Retour sur le discours d’Emmanuel Macron devant les français du Vatican

Mardi dernier, après son tête-à-tête d’une durée remarquée avec le pape François, et la cérémonie de prise de possession de son titre de premier chanoine d’honneur du Latran, Emmanuel Macron a tenu un discours devant la communauté ecclésiale française de Rome. Le président s’est volontairement écarté du discours qui lui avait été préparé et c’est donc « à l’improvisade » qu’il a composé sa ballade : sur la laïcité, la relation de la République Française et de l’Eglise, sur la France et le Vatican.Lire la suite

Emmanuel Macron reçoit l’archevêque de Mossoul

La Vie nous informe qu’Emmanuel Macron a reçu ce matin Mgr Petros Mouche, archevêque syriaque catholique de Mossoul, sur l’avenir des chrétiens d’Orient et de l’Irak.

La rencontre n’était pas inscrite à l’agenda officiel. Elle a même été organisée à la dernière minute. Vendredi 15 juin, vers 9h, Emmanuel Macron a rencontré l’archevêque de Mossoul et de Qaraqosh, Yohanna Petros Mouche, dans son bureau.

En cadeau, l’archevêque de Mossoul a offert à Emmanuel Macron une page tirée d’un livret de messe retrouvé dans les ruines d’une église de la ville de Sinjar et que les islamistes n’avaient pas brûlée. Visiblement touché, Emmanuel Macron lui a demandé de lui lire ce qui y était écrit en arabe. Il s’agissait de la prière du Notre Père. Puis il a enlacé Mgr Petros Mouche.

Quels catholiques pour saisir la « main tendue » d’Emmanuel Macron ?

On n’en finit pas, depuis ce lundi, de décrypter le discours d’Emmanuel Macron aux Bernardins. Dans Libération, Guillaume Cuchet, professeur d’histoire contemporaine à l’université Paris-Est Créteil, voit dans ce discours une « main tendue » à l’électorat catholique, ou en tous cas à la partie de l’électorat catholique la plus Macron-compatible. Mais quelle est l' »effectivité », pour reprendre un terme cher au président, de cet église dans un contexte de montée en puissance du « Mai 68 conservateur » mis en lumière par le politologue Gaël Brustier ?

A plus long terme, il s’agit sans doute de faire entrer dans la coalition électorale de la République en marche une partie du vote catholique, notamment ce qu’il reste du vote démocrate-chrétien ou de ses avatars qui avait profité à Bayrou dans ses campagnes présidentielles et à Macron lui-même lors de son élection dans certaines régions comme la Bretagne. D’où le renvoi dos à dos de la droite censée «instrumentaliser» le vote catholique et de la gauche qui le «marginalise»