Marche pour la justice et les droits de l’homme

« L’initiative est inédite : des prêtres vietnamiens, du diocèse de Vinh, sont actuellement en Europe pour alerter l’opinion publique internationale sur la situation des provinces du centre de leur pays. Celles-ci ont été touchées, il y a un peu plus d’un an, par la plus grave catastrophe écologique de l’histoire récente du Vietnam.

En avril 2016, le rejet en mer de Chine de substances toxiques par l’aciérie taïwanaise Formosa a causé une pollution dramatique de l’espace maritime ; par centaines de tonnes, des poissons et des crustacés sont venus s’échouer sur les plages. L’événement a suscité une émotion considérable au sein de la population et, depuis lors, les protestations n’ont pas cessé ».

Lire plus sur Églises d’Asie

Des faucons sur une église

Un nichoir à faucon pèlerin a été installé sur le clocher de l’église de l’Annonciation de Vaise, à Lyon. Interview de Cyril Frey

Quand le cardinal Barbarin a lancé la délégation diocésaine à l’écologie, l’idée était de proposer des mesures concrètes. La pose de ce nichoir est une illustration. Elle a pu se faire grâce à un travail commun de la délégation à l’écologie, de la paroisse Saint-Gabriel de Vaise et de la LPO du Rhône. Pour le diocèse, il s’agit d’une action modeste mais concrète en faveur de la création, en réponse à l’appel formulé par le pape François dans l’encyclique Laudato Si’.

Lire la suite

Un système durable, respectueux de la nature et qui crée de l’emploi

« ‘Un modèle d’hier qui inspire une ferme de demain, assure l’agriculteur. Mes collègues en conventionnel sont en crise, constate-t-il. Il y a des gens qui produisent 5 000 cochons par an et qui ne gagnent pas d’argent, à un moment il va falloir qu’on arrête ! Je pense qu’on est plus dans la réalité avec notre système diversifié que dans la course à l’agrandissement, la productivité, la compétitivité internationale qui nous conduit droit dans le mur’.

Il raconte que, la veille, des politiques sont venus visiter sa ferme. Il espère les avoir un peu bousculés. ‘On leur montre que l’on a un système durable, respectueux de la nature et qui crée de l’emploi, se félicite-t-il. On est une expérience parmi d’autres, il y a plein de gens qui créent des expériences. On est des petites bulles dans l’océan et actuellement, on n’est pas tous en respiration, mais je pense que le jour où toutes ces expérimentations diverses vont se mettre à respirer ensemble, on aura de vraies propositions alternatives pour une société du futur' ».

Lire plus sur reporterre.net

La véritable écologie est intérieure

« C’est ce qui change dans mon cœur profond qui détermine le changement du monde. Les sobres ne sont pas des frustrés : ils ont appris à s’aimer tels qu’ils sont, à accepter de transformer leur vie lentement en cessant de juger leurs contemporains et en renonçant à la violence, qui est souvent tournée contre soi-même dans une exigence mal placée ou orgueilleuse ».

Lire plus dans Famille Chrétienne

 

Soutenir et faire connaître les Water Protectors

IMG_7671-1488130657Nous vous en parlions récemment : Etienne Marchadier, un ami de la maison, et Anne Goyer se sont pris d’intérêt pour la cause des Lakotas, qui opposent la sauvegarde de la Création, la préservation de l’eau et le respect des peuples autochtones aux intérêts du lobby pétrolier, soutenu par la nouvelle administration américaine. Cette vidéo explique bien comme les pipelines, par nature, connaissent des incidents en nombre impressionnant. La pollution des terres et de l’eau est presqu’une donnée acquise et ce, d’autant plus que le pipeline qui doit traverser les terres du Dakota sera construit d’une telle manière (notamment par son enfouissement) qu’il sera aussi impossible de détecter que de réparer des fuites.

Etienne Marchadier expliquait fort bien les enjeux, et la mobilisation de nombreux pasteurs et prêtres, dans cet entretien pour Radio Vatican.Lire la suite

« Paix, prière et unité » : le combat spirituel et écologique des Lakotas

REUTERS1990401_ArticoloAux Etats-Unis, dans le Dakota, se mène un combat pour le respect de la Création, pour la viabilité des sols, et pour la dignité de la personne. Les Lakotas se battent contre le lobby pétrolier et, désormais, contre l’administration Trump, pour préserver la viabilité des quelques terres qui leur restent. Leur action pacifique se heurte à des chiens d’attaque, des Humvees, et des fusils d’assaut.

Etienne Marchadier a passé une semaine à leurs côtés, avec Anne Goyer – artiste plasticienne qui entend réaliser une galerie de portraits pour faire connaître ce combat. Il a expliqué le sens de ce combat au micro de Radio Vatican, et notamment les risques manifestes de contamination des eaux et de la terre compte tenu du manque de fiabilité des pipelines.

