La belle fragilité humaine comme une déficience

Dans FigaroVox, Damien Le Guay évoque le cas de Jacqueline Jencquel :

Considérer ainsi que la vie s’arrête avec l’autonomie, c’est refuser, pour tout un chacun, sa part de vulnérabilité. Nous en revenons là à une conception antique de la belle fragilité humaine comme une infirmité corporelle, un défaut de caractère, une déficience physiologique qui exclut de la communauté humaine. Est humain celui qui est autonome. Est en dehors de la vie, celui qui perd son autonomie. Telle est la logique du suicide assisté préventif.

À sa manière, Michel Houellebecq avait aussi mis en scène ce type d’événement…

Initiation à la vie magnifique

Dans cette miniature lumineuse qu’est Le Déchiffrement du monde, la perspective souligne les dimensions de hauteur et de profondeur où se meut naturellement et surnaturellement Jünger. L’approche y est qualitative et courtoise, comme dans un ermitage creusé dans des falaises de marbre où il serait encore possible de lire et d’herboriser — ce qui revient au même — loin des hordes forestières. C’est ainsi qu’Ernst Jünger et Luc-Olivier d’Algange nous initient à la vie magnifique. Magnifique, oui, le mot s’impose.

Recension du Déchiffrement du monde, de Luc-Olivier d’Algange, par Rémi Soulié

Bové, Mamère, Ellul et la PMA

« Eugénie Bastié : Y aurait-il une profonde division dans le parti des verts, entre les adeptes de l’écologie intégrale et les tenants d’une idéologie libertaire?

Gérard Leclerc : Il y a en effet plusieurs familles chez les écologistes: de l’écologie modérée, à la décroissance, en passant par le fondamentalisme de l’écologie profonde (deep ecology) qui voit dans l’homme un prédateur à abattre. En France, l’écologie s’est alliée avec une certaine extrême-gauche libertaire. Une alliance idéologique qui laisse songeur: on ne voit pas très bien le rapport qu’il pourrait exister entre le libertarisme qui prône l’illimité et la mesure qu’implique l’écologie… »

L’entretien sur FigaroVox