80 ans d’oecuménisme au Groupe des Dombes

Le Groupe des Dombes, groupe œcuménique qui réunit chaque année 40 théologiens et pasteurs francophones, catholiques et protestants, pour étudier des questions controversées entre leurs Eglises, fête en 2017 ses 80 ans.

La réunion de l’été 2017 a souligné ce jubilé par deux événements particuliers: une rencontre avec le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon et ordinaire du lieu, et la pasteure Emmanuelle Seyboldt, nouvelle présidente du Conseil national de l’Eglise protestante unie de France (EPUdF).

Les deux responsables d’Eglises sont venus dire au Groupe des Dombes toute l’importance qu’ils attachent au travail d’une telle instance. Importante non seulement par les documents qu’elle produit à intervalles réguliers, mais aussi, comme l’a souligné le cardinal Barbarin, par “le témoignage de votre fidélité à votre mission, sur la durée, dans un esprit fraternel”. La pasteure Emmanuelle Seyboldt a, à son tour, relevé “la qualité de la conversation que vous tissez, telle une tapisserie sur laquelle les Eglises, grâce à vous, pourront ensuite broder leur tâche d’unité”.

La suite à lire ICI

Le Pape, les migrants : un message inédit

AFP2435621_LancioGrandeComment mieux accueillir, protéger, promouvoir et intégrer les migrants et les réfugiés? C’est la question à laquelle répond le Pape François, dans un message publié ce lundi 21 aout, à l’occasion de la Journée mondiale du migrant et du réfugié, le 14 janvier prochain, comme le relate la presse vaticane.

Accueillir, protéger, promouvoir et intégrer : quatre verbes «fondés sur les principes de la doctrine de l’Eglise», rappelle le Saint-Père, en soulignant sa «préoccupation spéciale concernant la triste situation de nombreux migrants et réfugiés» durant son pontificat.

Parmi d’autres trésors à découvrir, certaines de ses positions semblent assez inédites, notamment la suivante, relevée par de nombreux médias :

Le principe de la centralité de la personne humaine, fermement affirmé par mon bien-aimé prédécesseur Benoît XVI (Cf. Lettre encyclique Caritas in veritate, 47), nous oblige à toujours faire passer la sécurité personnelle avant la sécurité nationale.

Les débats ne manqueront pas et ce texte, comme ses prédécesseurs, a le grand mérite de nous mettre en chemin et de débattre sur un sujet compliqué. Avant toute polémique inutile, il faut donc lire ce texte, en débattre avec d’autres et se faire sa propre opinion ; on le retrouve in extenso en cliquant ICI.

Les croyants sur le front de la paix

Europeancitizensprize1Le souvenir de la mort brutale du Père Jacques Hamel il y a un an nous renvoie à l’engagement de tous les chrétiens et au-delà de croyants au service de la paix dans le monde. Entre autres et par trois fois les derniers mois, leur engagement a été publiquement reconnu.

Il en est ainsi du Père Tvrtko Barun (photo), jésuite, qui a reçu mi-juillet du Parlement européen le Prix du citoyen européen, pour son engagement en faveur des réfugiés. Responsable du Service jésuite des réfugiés pour la région Europe du Sud-Est et réfléchissant sur le caractère humanitaire de la congrégation jésuite, il dit (source : JRS) :

Notre œuvre est basée sur les valeurs de l’Evangile. Je crois qu’être  ouvert aux autres et aux différents est un défi pour tout le monde, indépendamment de sa foi. Les mots du Christ nous aident certes à rendre plus facile le choix de cette ouverture.

Il est encore ainsi du rôle prépondérant des religions en faveur de la paix, reconnu par l’ONU dans le cadre du Plan d’action de Fès publié au même moment. Comme le rapporte Radio Vatican, il a été salué par Mgr Auza, observateur permanent du Saint-Siège à l’ONU.

Il en fut encore ainsi au printemps, quand le Quai d’Orsay, en établissant un protocole officiel de coopération avec la Communauté de Sant’Egidio, reconnaissait le rôle majeur de ces chrétiens dans la construction de la paix en CentrAfrique et dans la prise en charge des réfugiés du Proche et du Moyen-Orient.

Rendons grâce pour cela et essayons d’y contribuer là où nous sommes et à notre niveau.

Emmanuel Macron au Père Jacques Hamel

16008438-21008439Le Président de la République Emmanuel Macron a participé ce jour aux commémorations de l’assassinat du Père Jacques Hamel, il y a un an. On peut prendre le recul de rigueur face aux paroles d’un homme politique, dont on ne peut douter de l’intelligence de situation. Pour autant, ses paroles sont suffisamment rares pour qu’on les lise :

Car elle est là, elle est là aussi la force de notre nation, dans cette capacité à entendre et faire siennes les paroles de fraternité et de charité que l’Eglise de France prononça voici un an ; dans cette capacité à réunir autour du corps supplicié d’un prêtre l’imam, le pasteur et le rabbin.

A découvrir in extenso ICI

A lire aussi l’homélie de Mgr Lebrun (par LA) :

Le Père Hamel parle encore. Sa vie, sa mort parlent bien au-delà de ce qu’il aurait pu imaginer. Sa vie, sa mort, parlent, inspirent mais aussi crient. Sa vie, sa mort s’adressent à chacun d’entre nous selon sa propre vie, selon ses propres questions ou ses convictions.