Il a encore rappelé la prise de position du pape, celle des Jésuites américains ainsi que celle du pasteur John Floberg qui explique simplement son engagement :

Je n’aurais plus pu parler du Christ à ces gens-là si je ne me tenais pas à leurs côtés dans ces combats

L’entretien, sur Radio Vatican.

Le site d’Anne Goyer

La page Facebook d’Anne Goyer

Moines, charançons, brebis et vers de terre….

Frère Cyril avec les animaux de l’élevage de l’abbaye Notre-Dame de Maylis. / Laurent Ferriere pour La Croix
Frère Cyril avec les animaux de l’élevage de l’abbaye Notre-Dame de Maylis. / Laurent Ferriere pour La Croix

Une poignée de terre dans chaque main, Frère Joseph s’extasie de voir des dizaines de vers de terre travailler le sol de ces toutes nouvelles buttes sur lesquelles, bientôt, poussera la tisane que produisent depuis 1956 les moines de l’abbaye Notre-Dame de Maylis. « Regardez toute cette vie, c’est extraordinaire ! »

Dans le sud-est des Landes, cette communauté de vingt moines olivétains vit depuis trois ans une véritable conversion écologique et spirituelle : abandonnant les produits chimiques, ils se sont tournés vers la permaculture, une méthode qui cherche à reproduire le fonctionnement naturel de l’écosystème.

A lire dans La Croix

Du local au global : et si l’énergie citoyenne n’était plus « alternative » ?

Ils s’associent pour produire l’énergie renouvelable - et ça marche !Depuis bientôt un an, la revue Reporterre a démarré une série d’enquêtes consacrées aux alternatives qui peuvent changer la société, en se demandant chaque fois ce qui se passerait si les solutions n’étaient pas alternatives, mais appliquées à grande échelle. Pour la septième enquête, il est question d’associations citoyennes fondées pour créer des sociétés de production d’énergie renouvelable. Leur but : échapper aux intérêts privés et à la spéculation. Des dizaines de projets ont déjà été réalisés. Pour la revue, on pourrait généraliser la démarche en levant les freins législatifs et en donnant plus de pouvoir aux régions.

Une enquête passionnante à découvrir ici.

Nouvel an des arbres

Grand rabbin Haïm Korsia. Tou Bichvat et la modernité de l'écologieLe 10 février au soir commence la fête juive Tou Bichvat (littéralement « le 15 du mois de Chvat »), dite aussi « Nouvel an des arbres ». La Mishna enseigne en effet ceci : Il y a quatre « nouvel an ». Le 1er Nissan, le nouvel an des Rois et des Fêtes. Le 1er Elloul, le nouvel an pour la dîme du bétail. Rabbi Eléazar et Rabbi Chimon enseignent que l’année de la dîme du bétail commence le 1er Tichri. Le 1er Tichri, c’est le nouvel an pour le décompte des années, le décompte des années sabbatiques et du jubilé, pour les plantations et la récolte. Le 1er Chevat, c’est le nouvel an de l’arbre, conformément à l’avis de l’Ecole de Chammaï. L’Ecole de Hillel enseigne que c’est le quinze de ce mois. (Rosh Hashana 1, 1)

Pour l’occasion, nous pouvons lire le billet du Grand Rabbin de France, Haïm Korsia, sur la modernité de l’écologie. Quelques extraits :

Il nous faut agir pour protéger la Terre que l’Eternel a créée pour nous, celle qui fut jadis travaillée par nos ancêtres, et que nous lèguerons à nos enfants. La responsabilité nous incombe de chérir cet héritage pour pouvoir le transmettre aux générations futures, avec au cœur, le respect de la vie.

L’arbre est aussi le symbole de l’éducation et de la transmission. Des racines qu’il plonge dans la terre, par lesquelles il puise dans son histoire, grâce auxquelles il s’ancre dans le passé et voit la naissance d’un projet qui s’appelle un arbre. De la solidité des racines naissent un tronc, des branches, des feuilles, des fleurs et des fruits qui regardent vers le ciel et l’avenir. Parce qu’il est si difficile de grandir sans racines, sans valeurs ni traditions, il convient toujours de se remémorer d’où l’on vient pour parvenir à aller de l’avant.

Par-delà la célébration religieuse de Tou Bichvat, il est important de savoir transmettre cette mémoire du respect de ce qui nous vient de D.ieu, de ce qui nous vient en héritage du travail de nos anciens. Et Tou Bichvat en est aussi l’écho, celui de l’enseignement du Talmud : « De même que mes pères ont planté pour moi, je planterai pour nos enfants ». (Taanit, 23a).

Lire le billet en intégralité.

