Œconomicæ et pecuniariæ quæstiones

Un nouveau texte du Vatican !

Élaboré par des experts économiques et financiers externes au Vatican, Œconomicæ et pecuniariæ quæstiones ou Questions économiques et financières, appelle à placer l’homme et le bien commun, et non le profit pur, au centre des échanges économiques et financiers mondiaux. Il ambitionne de fournir des repères éthiques concrets aux sommités économiques, mais aussi aux chefs d’États, décisionnaires en matière de régulation de marché…

 

Les finances du Vatican

Le bilan annuel 2015 du Saint-Siège, de la Cité de l’État du Vatican et des institutions qui leur sont liés a été publié le 4 mars 2017 par le Secrétariat pour l’économie, avec quelques mois de retard.

Saint-Siège :

  • déficit de 12,4 millions d’euros.
  • recettes : rendements des différents investissements, contributions des diocèses du monde entier (24 millions), les contributions de l’IOR (la « banque du Vatican », 50 millions).
  • dépenses : les dépenses de personnel représente le poste le plus important

Gouvernorat de l’État de la Cité du Vatican :

  • excédent de 59,9 millions d’euros, grâce aux activités culturelles, notamment les Musées du Vatican.

Ce bilan comptable est le premier exercice en conformité avec les politiques vaticanes de gestion financière (VFMP) approuvées par le Pape François en 2014. Ces VFMP permettent d’améliorer la qualité et la transparence des informations financières et d’accroître la rigueur dans la gestion économique.

Le Vatican contre le blanchiment d’argent

RomeDeux articles de La Croix nous renseignent sur la lutte contre le blanchiment d’argent au sein du Vatican.

À l’occasion de l’inauguration de l’année judiciaire au Vatican, le Promoteur de justice du Saint-Siège, Gian Pietro Milano, a prononcé un discours dans lequel il a dressé un état des lieux des efforts de réforme en termes de transparence financière. Il a ainsi indiqué qu’un total de treize millions d’euros d’origine douteuse avaient été gelés entre 2013 et 2016, dont deux millions l’année dernière. […]

L’AIF a été créée en 2010 par le pape émérite Benoît XVI pour pousser les institutions financières du Vatican à se conformer aux critères internationaux en matière de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. […]

Le Vatican « a mis en œuvre des efforts d’une grande complexité et d’une grande ampleur, appuyés par les réformes du pape François et inspirés par les motivations ecclésiales indiquées par son magistère », en s’ouvrant toujours davantage à l’international, tout en gardant son identité.

Exemple concret de cette lutte :

La police financière italienne a annoncé mardi 21 février avoir saisi 2,5 millions de biens d’un banquier soupçonné d’avoir instrumentalisé un organisme du Vatican pour des opérations de blanchiment d’argent entre 2000 et 2011, dont certaines menées en Suisse et en Italie.

De la responsabilité sociale des entreprises…

capture« Même certains grands patrons appellent ce changement de leurs vœux. C’est le cas d’Antoine Frérot, PDG de Veolia : il souhaite que l’on reconnaisse ‘que l’avenir des entreprises dépend de la satisfaction des intérêts de tous ceux qui y participent, au prorata de leurs engagements’ et ‘que le rôle du chef d’entreprise est de rechercher cette harmonie’  »

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Réenchanter la finance ?

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L’exercice promet d’être bien difficile… mais l’ambition est belle !

« La crise financière de 2007-2008 et la grave récession qui a suivi ont fait de la finance l’ennemi à abattre aux yeux de nombreux citoyens de la planète.

Condamner sans appel la finance serait pourtant priver l’humanité d’un outil essentiel. Si elle est assurément un mauvais maître, elle peut être aussi un très bon serviteur. Refondée, elle pourrait même contribuer à sauver le monde ».

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