L’amour ne passera jamais

Étonnante semaine. Au milieu des excès de tout hommage, des paroles d’éternité ont trouvé leur chemin jusqu’à nous. Celles d’un immortel, celles d’un saint. Nous avons entendu Jean d’Ormesson évoquer sa mort, évoquer la mort et dire simplement que « ce qui compte finalement, c’est l’amour ». Nous avons pu l’imaginer, comme il l’avait dit : « vous savez, quand je mourrai, je ne penserai pas beaucoup à l’Académie ni au Figaro. Je penserai aux gens qui m’ont aimé et aux gens que j’aiaimés ». Une parole inspirée qui évoquait une Parole bien antérieure. Parole du Christ et lettre de saint Paul aux Corinthiens.Lire la suite

Pensée du jour

Tout être vivant signe, en naissant, un pacte tacite avec la mort. Vivre, c’est mourir. Et mourir est une chance : ne peuvent être appelés à mourir que ceux qui ont vécu. Nous sommes des morts en sursis. Proust, en une formule saisissante, parle quelque part des vivants comme de morts qui n’ont pas pris leurs fonctions.

Jean d’Ormesson