Les papes et l’écologie

Capture« Cet épais volume rassemble une anthologie de cinquante textes pontificaux sur le thème de l’écologie. C’est un utile instrument de travail qui complète le Compendium de la doctrine sociale (qui rassemble aussi des textes non pontificaux). C’est aussi un utile rappel du fait que les papes n’ont pas attendu 2015 pour manifester une sensibilité à ces questions. La doctrine est ancienne. Une longue introduction rappelle les principales étapes et propose une analyse de l’encyclique du pape François. Elle propose aussi une présentation d’une spiritualité écologique, selon une inspiration dominicaine. L’intérêt de l’ouvrage est aussi de rassembler des textes peu connus (comme un entretien de Benoît XVI avec des astronautes) ».

Voir plus…

Réduire les inégalités, exigence écologique et sociale

annonce-colloque-inegalitesA l’initiative notamment de la Revue Projet, du Secours catholique, de la CFTC, d’Emmaüs, du CCFD et de la Fondation Abbé Pierre se tiendra du 16 au 18 février à Paris un passionant colloque sur un sujet central, quoique encore trop absent des débats en vue des prochaines échéances électorales.

Avec des intervenants de tout premier plan, comme Edgar Morin, Hubert Reeves, Véronique Fayet ou Nicolas Hulot, les participants pourront également débattre lors d’un « Grand oral des candidats à l’élection présidentielle » …

Des informations complémentaires par ici, l’inscription – gratuite mais obligatoire – c’est par là.

 

Mettre l’évasion fiscale sur la table

Une soupe chez BNP Paribas pour mettre l’évasion fiscale sur la tableJeudi 1er décembre une action pacifique organisée par les faucheurs de chaises a transformé une agence BNP Paribas en cantine à l’heure du déjeuner. Au menu : galette de pommes de terre et soupe bio. « Certains politiques expliquent qu’une nourriture bio dans les cantines scolaires n’est pas finançable. Les militants des associations Les Amis de la Terre et ANV Cop 21 attestent du contraire. Selon eux, en se réappropriant la manne financière des évasions fiscales, la collectivité pourrait sans peine régler cette question », explique le site Reporterre.

Les clients souhaitant retirer des billets de banque étaient surpris par le spectacle auquel ils assistaient. Ils étaient invités par les activistes à déguster les mets présents sur les tables, partageant ainsi repas et idées. La plupart des clients semblaient ravis de cette initiative citoyenne, l’un disant même, la bouche pleine, « Des actions comme cela, il en faudrait tous les jours, les évasions fiscales ce n’est pas équitable ! »

Finalement, Thomas Borrell, porte-parole de l’association Les Amis de la Terre a pris la parole : « Nous sommes venus interpeller le groupe BNP Paribas, pour que l’argent qui s’évade chaque année par le biais de ses 200 filiales situées dans des paradis fiscaux serve plutôt à financer cet objectif d’intérêt général. »

A écouter aussi, toujours sur le site Reporterre, les explications de Thomas Borrell, chargé de campagne aux Amis de la Terre, sur le lien entre alimentation et évasion fiscale.

Implications du Saint-Siège dans la COP 22

COP22Pour suivre ce qui se passe un peu à la COP22, la grande conférence mondiale sur le climat à Marrakech, il faut se brancher sur Radio Vatican, qui suit de près l’événement.

D’abord, on y verra que le Pape François a transmis un message mardi dernier aux participants de la COP22. Il leur a rappelé qu’ «il est nécessaire de mettre en œuvre une réponse collective responsable visant réellement à collaborer pour construire notre maison commune». Le Vatican, très attentif au sujet, a envoyé une délégation sur place, dont fait partie le cardinal Pietro Parolin, déjà présent à la COP21, l’an dernier à Paris. Sur Radio Vatican, le Secrétaire d’État du Saint-Siège revient sur ce que représente cette nouvelle conférence climat pour le Vatican, et souligne l’importance toujours actuel du message de l’encyclique Laudato Si’. A écouter ici.

On y trouvera aussi des informations sur l’attention portée à la COP22 sur le phénomène de désertification en Afrique, et ses conséquences. On pourra également y écouter une interview de Patricia Savin, présidente de l’association Orée, qui regroupe des entreprises et des collectivités territoriales, autour de la dramatique question des déplacés climatiques, notamment à propos du fait qu’aucun statut n’existe à ce jour, pour ceux qui fuient les effets du réchauffement climatique et les catastrophes naturelles. Un sujet qui occupe particulièrement le Vatican. On pourra encore écouter les inquiétudes portées par Nicolas Hulot suite à l’élection du très climato-sceptique Donald Trump. Ou dans un tout autre genre, découvrir un reportage sur le devenir du poumon vert de Marrakech, sa célèbre Palmeraie fondée sous la dynastie des Almoravides, confrontée aux aléas du changement climatique, et à l’urbanisation avec sa partie touristique.

