Les Pères de l’Eglise à l’écoute du peuple

Sensus FideliumLa fin 2016 a vu venir une nouvelle publication particulièrement intéressante pour tous les passionnés de théologie et de patristique. Et Ô combien actuelle ! Présentation :

Tout au long de l’antiquité chrétienne et tardive, on rencontre sous des formes variées sinon l’expression, du moins l’idée du sensus fidelium, ce sens aiguisé qui agit au sein de la communauté comme un flair, un instinct pour repérer l’authenticité de la foi. Dans un mouvement d’adhésion plein et entier à la « Tradition qui vient des apôtres », le sensus fidelium peut d’abord jouer un rôle de conservation et de préservation. Mais les circonstances ne manquent pas pour lesquelles le sensus fidelium joue également un rôle de discernement : au sujet du contenu de la foi mise en question, et de sa transmission dans son intégrité. En outre, le souci de rechercher des voies toujours nouvelles d’actualisation et d’inculturation peut manifester aussi un sensus fidelium soucieux d’entrer en dialogue avec le monde contemporain.

Comment cette catégorie a-t-elle émergé et selon quel vocabulaire grec, syriaque, latin… ? Comment les figures d’autorité ecclésiale, les Pères, font-ils écho à ce flair du peuple, dans ses trois dimensions réceptive, active et prospective ? Quel statut lui confèrent-ils, alors qu’ils sont eux-mêmes profondément engagés dans l’élaboration du discours théologique ? Loin de s’identifier à l’expression d’une démocratie d’opinion, qui l’emporterait simplement par le nombre, cette perspicacité s’est même fréquemment exercée au sein de minorités : comment les Pères l’ont-ils accueillie, consultée, soutenue ou contestée ?

La rencontre des Pères avec cette réalité touche à l’articulation de la foi spontanée et de la foi éclairée, aux rapports entre foi, théologie et Magistère, à la question du dialogue ecclésial, mais aussi au processus d’émergence d’une orthodoxie : autant de questions que ce colloque a cherché à approfondir afin de mieux évaluer l’impact de ce sensus fidelium.

ML Chaieb (ss la dir. ), Les Pères de l’Eglise à l’écoute du peuple, Sensus Fidelium et discours autorisés dans l’Antiquité tardive, Actes du VIIè colloque de la Rochelle, Caritaspatrum, La Rochelle, 2016. Télécharger la fiche descriptive complète.

Identitaire, le mauvais génie du christianisme

Identitaire, le mauvais génie du christianismeQuelques extrait de l’ouvrage à paraître d’Erwan Le Morhedec publiés sur La Vie en avant-première. A découvrir !

« La France est une et indivisible, elle garantit les mêmes droits à tous sans distinction, droits qu’elle considère même attachés à tous, et pas exclusivement aux citoyens français, et c’est cela qu’elle choisit de mettre en avant dans son texte fondamental. Voilà peut-être ce à quoi porte atteinte le réflexe identitaire, du seul point de vue politique : finalement, au génie et à l’élan de notre pays. Parce qu’il fracture et fragmente une France qui se veut une et indivisible. Parce qu’il racornit une France qui, elle, aspire à l’universel sous l’influence conjointe, quoique parfois concurrente, du christianisme et des Lumières. Et ce réflexe politique identitaire s’accompagne d’un rapt auquel nous devons nous soustraire et que nous devons dénoncer et combattre : l’accaparement et la récupération du christianisme à des fins étrangères. In fine, sa trahison et sa subversion. »

Et aussi, à lire dans la même revue, l’excellent édito de Jean-Pierre Denis, Catholiques et tentation identitaire : deux visions, un débat.

A paraître !

Identitaire, le mauvais génie du christianismeIdentitaire, le mauvais génie du christianisme, c’est le titre du nouveau livre de l’ami Erwan Le Morhedec alias Koz, publié le 13 janvier prochain aux éditions du Cerf.

Sur son blog, il explique le pourquoi de ce livre, pourquoi en tant que catholique s’affronter à la question de l’identité et comment il convient de ne pas laisser la foi chrétienne être réduite par certains groupuscules à une affirmation identitaire. Vous pouvez d’ores et déjà en lire la quatrième de couverture () et le précommander chez votre libraire ou sur ces divers sites :

Vous pourrez aussi assister à la présentation de l’ouvrage et le faire dédicacer par son auteur à la libraire La Procure de la rue de Mézières (place Saint Sulpice) à Paris le jeudi 12 janvier de 18h30 à 19h30.

Un livre qui devrait faire du bruit. Du moins on l’espère, et pas seulement pour son auteur. A lire ! Alors on y va, hop hop hop !

A-t-on encore le droit de ne pas avoir de religion ?

A-t-on encore le droit de ne pas avoir de religion ?C’est la question que se pose le journaliste Joseph Mace-Scaron dans le journal Marianne, dont il est le directeur éditorial, à l’occasion de la sortie de son dernier livre « L’horreur religieuse » (Plon, 2016).

