constitue une preuve que ni l’expulsion ni l’Inquisition ont été capables d’éteindre l’étincelle juive dans leur cœur. Avec l’aide de D-ieu, poursuit-il, le son des chants du chabbat et des prières juives va, à nouveau, être entendu dans les rues de Palerme ». « Je suis très ému, précise-t-il, qu’il soit situé près de l’endroit où, jadis, se dressait la Grande Synagogue de Palerme et je suis reconnaissant à l’archevêque pour avoir eu la vision et le courage de faire un tel geste de réconciliation envers le peuple juif ».

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Unité des chrétiens : « Nous réconcilier, l’amour du Christ nous presse »

Semaine de prière pour l'Unité des chrétiens : le regard du Cardinal KochCette semaine, du 18 au 25 janvier, est la semaine de prière pour l’unité des chrétiens. Son thème, comme nous l’avions déjà annoncé, est : « Nous réconcilier, l’amour du Christ nous presse » (2 Co 5, 14).

Le Cardinal Kurt Koch est président du Conseil pontifical pour l’Unité des chrétiens. Il revient sur l’importance de cette semaine, et sur son thème, pour Radio Vatican :

 

Unité des chrétiens : « l’amour du Christ nous presse »

Visuel_UC_2017_définitif_WEBDu 18 au 25 janvier a lieu la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens, sur le thème « l’amour du Christ nous presse ».

Le 31 octobre 1517, Martin Luther affichait sur la porte de l’église du château de Wittemberg ses 95 thèses sur les indulgences qui déclenchèrent le mouvement de la Réforme protestante. En vue d’une commémoration commune des origines de la Réforme en 2017, les Églises d’Allemagne proposent comme fil conducteur de la Semaine de prière pour l’unité chrétienne l’œuvre de réconciliation du Christ, à partir d’un passage de la deuxième lettre de Paul aux Corinthiens (5, 14-20). Elles mettent en valeur deux axes principaux :

  • célébrer l’amour et la grâce de Dieu.
  • reconnaître la douleur causée par les profondes divisions que la Réforme a générées et qui ont affecté l’Église, à nommer ouvertement les fautes commises et en demander pardon, nous offrant ainsi une opportunité de progresser vers la réconciliation. Le passage biblique choisi souligne que la réconciliation est un don de Dieu pour l’ensemble de la Création.

Les nouvelles béatitudes du Pape François

Le pape François a célébré la messe de la Toussaint au stade Swedbank de Malmö en Suède, ce mardi 1er novembre 2016. Après avoir participé à la commémoration des 500 ans de la Réforme avec les Luthériens la veille, il a donc retrouvé les catholiques de Scandinavie. Dans son homélie, il leur a rappelé que les béatitudes sont la « carte d´identité du chrétien ». Et il a désigné 7 nouvelles béatitudes pour « affronter les souffrances et les angoisses de notre époque avec l´esprit et l´amour de Jésus ». Retour sur cette célébration avec Etienne Loraillère, envoyé spécial de KTO en Suède.

Signature de la déclaration conjointe entre catholiques et luthériens

Signature de la déclaration conjointe entre catholiques et luthériensRadio Vatican publie la déclaration conjointe signée par le Pape François et le président de la Fédération luthérienne mondiale, le révérend Mounib Younan lors de la prière commune dans la cathédrale de Lund ce lundi 31 octobre 2016. Un magnifique texte, audacieux et et dont la grâce qui l’inspire transparaît à chaque ligne. Les rédacteurs et signataires de ce texte, pleins d’enthousiasme et de reconnaissance, nourris par la prière commune, y laisse éclater leur joie de ce que l’unité entre catholiques et luthérien se laisse entrevoir, là, à portée de mains. Un enthousiasme contagieux, dans un texte à lire pour tous les chrétiens !