« Il faut que les pays aillent plus loin dans leurs plans nationaux avant 2018 » a lancé Ban Ki-Moon le secrétaire général de l’ONU. Espérons que les candidats français à la future élection présidentielle et surtout leurs électeurs, s’ils n’écoutent pas le Pape François, entendront au moins cet appel.

La terre notre maison commune: défis et espoir !

De la Cop21 de Paris à la Cop22 de Marrakech, «l’impulsion» de Laudato si’, par le card. TurksonZenit a interviewé le président de Justice et Paix, le cardinal Peter Kodwo Appiah Turkson, à l’occasion du colloque organisé le 9 novembre 2016 à l’UNESCO, à Paris, par la Mission du Saint-Siège et le Conseil pontifical Justice et Paix, sur le thème : « La terre notre maison commune: défis et espoir! ». Dans son intervention à Paris, le cardinal Turkson a mis en évidence le « concept clé d’écologie intégrale » dont il a analysé l’évolution dans l’enseignement social de l’Église.

Il constate notamment que, de la COP 21 à la COP 22, le message de Laudato si’, encyclique sociale de l’Eglise, ne cesse d’inspirer les instances internationales, et trace un chemin: « Face à la menace d’une catastrophe environnementale à l’échelle mondiale, je suis convaincu qu’un rayon de lumière a déjà commencé à briser les nuages lourds de l’écologie et à nous apporter ce que le pape décrit comme la chaleur de l’espoir! » Il espère que la « sagesse » de Laudato si’ sera entendue.

Retrouvez son intervention à l’UNESCO traduite par Zenit.

Des cathos contre Donald Trump ?

cardinal-daniel-dinardo-nouveau-president-conference-episcopale-etats-unis-centre-mgr-jose-gomez-droite-president_0_730_499Contre, pas par hypothèse, mais vigilants à ce qu’il ne fasse pas n’importe quoi. C’est ainsi comme le rapporte La Croix que les évêques américains ont élu à leur tête, mardi 15 novembre, le cardinal Daniel DiNardo, ainsi que Mgr José Horacio Gomez, l’archevêque de Los Angeles, fervent défenseur des migrants aux États-Unis, à la faveur de leur Assemblée plénière. C’est un signal fort par rapport aux provocations migratoires qui ont pu flaire florès pendant la campagne du 45e Président des Etats-Unis d’Amérique. L’occasion aussi de constater la grande attention épiscopale outre-atlantique sur les questions du respect de la vie, et peut-être moins sur les questions de développement durable … En tous cas leur souhait dit en creux d’être une force de réaction aux initiatives que l’administration Trump pourra prendre.

Cette décision fait écho au point de vue de Patrice de Plunkett sur son blog, où notamment il dénonce tour à tour, certes certaines positions d’H Clinton, mais aussi « la machine à expulser les Latinos-Américains », le torpillage programmé de l’ « Obamacare » ou encore le climato-scepticisme de Donald Trump en campagne. A son invite, affaire à suivre …

Crédits photos :  Patrick Semansky/AP

Notre-Dame-des-Landes : Loué sois-tu, Seigneur, pour notre mère la Terre…

Naturalistes en lutte… qui nous porte et nous nourrit, qui produit la diversité des fruits, avec les fleurs diaprées et les herbes. Au-delà des enjeux politiques du projet d’aéroport, c’est le travail patient et merveilleux des écologistes de terrain qui donne envie de chanter ce cantique de louange pour la Création. Car à la Zad de Notre-Dame des Landes, il ne vit pas que des zadistes…

Lundi 14 novembre, la justice jugera la légalité de quatre arrêtés de destruction d’espèces protégées. La rapporteuse publique Christine Piltant a préconisé l’annulation de ces quatre arrêtés préfectoraux, indispensables au début des travaux de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, car ils autorisaient la destruction des espèces protégées qui ont trouvé refuge dans les 1426 hectares de mares, de haies, de prairies et de ruisseaux de la Zad.

Le bureau officiel chargé des études d’impact a sous-évalué la présence d’animaux et de végétaux menacés, ont constaté les Naturalistes en lutte. Pendant trois ans, les botanistes, entomologistes, batrachologues et ornithologues de ce collectif ont bénévolement parcouru la zone humide et ses paysages bocagers pour réaliser leurs propres inventaires. Plus de 300 personnes se sont mobilisées pour mener à bien cette tâche. Leurs conclusions sont rassemblées dans la revue Penn ar bed (avril 2016) de l’association Bretagne vivante.

Reporterre vous emmène à la rencontre de six des « habitants » de la Zad, mis en péril par le béton et le bitume. Mais qui, finalement, pourraient faire tomber le projet de futur aéroport.

Un reportage à découvrir ici.

