Passeurs : les nouveaux esclavagistes

Enquête de La Croix :

Les filières de passeurs utilisent des « procédés mafieux » et sont « en progression constante », selon les termes d’un rapport de la police nationale que La Croix dévoile. Ces « organisations criminelles » sont un vecteur majeur de l’immigration irrégulière et irriguent de nombreuses autres criminalités. Les témoignages recueillis par des ONG montrent aussi combien « le trafic et l’exploitation de migrants » relèvent de l’ « esclavage moderne ».

Les droits fondamentaux, ce n’est pas dans l’abstrait !

Ce mercredi 11 avril, en commission des lois, sur la présentation du projet loi « Asile et immigration », le défenseur des droits Jacques Toubon a dû remettre en place les députés de la majorité qui critiquaient sa « vision caricaturale ». « Le fait de ne pas sélectionner les gens qui seront dans les centres d’hébergement, ce n’est pas abstrait, c’est la vie la plus concrète. C’est de savoir si je passe la nuit dans la rue ou au chaud. »

8 au 11 mars 2018 : Hackathon au Vatican !

Non, il ne s’agit pas d’un escape game ni du énième roman à clés avec moine albinos, conservateur de musée à rouflaquettes et cliquetis de cadenas sumérien. Vhacks est un vrai hackathon, organisé entre autre par des étudiants de Harvard et du MIT, rassemblant des jeunes (18 ans révolus le jour J), croyants ou non, effectivement inscrits dans une grande école ou une université, venus du monde entier, férus de technologies, désireux de produire en peu de temps des solutions destinées à promouvoir l’un des trois thèmes de cette année :Lire la suite

Les migrants : une bonne nouvelle

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Alors que le Pape François célèbrera ce dimanche la messe pour les migrants, que l’Office International pour les Migrations estime atrocement à 3.119 le nombre de réfugiés morts en Méditerranée alors qu’ils essayaient pour la plupart de rejoindre l’Europe, et que l’accueil des migrants provoque en France des débats houleux, Libération partage l’expérience de la Sicile avec un titre que d’aucuns jugeront provocateur : « une chose très belle est arrivée, nous avons été envahis par les immigrés ».

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Immigration : il faut tout réinventer

« Si nous voulons exiger le respect de notre culture, commençons par la respecter nous-mêmes, soyons-lui fidèles et vivons-en : culture classique, culture chrétienne, culture des grandes Lumières, etc. Ou alors, ne parlons pas de respect dû à notre culture. Parlons plutôt de préservation de notre confort, ou de désir qu’on ne nous dérange pas dans nos habitudes et nos souvenirs, ou plutôt nos amnésies volontaires.

Si donc on pense (à raison) qu’il y a quelque chose à défendre, alors il faut tout réinventer ».

Henri Hude sur… henrihude.fr

« La peur des migrants n’est pas une peur chrétienne »

IMG_0009Comme le relate Paris Notre-Dame, l’accueil des migrants était à l’ordre du jour, vendredi 29 septembre, du conseil élargi de l’archevêque. Cette question intervient dans un contexte tendu : devant l’exhortation incessante du pape à accueillir ceux qui fuient leur pays, certains émettent de franches réserves. Mgr Denis Jachiet, évêque auxiliaire de Paris, y revient.

Face aux migrants, la plupart des gens ressentent un danger. Ils les assimilent, je crois, à des peurs ancestrales liées à la question des invasions et à la peur de l’islam. Mais cette peur n’est pas chrétienne. Une peur chrétienne serait une peur de pécher, de ne pas vivre l’Évangile. La peur païenne, c’est la peur d’être envahi. Et celle-ci nous conduit à ne plus penser l’Évangile comme un trésor à annoncer mais comme une espèce de capital en train de se perdre pour des raisons géopolitiques. C’est triste. C’est prendre l’Évangile à l’envers.

L’intégralité de l’interview à retrouver ICI

Immigration : une occasion privilégiée d’annoncer Jésus Christ !

Pour son premier voyage officiel en dehors de Rome, le pape François avait choisi de se rendre, le 8 juillet 2013, sur l’île de Lampedusa où il a rencontré des migrants. ©T.PUGLIA-GETTYIMAGES-AFP

Le pape François a reçu aujourd’hui les directeurs de la pastorale pour les migrants des différentes conférences épiscopales d’Europe, rapporte I-Media.

« Je ne vous cache pas ma préoccupation face aux signes d’intolérance, de discrimination et de xénophobie que l’on rencontre dans diverses régions d’Europe ». Celles-ci sont « souvent motivées par la méfiance et par la peur de l’autre, du différent, de l’étranger ». Le pontife a ensuite ajouté dresser la « triste constatation que nos communautés catholiques en Europe ne sont pas exemptes de ces réactions de rejet ». Le pape a regretté que de tels comportements soient « justifiés » par « un devoir moral imprécis » de conserver l’identité culturelle et religieuse « originelle ».

L’Eglise s’est diffusée sur tous les continents « grâce à la migration » des missionnaires. Ceux-ci étaient « convaincus » de l’universalité du message de salut de Jésus Christ destiné aux individus de « toutes cultures ». Les flux migratoires contemporains représentent pour le pape François une « nouvelle frontière missionnaire », une occasion privilégiée d’annoncer Jésus Christ et son Evangile « sans se déplacer de son propre environnement ». Ainsi chacun peut « témoigner concrètement » de la foi chrétienne dans « la charité et le profond respect pour les autres expressions religieuses ».

Le pape et l’immigration

« Le message du pape n’est pas eschatologique au sens où le religieux aurait autorité sur le politique. L’Église n’a pas pour mission d’organiser le monde politique, et la politique n’est pas appelée à réaliser le Royaume de Dieu. Ce serait dans les deux cas du totalitarisme obtus, païen et mythologique. Son message est d’ordre spirituel pour les chrétiens et moral pour tous. Or la morale procède de la raison ».

Philippe de Saint-Germain sur conscientia.fr

Bernanos contre Dandrieu

« Il n’est pas toujours facile de prendre notre part de la souffrance du prochain, de la comprendre. Seulement, il ne faut jamais la tourner en dérision, la déshonorer.

Dans notre pauvre petit monde, la douleur, c’est le bon Dieu. On passe à côté de lui sans le reconnaître, bon ! Mais l’ayant reconnu, l’outrager, oh ! cela est grave, très grave.

Qu’est-ce que Dieu nous demande de plus ? Peu de chose. Le regret d’avoir fait le mal, le désir de le réparer, parfois un seul petit regard de rien vers le ciel, le souhait d’être meilleur, de savoir, de comprendre… » (Georges Bernanos)Lire la suite

Europe : joyeux anniversaire grand-mère

On se rappelle les mots du Pape François au Parlement Européen à Strasbourg, puis lors de la remise du Prix Charlemagne : l’Europe est une vieille grand-mère qui doit aujourd’hui retrouver une part de sa jeunesse.

L’anniversaire du Traité de Rome du 25 mars 1957 est l’occasion de se repencher sur les liens entre projet européen et christianisme, comme nous y invite une émission de France Inter à laquelle a participé Isabelle de Gaulmyn, rédactrice en chef adjointe du quotidien La Croix. L’occasion aussi de relire sur le blog des Cahiers Libres une synthèse sur la pensée de Schuman : « l’Europe selon Robert Schuman ».

Surtout, il faut lire le discours du détenteur du Prix Charlemagne, le Pape François, prononcé lorsqu’il a reçu, ce vendredi 24 mars, des dirigeants européens inquiets de la montée des populismes pour leur donner une nouvelle leçon d’Europe. Lire la suite