Mais d’où vient la dignité de la personne humaine ?

Sur quoi se fonde-t-elle ? Aujourd’hui, est-elle menacée dans son principe-même ? Son affirmation peut-elle contribuer au respect de chacun dans un monde globalisé qui tend à bafouer l’individualité ? Est-elle pleinement nécessaire à la gouvernance collective des institutions, étatiques ou non, pour construire une société internationale plus cohérente ? Ne s’agit-il que d’une utopie ? Peut-elle devenir une valeur fondamentale de la société française aux côtés de la liberté, de l’égalité et de la fraternité ?

Cet ouvrage, issu d’une réflexion collective du Forum des Bernardins, tente de répondre à ces questions.

Un débat national… ou jégonal ?

« Cent quarante caractères, et pourtant ce tweet d’Yves Jégo est incroyablement riche : ‘il est indispensable d’ouvrir un vrai débat national sur le droit à mourir dans la dignité afin d’avancer sur ce sujet de société majeur’. En quelques mots, un condensé de la novlangue actuelle et de son art de la dissimulation ».

Koz chez Koz

Tout faire pour que chacun puisse travailler

Marxiste, le pape ? Ou empreint du sens de la dignité humaine, qui se traduit aussi dans les relations économiques ? Improvisant, lors de l’audience générale de ce jour, il a expliqué que : « celui qui pour des manœuvres économiques, pour réaliser des affaires pas complètement claires, ferme des usines, ferme des entreprises et supprime le travail d’hommes, cette personne fait un péché gravissime ». Si nul ne contestera que l’on ne saurait supprimer des emplois pour des affaires troubles, l’introduction de son propos était de portée plus générale : Lire la suite

Shakespeare en prison

« J’ai regardé les hommes changer »

« Cette expérience montre qu’une bonne partie des personnes que nous incarcérons ont beaucoup à rendre à la société »

Quelle dignité, en prison ?

5876718lpw-5877051-jpg_3853861Le Point publie un reportage sinistre sur la réalité de la vie en prison, dans une des prisons les plus surpeuplées de France. Nous sommes loin des discours entendus sur « les prisonniers qui se la coulent douce avec nos impôts ». Construire des prisons, dans ces conditions, n’est même plus une question de capacité d’incarcération mais de respect de la dignité de la personne humaine.

Le suicide médicalement assisté prisé des assureurs américains

stephaniepackerLa Californie a récemment voté une loi autorisant le suicide médicalement assisté. Conséquence immédiate, rapporte le Washington Times : une mère de famille atteinte d’un cancer en phase terminale a appris que son assureur refusait de prendre en charge la chimiothérapie recommandée par ses médecins pour adoucir ses derniers mois, mais acceptait de rembourser les 1,20 dollars que coûte la pilule pour se suicider. Stephanie Packer, la jeune mère de famille, témoigne aussi de l’évolution de la mentalité des membres de son groupe de malades en phase terminale depuis le vote de la loi. Avant, ils s’encourageaient mutuellement pendant leurs réunion. Maintenant, la dépression totale domine et ils expriment le souhait d’en finir. Cette histoire n’étonnera que ceux qui voient dans le suicide assisté une bataille uniquement philanthropique et mue par l’amour du prochain. Ceux qui alertent sur la liquidation annoncée des soins palliatifs et de l’accompagnement des malades en fin de vie verront en elle la confirmation de leur crainte. Les malades peuvent mourir dans la dignité, mais dans la dignité définie par les acteurs économiques de la protection sociale.