« Peut-on vivre sans aéroport idéal ? Oui. Peut-on vivre sans eau ? Non. »

touchepaszonehumide« Peut-on vivre sans aéroport idéal ? Oui. Peut-on vivre sans eau ? Non. »
Non, ce n’est pas le discours d’un dangereux idéologue khmer vert mais la conclusion du l’argumentaire du rapporteur public devant la cour administrative d’appel de Nantes cet après-midi. La cour examinait cet après-midi les recours d’associations écologistes et d’opposants à la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Christine Piltant a estimé que la construction du nouvel aéroport entraînerait une dégradation des milieux aquatiques des environs et a donc demandé, au titre de la loi sur l’eau, l’annulation des arrêtés préfectoraux autorisant les travaux à Notre-Dame-des-Landes. L’annulation des arrêtés préfectoraux a également été demandée au titre de la loi sur les espèces protégées. Dans son argumentaire, le rapporteur public a jugé que l’agrandissement de l’aéroport actuel constituait une « alternative crédible » au projet de Notre-Dame-des-Landes.  Comme quoi, les lois de protection de l’environnement ne sont pas faites pour embêter le monde et les braves gens mais pour protéger le bien commun. Le décision de la cour est attendue lundi 14 novembre à 14h.

À quoi la COP 22 va-t-elle servir ?

À quoi la COP 22 va-t-elle servir ?La question a été posée pour la revue Reporterre à Célia Gautier, spécialiste des négociations climatiques au Réseau Action Climat.

 

Lors de l’angélus de ce dimanche, le Pape a lui aussi évoqué la COP 22 : « Je souhaite, a déclaré le pape, que tout ce processus soit guidé par la conscience de notre responsabilité pour la protection de la maison commune ». Il a d’ailleurs salué l’entrée en vigueur de l’Accord de Paris sur le climat, l’avant-veille : « Cet important pas en avant montre que l’humanité a la capacité de collaborer pour la protection de la création (cf. Laudato si’, 13), pour mettre l’économie au service des personnes et pour construire la paix et la justice ».

Réforme de l’académie pontificale pour la vie

Académie pour la vie: de nouveaux statuts pour élargir le champ d’actionRapporté par l’agence Zenit : La réforme de la curie romaine touche aussi l’académie pontificale pour la vie et la dote de nouveaux statuts. Reconnaissons qu’en matière de défense de la vie et de la dignité humaine, il était devenu quasiment banal de s’engager presque exclusivement sur les questions de début et de fin de vie. Aussi, il y a vraiment de quoi se réjouir de l’annonce qui est faite ici : tout en renouvelant les termes actuels de la mission de l’académie, les nouveaux statuts en élargissent le champ d’action en vue d’une écologie humaine intégrale, reconnectée à notre société humaine :

Parmi les nouveautés à souligner : la collaboration avec les non-catholiques, une section pour les jeunes chercheurs et l’abolition des nominations à vie pour les membres, désormais titulaires d’un mandat quinquennal.

Interrogé par Radio Vatican, Mgr Paglia explique que le pape demande à l’Académie de « ne pas rester enfermée dans son périmètre, mais d’entrer dans le cœur de la société humaine ». Les statuts élargissent ainsi l’horizon des recherches : « il est demandé à l’Académie de s’occuper de (…) tout ce qui concerne la protection de la dignité de la personne humaine dans les divers âges de l’existence, le respect réciproque entre genres et générations, la défense de la dignité de chaque être humain, la promotion de la qualité de vie, qui intègre ‘la valeur matérielle et spirituelle’ ».

Avec ces nouvelles directives, précise l’archevêque, « l’Académie ne devra pas seulement s’arrêter sur les question traditionnelles de la bioéthique, mais un dessein humaniste s’ouvre ». Une perspective qui englobe « des implications sociales, économiques et écologiques ».

À la découverte du crapaud sonneur à ventre jaune

799px-bombina_variegata_32C’est l’une des espèces vulnérables les plus protégées de France. Le sonneur à ventre jaune aime les flaques boueuses et il n’attire guère la sympathie au premier regard. Reporterre a suivi un passionné et protecteur de ce crapaud menacé, et donne des conseils pour bien observer les amphibiens (tritons, crapauds, grenouilles, salamandres ….).

Une neuvaine pour les paysans

image_neuvaine_site-2-f50af« Sans doute, la plupart d’entre nous avons entendu l’appel de l’Église et du Pape François et avons franchi la Porte Sainte à Rome, dans nos cathédrales ou dans nos sanctuaires. Mais les membres des Journées paysannes ne peuvent laisser se terminer l’année sainte sans implorer ensemble et d’une manière communautaire la Miséricorde de Dieu sur les familles paysannes. » Cet appel vibrant est signé de Jean-Louis Laureau, fondateur des Journées paysannes, dans l’éditorial du Lien de l’automne 2016.  « Ceux qui étaient jusqu’à présent un peu épargnés se demandent à leur tour s’ils vont pouvoir continuer leur travail et nourrir leur famille. Le drame paysan ne fait que s’amplifier », ajoute Emmanuelle François, la présidente de l’association.

