Éthique de conviction et éthique de responsabilité (2)

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Pascal Jacob montre en quoi la séparation entre éthique de conviction et éthique de responsabilité est un progrès par rapport à la conception kantienne de l’éthique de conviction. Mais que ce progrès est encore insuffisant et risque de nous plonger dans le relativisme. « Dans cette réponse qu’il s’agit de pouvoir donner affleure la véritable rationalité éthique : pouvoir se dire à autrui, ce qui interdit en premier lieu de tuer autrui, et d’une manière générale tout ce qui détruit cet échange de langage dans lequel je réponds à autrui de mes actes. Ainsi rendre raison, ce n’est pas s’enfermer dans la rationalité pure des convictions dans laquelle enferme le rationalisme moral de Kant, ni dans la rationalisation autojustificatrice du conséquentialisme. C’est manifester au sein du logos, qui est à la fois raison et verbe adressé à autrui, le bien auquel ma volonté s’est ordonnée dans mon acte ».

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Éthique de conviction et éthique de responsabilité (1)

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René Poujol s’étonne qu’on puisse se scandaliser du fait que François Fillon se déclare personnellement opposé à l’avortement. Il s’appuie pour cela sur la célèbre distinction weberienne : « Il n’y aurait pas de place pour le moindre écart entre la loi de la Cité et la conscience propre du citoyen. À plus forte raison pour un responsable politique de premier rang. Ce qui consiste à réfuter la distinction classique du sociologue allemand Max Weber entre éthique de conviction et éthique de responsabilité. Or cette distinction est non seulement légitime mais nécessaire à la bonne santé morale de toute personne comme de toute communauté humaine ».

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