2018 : Contempler le beau versus ruminer le laid

« Ne pourrions-nous pas, en 2018, faire l’effort d’exaucer autant que possible les vœux de Nietzsche, c’est-à-dire tâcher de contempler le beau plutôt que de ruminer le laid, et travailler à réformer tout ce qu’il y a de grincheux, de grognon, de passif, de résigné, dans le regard que nous portons sur nous-mêmes, les autres et le monde ?

En 2018, appliquons la sage maxime de Spinoza, qui fut un des grands inspirateurs de Nietzsche : ‘Toujours prêter attention à ce qu’il y a de bon dans chaque chose, afin qu’ainsi nous soyons toujours déterminés par un sentiment de joie‘ (Éthique, V, 10) ».

Denis Moreau dans la Vie

Onfray, le Donald Trump de la philosophie :)

« Par la banalité de ses thèses déclamées sur les plateaux télévisés, Onfray constitue donc un symptôme de décadence, pour reprendre le vocabulaire de Nietzsche. Il fait partie intégrante d’une industrie de la culture. Onfray est un bandeau marketing. Onfray proclame des absurdités dans une émission pourtant phare face à des contradicteurs qui ne sont pas en mesure de lui répondre. Même si n’importe quel professeur d’histoire ou même de philosophie pourrait renvoyer notre révolutionnaire de province dans ses buts très aisément, il peut à l’envi dégoiser ses approximations, ses contradictions, ses mensonges tant que cela provoque du bruit. Par bien des aspects, Onfray devient le Donald Trump de la philosophie ».

Julien Leclercq sur lenouveaucenacle.fr