Les Journées paysannes organisent donc en partenariat avec Hozana entre le 11 novembre, 1700ème anniversaire de la naissance de saint Martin, et le 20 novembre, clôture du jubilé de la Miséricorde. Pour Jean-Louis Laureau, « cette neuvaine nous rappellera que la désespérance actuelle de la paysannerie française ne peut être guérie que dans la durée des humbles travaux qui dans la foi, l’espérance et la charité, sont transfigurés pour devenir œuvre de miséricorde ». L’inscription à la neuvaine se fait sur le site Hozana.

COP 22 : de la décision à l’action

La COP 22 se tiendra au Maroc dans quelques jours, du 7 au 18 Novembre 2016. En prévision, c’est pour les chrétiens l’opportunité de se pencher sur le dossier constitué par l’Eglise catholique à l’occasion de la COP 21. Ce dossier comporte nombre de discours, d’interventions, de témoignages et d’analyses, en prévision comme aussi a posteriori de l’accord de Paris signé le 12 décembre 2015 à l’issue de la COP 21, en lien en particulier avec l’encyclique du Pape Laudato Si. On pourra lire en particulier ce décryptage de l’Accord de Paris par l’Observatoire Foi et Culture.

Nombre d’ONG chrétiennes sont d’ores et déjà engagées dans cette COP 22, mais l’Eglise rappelle que c’est aussi à chacun de nous de s’engager dans la protection de la Création : « l’Eglise interpelle les chrétiens sur la sauvegarde de la création. Elle invite à un chemin de conversion vers une sobriété heureuse avec l’adoption de modes de vie plus respectueux de l’environnement. Sur ce nouveau chemin, l’Eglise assure de son espérance face à l’avenir. » Pour les chrétiens, il est donc aussi temps de passer de l’interpellation à l’action dans l’adoption de ces modes de vie éco-responsables. Le site de la COP 22 propose à cette intention nombre de pistes de mise en oeuvre.

La moitié du vivant a disparu en moins d’un demi-siècle

5020933_6_776f_2016-09-02-c1ce2c3-27483-1xct6ip_b1fc6045a4e5eb29042c680581d403e4Si certains contestent encore le réchauffement climatique, ou à tout le moins son origine, la chute de la biodiversité est factuelle et observable. La Création paie le prix fort et s’effondre à une vitesse angoissante. Le Monde rapporte notamment que :

Les populations de vertébrés ont ainsi chuté de 58 % entre 1970 et 2012 (dernières données de terrain disponibles) (…) Si rien ne change, ces populations pourraient avoir diminué en moyenne des deux tiers (67 %) d’ici à 2020, en l’espace d’un demi-siècle seulement. « Ces chiffres matérialisent la sixième extinction des espèces : une disparition de la vie sur la planète dont nous sommes en partie responsables », dénonce Pascal Canfin, le directeur général du WWF France.

Une idée concrète, même si elle n’exonère pas de mettre en place de grandes politiques publiques ?

« Si tout le monde réduisait d’une demi-portion par jour sa consommation de protéines animales, tout en augmentant sa consommation de légumineuses et de céréales, nous pourrions baisser de 25 % les émissions de gaz à effet de serre liées à l’alimentation, assure Arnaud Gauffier. C’est à la portée de tous. »

On peut compter sur La Croix pour avoir trouvé la « seule bonne nouvelle du rapport ». Non seulement « l’inversion de la courbe est possible » (nous parlons toujours de biodiversité », mais « l’empreinte écologique des pays à haut revenu commence à décliner légèrement, après avoir atteint un pic en 1985 », ce qui serait plus lié à la crise qu’à nos efforts, et reste insuffisant.

En Grande-Bretagne, des députés parrainent des oiseaux

290px-prunella_modularis-cropEn Grande-Bretagne, il existe un Species Champions Project par lequel les associations de défense de la biodiversité appellent les députés à parrainer, individuellement, une espèce dont ils deviennent les champions, au sens médiéval du terme. C’est-à-dire qu’ils s’engagent à promouvoir et défendre les politiques qui permettraient de protéger « leur » espèce. Cela marche même pour des espèces aussi banales que l’accenteur mouchet, que vous pouvez très facilement voir et entendre dans les squares parisiens. Nous en sommes bien loin en France. L’écologie est encore et toujours la grande absente du débat politique. Verra-t-on un jour une telle initiative dans notre pays ?