Et puisque « notre foi commune en Jésus-Christ et notre baptême réclament de nous une conversion quotidienne par laquelle nous rejetons les désaccords et les conflits historiques qui empêchent le ministère de la réconciliation », nous nous autorisons ici, sans préjudice d’un conflit théologique, à confier cette unité et cette réconciliation, en ce jour de la Toussaint, à l’intercession de tous les saints du ciel, dans la communion desquels nous avons l’espoir de trouver une inspiration pour notre communion ici-bas.

Retour sur la session Juifs et Cathos à Paray

Sur son site, la communauté de l’Emmanuel revient sur la session « #Juifs et Cathos 2016 ; Découvrir le judaïsme : les chrétiens à l’écoute » qui a eu lieu à Paray-le-Monial du 12 au 17 juillet dernier :

Pour fêter Yom Kippour, fête du grand Pardon, avec nos “frères aînés dans la Foi”, nous sommes heureux de publier ci-dessous, en exclusivité, un extrait du documentaire “Ta Torah pour éclairer ma Foi“. Cet extrait est un petit reportage qui revient sur la rencontre qui avait lieu cet été au cours de la session des 25-35 ans. La plupart des jeunes chrétiens présents n’avaient jamais eu de contacts avec le judaïsme vivant. Pourtant, “avec les juifs, nous avons une seule alliance. La Torah est la Parole de Dieu pour les juifs comme pour nous. Les psaumes sont la prière de Jésus, et donc des juifs et des chrétiens. rappelait le Cardinal Barbarin, archevêque de Lyon, à cette occasion.

Extrait du documentaire réalisé par Guillaume Dutey-Harrispe, qui sera diffusé en intégralité sur KTO à la Pentecôte 2017. Retrouvez ici la présentation de ce projet, et n’hésitez pas à le soutenir par un don.

L’œcuménisme du sang

20161012_0376-800x533Devant les participants à la Conférence des secrétaires du “Christian World Communions”, le pape a évoqué l’œcuménisme, notamment dans les circonstances actuelles :

Quand les terroristes ou les puissances mondiales persécutent les minorités chrétiennes ou les chrétiens, (…) ils ne demandent pas : ‘Mais tu es luthérien ? Tu es orthodoxe ? Tu es catholique ? Tu es réformé ? Tu es pentecôtiste ?’, non. ‘Tu es chrétien’. Ils en reconnaissent un seul : le chrétien ». L’ennemi ne se trompe pas, il sait bien reconnaître où est Jésus », a insisté le pape. Il a fait mémoire des 21 « frères orthodoxes coptes égorgés sur les plages de la Libye », en février 2015. « Ce sont nos frères. Ils ont donné témoignage de Jésus et sont morts en disant : ‘Jésus aide-moi !’. Avec le nom : ils ont confessé le nom de Jésus ».

Voir Zenit

«Dieu comme berger, veut rassembler ses brebis perdues, réunir son peuple»

Dieu comme berger, veut rassembler ses brebis perdues, réunir son peupleSur Radio Vatican : mercredi 5 octobre, Justin Welby, Primat de l’Église d’Angleterre, et le Pape François ont célébré les vêpres ensemble à Rome. Dans son homélie, le Pape s’est appuyé sur l’image du Bon Pasteur pour donner l’exemple pastoral à suivre en faveur du rassemblement, de l’unité.

Promouvoir l’unité, c’est non seulement promouvoir l’unité de la famille chrétienne, mais aussi «de la famille humaine» toute entière, formée de nombreuses identités diverses, insiste le Pape. Car «quand nous offrons nos services conjointement, les uns à côté des autres, lorsque nous favorisons l’ouverture et la rencontre, en surmontant la tentation de la fermeture et de l’isolation, nous œuvrons en faveur de l’unité de la famille humaine». Anglicans et catholiques sont frères, affirme François. Des frères «qui appartiennent à différentes traditions, mais qui sont entraînés par le même Évangile pour entreprendre la même mission dans le monde». Ainsi, c’est en partageant ensemble et de façon concrète «les joies et les difficultés» de ce ministère, que s’opère le rapprochement. Le Pape invite donc les anglicans et les catholiques à être des «promoteurs d’un œcuménisme audacieux et réel».