Foi et révolte de Simon-Pierre

En ce 21° dimanche du Temps ordinaire A, Pierre confesse sa foi en Jésus le Christ et celui-ci lui définit sa mission (Matthieu 16, 13-20).

Voici quelques questions pour l’Evangile de ce dimanche :
– Quand ai-je été sondé(e)? Sur quel(s) sujet(s)?
– Quand n’ai-je pas osé répondre personnellement, mais en me réfugiant derrière des généralités ou des lieux communs?
– Qui me pose des questions importantes, vitales, essentielles pour que j’avance?
– Qui m’a posé récemment des questions sur ma foi? Dans quelles circonstances était-ce?
– Quand ai-je fait une réponse qui m’a dépassé(e) et qui m’a surpris(e) moi-même ? et dont je n’ai compris le sens que plus tard?
– A quelle mission particulière est-ce que je me sens appelée) cette année plus particulièrement?
– Quel rôle le Christ me confie-t-Il dans son Eglise? Quel(s) don(s) me fait-Il pour le(s) mettre au service des autres?
– Quand ai-je été délié(e) de mon (mes) péché(s) en recevant le pardon de Dieu?
Pour les couples et les (grands-) parents :
– Quelle(s) réponse(s) d’un de nos (petits-) enfants nous a impressionné(s)?
– Qu’est-ce que j’ai envie de donner à la personne que mon cœur aime à l’avenir?
Pour ceux qui travaillent (professionnellement ou à la maison) :
– Quel est le degré de confiance et de vérité entre les personnes là où je travaille?
– Comment est défini mon travail : par objectifs, par projet, par tâches, …?
Pour les ados :
– A quelle(s) question(s) de Jésus aimerais-je répondre?
– Quelle promesse Jésus m’a-t-Il déjà faite et a-t-Il réalisée?
Pour les disciples-missionnaires :
– A qui ai-je demandé qui était Jésus pour lui/elle?
– Quand ai-je témoigné de ma foi en Jésus le Christ qui a transformé ma vie?

C’est la vie qui a gagné !

Quand un prêtre du diocèse de Bordeaux, le p. Pierre-Alain Lejeune, narre simplement quelques dernières heures de vie auprès d’une femme, c’est touchant de justesse…

 L’infirmière de garde s’approche et nous murmure : « Vous vous connaissez bien ? ». Elyane semble sourire, muette derrière le masque qui lui impose son rythme de respiration mécanique. Debout à coté de son lit, je réponds à l’infirmière : « Nous nous connaissons depuis peu mais nous nous connaissons très bien ». 

La suite de ce très beau récit par ici >>

Quand la Vie s’écrit sur toutes les lignes

Il y a dans l’ordinaire de certains jours comme une lumière plus crue, plus vive, presque plus ardente.
Il y a dans le même temps exactement une lumière plus crue, plus vive, presque plus ardente braquée sur notre humanité, sur ce qui pourrait montrer l’absurde de nos existences. Samedi 18 janvier, 6 h 20 et des poussières
Premier réveil et le sourire de savoir que le temps n’avait pas oublié mon anniversaire de maman et ses 25 ans à Elle, ma petite, ma grande.

La suite d’une belle journée, intense, à lire sur le blog de Corine, vers la Vie >>

« Ceux qui vont mourir nous apprennent à vivre »

Marie de Hennezel explique « en quoi un texte du père Maurice Zundel, L’expérience de la mort, lui a permis de mieux appréhender ce passage. «L’essence de mon être ne va pas mourir avec la mort de mon corps», affirme Marie de Hennezel. «L’après reste un mystère mais quelque chose de moi, de mon essence, ressuscitera». La mort envisagée non pas comme un mur, mais comme une porte s’ouvrant sur la vie éternelle: telle est la certitude qui habite les chrétiens. Le 2 novembre est aussi une journée pour laisser place à cette espérance, qui trouve son fondement dans la mort et la résurrection du Christ. » Un très bel entretien à découvrir sur Vatican News >>

Droit de mort ou de vie ? (Questions pour l’Evangile du 5° dimanche de Carême C)

En ce 5° dimanche de Carême C, comme une femme surprise en train de tromper son mari, Jésus est accusé. Il va aider les uns et les autres à sortir de cette logique (Jean 8, 1-11).

Voici quelques questions pour l’Évangile de ce dimanche :
– Quel est le moment de la journée où je consacre du temps à la prière?
– Comment est-ce que je réagis face à quelqu’un que je surprends en train de faire le mal?
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Un père écartelé entre ses deux fils (Questions à partir de l’evangile du 4° dimanche du Carême C)

En ce 4° dimanche du Carême C, Jésus raconte aux scribes et pharisiens la parabole des deux fils et du père riche en miséricorde (Luc 15, 1-3.11-32).

Voici quelques questions pour l’Évangile de ce dimanche :
– Quel(s) reproche(s) aurais-je envie d’adresser à Jésus? Qu’est-ce qui me scandalise chez lui?
– Dans quelles circonstances ai-je pris de la distance par rapport à ma famille? à l’Eglise et à la foi?
– Qu’est-ce qui m’a fait revenir dans le cercle de la famille? De l’Eglise?
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Et je choisis de vivre…

« Il était une fois », dit-elle, une jeune femme qui a perdu son enfant et en a conçu une douleur absolue. Avant de prendre la route pour un chemin un peu particulier à la rencontre de personnes ayant vécu une expérience similaire et inspirante. Un chemin vers la renaissance et la lumière.

Et je choisis de vivre, le film

« Pourquoi je suis prêtre… »

Un drame de la vie, un drame pour l’Église. Jean Baptiste, jeune prêtre de 38 ans, s’est donné la mort.