La nature n’est pas utile, elle est irremplaçable

La nature n’est pas utile, elle est irremplaçable

Les plantes des jardins sont considérées comme des enfants ; qu’une femme oublie de repiquer un pied de manioc, elle rêvera la nuit suivante d’un nouveau-né éploré qui lui réclame le sein. Les animaux de la forêt sont vus comme des parents par alliance dont on a ponctuellement le droit, moyennant le respect de certaines règles, de prélever le corps lors de la chasse. Au sein d’une pensée qui ne distingue pas la nature de la culture, l’idée d’agrandir ses jardins ou de domestiquer des animaux pour produire davantage — un surplus dont on ne saurait d’ailleurs que faire — apparaît d’une absurdité presque dangereuse.

A méditer sur le principe énoncé dans la Genèse de garder et cultiver le jardin, comme une relation type de l’homme à la nature, et l’on se défendra bien tôt de tout rapport utilitariste à la nature, y compris quand il s’agit d’argumenter pour la défendre. C’est dans cet esprit qu’il faut lire cet article du site Reporterre, sur cette tribu d’Amazonie qui ne voit pas plus d’utilité dans la nature que nous n’en voyons de prime abord dans notre famille.

En Suisse, Justice et Paix dit oui à lʼinitiative « Sortir du nucléaire »

centrale_nucleaire_de_cruas-meysseLa Commission nationale Justice et Paix de la Conférence des évêques suisses recommande dʼapprouver lʼinitiative « Sortir du nucléaire » soumise au peuple le 27 novembre prochain. Elle estime que la mise hors service des centrales nucléaires suisses au maximum 45 ans après leur installation est faisable et souhaitable dʼun point de vue pratique comme éthique.

Voir plus sur Cath.ch

Les “réalistes“ n’ont rien compris au film “Demain“

capture« On passe par pertes et profits la dimension subversive, coléreuse, dénonciatrice du film. Or ce sont d’abord les analyses des grands témoins rencontrés sur la planète qu’on retient. Dans Demain on n’entend pas seulement des paroles gentilles. La compétence et l’envergure desdits témoins force le respect. Leurs réquisitoires gagnent en radicalité à mesure qu’on progresse dans les cinq séquences : l’agriculture, l’énergie, l’économie, la démocratie et l’éducation ».

Voir plus…

Le gypaète barbu, une passion humaine

gypaeteenvolLe 8 octobre, ils avaient tous rendez-vous pour la Journée internationale d’observation du gypaète barbu : bénévoles comme professionnels, les passionnés veillent jalousement sur cet oiseau réintroduit dans les Alpes en 1986. La Croix est allée à la rencontre des protecteurs de l’oiseau, des hommes et des femmes passionnés qui passent des heures à le contempler et l’admirer.

Une méthode de sylviculture qui prend soin de l’écosystème forestier

Une méthode écologique d’user de la forêt : la futaie irrégulièreA découvrir, un très beau reportage de la revue Reporterre, sur cette pratique de la futaie irrégulière : une pratique écologique qui respecte le rythme de la forêt et en la laissant jouer pleinement son rôle écosystémique.

L’important était de réussir à montrer que la rentabilité va de pair avec une exploitation respectueuse. « Pour moi, continue Roland Burrus, le droit de propriété exclut l’abus. J’ai compris qu’économie et écologie, loin de s’opposer, sont complémentaires. L’exploitation en “futaie régulière” part de zéro, après une coupe à blanc. Tous les arbres ont donc le même âge. On éclaircit tous les vingt ans. À la fin on a de beaux arbres espacés, on prépare une coupe de régénération et on recommence. La “futaie irrégulière” fait l’inverse. J’ai participé à la création de l’AFI parce que j’ai eu l’intuition que la forêt ne peut pas être une simple collection d’arbres prometteurs de revenus, mais qu’il faut aussi laisser la forêt jouer son rôle dans les cycles naturels. Nous appliquons cette idée de façon pragmatique, et nous avons pu prouver aux propriétaires de forêt qu’il était possible de satisfaire leur intérêt en préservant la forêt. La diversité des espèces permet une meilleure occupation de l’espace, et on produit davantage en volume. La forêt résiste aussi mieux aux maladies et aux tempêtes. Elle est une valeur de conservation et un bien commun, pour la biodiversité, pour les oiseaux, et pour nous tous. »

Retrouver le sens du politique par l’écologie ?

76990_potier-esprit-civique-gael-giraud-ps-economie-ecologie-politique

En synergie avec la publications par les évêques de France de leur lettre « Dans un monde qui change, retrouver le sens du politique », le cercle de réflexion Esprit Civique organisait à Cluny les 14et 15 octobre son habituelle université d’automne. Portant notamment sur la laïcité, ce rendez-vous annuel a été l’occasion de réaffirmer la nécessité d’une refondation du politique. L’intervention du jésuite Gaël Giraud parait avoir particulièrement marqué les esprits en appelant à « traduire politiquement », de toute urgence, l’encyclique Laudato Si du Pape François. Redonner sens au politique passe ainsi par le constat que « la transition écologique apparaît comme une nécessité absolue ».