Comme dans cet article, l’auteur a l’air un tout petit peu vénère après les religions, nous voulions tout simplement répondre à sa question : Oui ! Tu as le droit, monsieur. Tu as le droit de ne pas avoir de religion, et Dieu t’aime quand même ! Que tu crois ou que tu ne crois pas, que tu l’aimes ou que tu ne l’aimes pas, Il t’aime et croit en toi. Ce n’est pas une bonne nouvelle, ça ?

« J’ai de l’acné mais je me soigne. Et toi, pour ton cerveau on va faire comment ? »

Je me défends du harcèlementLe 3 novembre 2016 ce sera la deuxième journée nationale « Non au harcèlement ». Cette journée nationale de sensibilisation au harcèlement à l’école a été mise en place en 2015. « Najat Vallaud-Belkacem a présenté la première journée nationale « Non au harcèlement », qui aura lieu le jeudi 5 novembre, lors d’une conférence de presse qui s’est tenue le jeudi 29 octobre 2015. La campagne et les annonces s’adressent prioritairement aux enfants de primaire et aux témoins car c’est dès le plus jeune âge qu’apparaissent les premières situations de harcèlement. La recherche et les expériences de terrain ont prouvé que c’est en rendant les témoins acteurs de la prévention, en les faisant changer de regard et de position dans le groupe que le harcèlement diminuait. » indiquait l’année dernière le ministère de l’éducation nationale.

En mars 2016, est paru un excellent ouvrage : E. Piquet et L. Mandel, Je me défends du harcèlement, éd. Albin Michel Jeunesse, 2016.

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La joie de vivre ma vie

capture« Ce témoignage lumineux est à prendre pour ce qu’il est : la parole simple, honnête et sensible d’un jeune homme reconnaissant et heureux. ‘Moi, je dis aux parents, occupez-vous de vos enfants, faites-leur confiance’. Il évoque sa gratitude envers les autres pour ce qu’il a reçu, mais sa gratitude également envers Dieu et lui-même pour ce qu’il peut donner ».

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Dédicace à Allen Carr

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« Son combat contre le tabac a franchi une étape décisive lorsqu’il a pu montrer que fumer ne présentait absolument aucun intérêt et que nous n’en avions pas, à proprement parler, besoin. Son idée maîtresse est que la dépendance fondamentale à la nicotine est psychologique. Qu’une prise de conscience suffit donc à s’en libérer. Que passer du statut de fumeur à celui de non-fumeur est un bonheur immense.

J’entends montrer dans ce livre non pas que l’athéisme serait inutile (quoique ce serait assez facile), ni même que Dieu est utile (ce qui serait indélicat) mais que l’incrédulité qui semble dominer le monde est d’abord liée à l’endormissement de la pensée. Qu’une prise de conscience suffit donc à s’en libérer. Que passer du statut de non-croyant à celui de croyant est un bonheur sans égal ».

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Droit et prévention de l’avortement en Europe

capture« Le tour d’horizon de ce livre est à la fois complet et précis. Il fourmille de chiffres, de références et d’analyses qui permettent un panorama et un argumentaire pour tous ceux qui cherchent à comprendre les rouages et les implications d’une machinerie dont les femmes sont aussi les victimes. Un travail inédit, qui défait bon nombre d’idées reçues, pour un ouvrage courageux qui ouvre, par des prises de positions concrètes et constructives, à l’espérance ».

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Harry Potter face aux chrétiens

Plusieurs années après le dernier tome de la saga fantasy, Harry Potter est de retour en librairie, sous la forme d’une pièce de théâtre intitulée « Harry Potter et l’enfant maudit » (Gallimard Jeunesse).

Harry Potter s’attirera-t-il de nouveau les foudres de certains milieux chrétiens ? Il y a une quinzaine d’années, au moment où la saga devenait un succès mondial, la question de savoir s’il fallait laisser les enfants lire ces romans avait en effet agité certains.

Alors, lecture saine ou infiltration insidieuse de la sorcellerie dans les jeunes esprits ? La Vie fait le point sur les arguments des uns et des autres.

« L’Histoire des Évangiles » du Père Michel Quesnel

Le site de l’Oratoire vous propose de lire en ligne le 1ère chapitre de ce livre, publié en 2009 aux éditions du Cerf.

Michel Quesnel, est recteur honoraire de l’université catholique de Lyon, après avoir été longtemps professeur à l’Institut catholique de Paris. C’est un spécialiste de la Bible et du Nouveau Testament, auteur de nombreux ouvrages d’exégèse et d’histoire religieuse.

 

Où est passé le moine albinos ?

5730449lpw-5730480-article-antoine-de-rochebrune-opus-dei-jpg_3830552_660x281Faute de moine albinos, c’est Mgr de Rochebrune, prélat de l’Opus Dei en France, qui présente l’Oeuvre, hors de sa légende noire (pour des albinos, ça se pose là), dans un livre d’entretiens. Pour Jérôme Anciberro, rédacteur en chef de La Vie, « c’est une organisation un peu particulière au sein de l’Église, mais elle est officielle, on connaît sa spiritualité, elle n’est pas fermée ». (source AFP)

Si Dieu le veut

Quand Il le voudra et comme Il le voudra, en liturgie, la réforme de la réforme se fera.

Ainsi s’exprime le cardinal Robert Sarah, qui vient de publier un livre, La force du silence, aux éditions Fayard.

Source : Le suisse romain