Qu’un homme se supprime, c’est toujours un drame effroyable.

Mais quand cet homme est prêtre, tout le monde chancelle. Un peu comme si l’on touchait à un mur porteur.

La mort dramatique de ce frère vient nous rappeler, au cas où nous l’aurions oublié, qu’un prêtre n’est épargné d’aucun des combats qui traversent la vie de tout homme.

Sidéré par ce mail sur mon écran d’ordinateur, je prie pour sa famille, ses proches, ses paroissiens… C’est en pensant à leur douleur que ce soir, je ressens le besoin de dire et d’écrire pourquoi je suis prêtre.

Lire la suite sur le blog du P. Pierre-Alain Lejeune

Ô Mort, je hais ta victoire

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Pierre de fondation (Questions sur l’Evangile de la fête des apôtres Pierre et Paul)

En la fête des deux apôtres (= envoyés), saints Pierre et Paul (29.06.2018), nous écoutons des lectures qui leur sont propres : pour Pierre (Actes des apôtres 12, 1-11 et Matthieu 16, 13-19) et pour Paul (2 Timothée 4, 6-8.16-18).


Voici quelques questions pour l’Évangile de cette fête :
– Est-ce que j’ose une réponse sérieuse aux questions que l’on me pose sur la foi?
– Sur qui puis-je compter et comment puis-je avancer dans ma réflexion sur des questions vitales pour moi et notre monde?
– Quelle question de la foi ai-je envie d’approfondir?
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Personne ne doit partir seul !

Tout a commencé dans les années 2000, explique l’Obs. A l’époque, Léon et son épouse distribuent café chaud, croissants et cigarettes « aux gens de la rue » pour faire leur connaissance. Un jour, celui qui fut aussi visiteur de prison se demande : « Mais ces gens-là, comment ça se passe quand ils meurent ? » Dès lors, ce fils de gueule noire du Pas-de-Calais s’est fixé l’objectif « de ne jamais laisser quelqu’un partir seul de cette terre ». La plupart des « morts isolés » qu’il accompagne avec son association, fondée il y a douze ans, sont décédés à l’hôpital, à leur domicile ou en maison de retraite. D’autres, dans la rue où ils vivaient. Dans la majorité des cas, ce sont des hommes. Des proches sont parfois venus. D’autres fois, aucun.

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Mikaël est mort sous le porche de l’église…

Mikaël est mort sous le porche de l’église. Tout à coup, cela fait la une des quotidiens et des radios nationales. Comment peut on mourir devant un lieu sacré ? C’est sa vie qui était sacrée. Le curé de l’église Sainte Catherine le connaissait bien, il rechargeait son portable dans l’église, ils se parlaient, ainsi que les bénévoles qui passaient le soir. Quelle formidable présence a la maraude de la Croix Rouge. […]

Mais un homme est mort. Le froid l’a emporté, mais il avait commencé à mourir bien avant.

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Le purgatoire est un lieu de grande espérance

« Le purgatoire est un lieu de grande espérance, de désir ardent, mais de souffrance et de tristesse, car les âmes se sentent sauvés et aimés de Dieu, mais sont tristes de son absence. Elles sont séparées de lui pour un temps plus ou moins long, sans doute analogue à celui d’ici bas, mais on est en dehors du temps. Sainte Catherine de Gênes a écrit un beau traité sur le purgatoire. Nous pouvons aider les âmes du purgatoire surtout par la sainte messe, nos communions, nos chapelets, les prières, les aumônes, les bonnes œuvres, les sacrifices et les indulgences. Ces dernières, sont le trésor des mérites infinis de Jésus, ceux aussi de la sainte Vierge, des Saints et des membres de l’Église, grâce à la Communion de saints, pour en faire profiter les âmes qui souffrent d’être séparées de Dieu ».

Homélie de don Carlo Cecchin

Du plein au vide

« Avec la déification de soi-même naît l’angoisse extrême de la mort qui apporte la tentation extrême de la mort : le suicide.
Le suicide est le test exactement contraire du sacrifice, lequel traduit une plénitude, civique ou religieuse. Il consacre la dislocation totale de l’individuel et du civique.
Là où le suicide se manifeste, non seulement la société n’a pu chasser la mort, non seulement elle n’a pu donner le goût de la vie à l’individu, mais encore elle est vaincue, niée ; elle ne peut plus rien pour et contre la mort de l’homme. L’affirmation individuelle remporte son extrême victoire qui est en même temps irrémédiable désastre. Là où l’individualité se dégage de tous ses liens, là où elle apparaît seule et rayonnante, la mort non moins seule et rayonnante se lève comme son soleil ».

Edgar Morin

Au revoir donc, Cohen

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« Juif, un temps bouddhiste, et jusqu’à se faire moine, Cohen a été hanté par le mystère du christianisme, découvert dans l’enfance. Si l’on peut oser l’écrire si simplement, on dira, après Chesterton, que le christianisme est une religion où la mort est centrale, parce qu’elle propose, dans la résurrection, une issue à cette existence bornée. De cette traversée, de la mort, des apparences, de toute politique et de la religion même, la vie du Christ offre le plus saisissant récit. Plus qu’aucune décennie récente peut-être, les années soixante-dix ont été sensibles à ce récit-là. Let It Be pour les Beatles, l’invocation des routes de Canaan pour Simon et Garfunkel, la création du monde pour Dylan, et Cohen bien sûr, saisi par la douleur des choses et tendu vers un achèvement qu’il pressentait : Story of Isaac, et le Christ inlassablement décrit, comme un marin perdu dans Suzanne, comme un rédempteur lassé dans Passing Through.

François Sureau, dans La Croix…