Vu dans la Vie.

« Désormais, les écologistes perçoivent l’Église comme une alliée »

14570676_10210200036215575_1263103504872960464_oA découvrir dans la revue Limite, l’interview de Fabien Revol, philosophe et théologien, responsable de la chaire Jean Bastaire à l’Université Catholique de Lyon auteur de Le Temps de la Création (éd. Cerf, 2015). Extrait :

Hormis quelques réactions critiques très isolées, Laudato Si’ a rencontré un accueil très favorable à la fois chez les écologistes mais aussi du côté des populations et des gouvernements. En 2015 et 2016, le texte occupe la 9ème place des ventes au niveau mondial.

Concernant les gouvernements, il ne faut pas sous-estimer la parole de l’Eglise. Beaucoup de dirigeants sont croyants, de telle ou telle religion, et sont particulièrement attentifs à la parole du Vatican. On ne peut nier le lien entre le succès de la COP 21 – qui a débouché sur la ratification de l’Accord de Paris sur le climat – et l’écho mondial de Laudato Si’ publiée quelques mois auparavant.

A titre d’anecdote sur l’influence considérable de Laudato Si’, une amie m’a rapporté qu’il avait vu l’expression « tout est lié » – leitmotiv de l’encyclique – sur un document officiel de la DDT (Direction Départementale des Territoires, entité présente au sein de chaque préfecture NDLR). Même les documents les plus administratifs sont influencés par le message de l’Eglise !

Changement climatique et alimentation : pour le pape, il est est urgent d’agir

La journée mondiale de l’alimentation aura lieu dimanche 16 octobre et portera sur le thème « L’environnement est en train de changer. L’alimentation et l’agriculture aussi ». Le pape François a adressé un message au directeur général de la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture). Le pape n’y va pas de main morte et appelle l’humanité à un examen de conscience collectif.

Quelle est la cause de l’actuel changement climatique? Nous devons nous interroger sur nos responsabilités individuelles et collectives, sans avoir recours au sophisme facile qui se cache derrière des données statistiques ou des prédictions en désaccord les unes les autres.

Ceux qui travaillent dans les champs, dans les fermes, dans la pêche à petite échelle, ou dans les forêts, ou ceux qui vivent dans des régions rurales sont en contact direct avec les effets du changement climatiques et sont conscients que si le climat change, leur vie change aussi.

 

banana_farm_chinawal
 

Voir plus …

L’intelligence du travail par Pierre-Yves Gomez

Interview de Pierre-Yves Gomez suite à la sortie de son dernier ouvrage sur le sens du travail, la condition du travailleur et la société de consommation :

Dans la cité du consommateur le travail est simplement un moyen permettant de consommer davantage. On travaille pour pouvoir acheter. Le sens propre au travail effectué, au projet auquel on appartient s’atténue et finalement, c’est la capacité émancipatrice du travail qui disparaît.

xvmcb8fbd5e-8cbe-11e6-b076-4c98042c7b75

Une relecture contemporaine de L’Utopie de More

Où l’on découvre que Thomas More promouvait déjà une réforme écologique et décroissante et démontrait les excès à venir d’une société au capitalisme débridé.

Par quoi il advient que certains laboureurs, circonvenus par des tromperies, ou opprimés par violence, ou lassés par des injures, sont dépouillés et dénués de leurs terres, ou sont contraints de les vendre, afin qu’un avaricieux qui n’a jamais suffisance, et qui est une peste en son pays, augmente son territoire et en un circuit enclose quelques milliers d’arpents de terre. 

sign-1024x599

Le pas bio c’est pas beau

capture

« Quinze boîtes de céréales conventionnelles et cinq autres labélisées bio ont été achetées dans différents supermarchés des Hauts-de-France. Le résultat est sans appel: les müeslis non bio, testés par un laboratoire spécialisé, contenaient de 6 à 14 pesticides… En revanche, aucune trace de pesticide n’a été retrouvée dans les müeslis bio ».

Voir plus…

Cantine 100% bio

x640_20160909_113420-ok-jpg-pagespeed-ic-umilqltycyVous devriez connaître Mouans-Sartoux, dans les Alpes-Maritime. La ville a réussi le pari du 100 % bio dans ses cantines. Pour se fournir en légumes, la commune s’est dotée de sa propre ferme municipale.

« Il arrive parfois que des légumes prévus au menu ne soient pas prêts, ou au contraire que des légumes doivent être consommés dans la semaine alors qu’ils n’étaient pas prévus »

Via La Part du Colibri