 

 

 

« Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu pour avoir un curé noir ? »

12503354_xlNon, ce n’est pas le titre d’un film mais d’un documentaire diffusé tout récemment sur France 3 et aussi la citation d’une lettre de protestation adressée à l’Archevéché de Strasbourg après la nomination d’un prêtre togolais dans la campagne alsacienne … On peut craindre au début un traitement journalistique caricatural (les cathos, les Alsaciens, …) ou un hors-sujet (pourquoi les campagnes alsaciennes votent Front National ? …). Et pourtant, ce portrait croisé de deux cousins togolais, l’un prêtre, l’autre pasteur, nommés dans la ruralité alsacienne, nous disent beaucoup de leur engagement, de ce qu’accueillir l’étranger veut dire et ce que cela veut dire pour lui, et plus concrètement des efforts que nous faisons plus ou moins dans nos propres paroisses, que notre prêtre soit noir, nouveau ou non … Un beau travail de journalisme aussi, au passage, ouvert, à l’écoute et qui donne pour une fois un beau visage de nos églises !

A découvrir et partager … vite car le replay devrait être fermé dans cinq jours !

 

 

Islam : des cauchemars au dialogue

« Pendant longtemps, je vivais dans l’ignorance, j’étais même raciste sans le savoir, (…) Je ne supportais pas la vue d’une femme voilée. Après les attentats de Paris en 2015, j’ai commencé à faire des cauchemars terribles où j’étais moi-même attaquée ».

Et puis, avec la communauté de l’Emmanuel, Chantal Roy s’est engagée dans un parcours lucide de découverte de l’islam et de dialogue avec les musulmans, jusqu’à développer des amitiés.

Plutôt que de déplorer l’état de la société, je préfère essayer de transformer mon propre cœur

La Croix évoque cette initiative dans le cadre dun dossier fondamental, intitulé : « après la présidentielle, réparer la France ». Jusqu’à lundi, d’ailleurs, La Croix est en accès gratuit pour permettre la consultation de ce travail.

Dimanche et les jours d’après …

indexForce est de constater que les échéances électorales, et en particulier l’entre deux tours de la Présidentielle, auront suscité une belle diversité de réactions et prises de positions dans l’Église catholique. On peut s’inquiéter de la gravité du moment, on peut tout de même se réjouir de cette pluralité d’engagements dans nos rangs, tout en regrettant parfois l’acidité des échanges entre frères et soeurs en Christ, en particulier sur les réseaux sociaux …

La Vie nous propose une recension de ces contributions, utile pour nourrir son discernement avant d’aller voter.

Mais sans doute notre énergie et notre espérance doivent se placer dans l’après : les législatives et, au-delà encore, notre présence citoyenne sur les grands enjeux de société qui ont du prix à nos yeux, par nos engagements associatifs, médiatiques, etc.

C’est le sens de la tribune de Dominique Quinio, Présidente des Semaines Sociales de France :

Combien auront la volonté de suivre la réalisation des programmes et de s’engager, eux-mêmes, dans l’arène politique ou dans les associations pour faire avancer leurs convictions ?
Les grands rendez-vous électoraux rétrécissent notre champ de vision politique, laissant penser que notre devoir citoyen s’arrête après le vote, aussi crucial soit-il.

Le monde autrement, contre les peurs

JOC93_2009À la veille du grand rendez-vous démocratique qu’est l’élection présidentielle, dans un contexte de discrédit grandissant de la parole publique et de sentiment d’impuissance face à l’état du monde, des mouvements d’Église lancent un appel, qui fait écho à celui lancé par le pape François aux jeunes lors des Journées mondiales de la jeunesse à Cracovie en juillet 2016 : « Voulez-vous changer le monde ? »

Une tribune utile à lire et partager, signée par de nombreux mouvements dont le CCFD, la DCC, les Semaines Sociales de Frances, le MCC, les EDC, l’Ordre de Malte, Pax Christi, les Scouts et Guides de France, le Secours catholique.

Et c’est à découvrir en cliquant ICI

« Sens commun » est-il vraiment le centre de la campagne électorale ?!

sens-commun-2-jpg-150x150« Non, Sens commun n’est pas une dangereuse officine d’extrême droite. Mais non, Sens commun n’a pas le monopole de la représentation catholique. […] Il n’y a pas une seule manière de voter catholique. Ce que l’on appelle un peu faussement la « doctrine sociale » de l’Église permet au contraire de comparer différents critères, de poser des jugements divers, et d’organiser un débat. »

Une réponse utile et intelligente d’Isabelle de Gaulmyn face à une campagne « d’information » néfaste ! … à lire ICI.

En complément, on peut aussi découvrir les contributions de Dominique Quinio, Présidente des Semaines Sociales de France, et du Père Bertrand Auville, Délégué aux relations avec le monde politique pour le Diocèse de Nanterre, sur « Elections 2017 : un vote pour quelle société ? » et c’est à lire PAR LA.

Des responsables musulmans anglais à la rencontre du Pape

La rencontre, c’est le mot-clé, tant elle est constitutive du dialogue !

« Je pense que les personnes de foi ont beaucoup à offrir. Le dialogue entre personnes qui croient en Dieu crée un espace commun. Et c’est de ce point de vue un devoir pour les chefs religieux de se parler, de se rencontrer, d’explorer ensemble des solutions communes, d’affronter la question du credo religieux qui aboutit à l’extrémisme et à la violence. »

Ces propos, rapportés par l’agence Zenit, sont ceux du cardinal Vincent Nichols, archevêque de Westminster, annonçant à la presse la visite privée de quatre responsables musulmans du Royaume-Uni au Pape François. Ce dernier les accueillera le 5 avril 2017, deux semaines après l’attentat de Westminster.

Et prévenant toute velléité de repli national, identitaire, précisément, le cardinal a bien souligné par ailleurs : « il est clair que ce qui s’est passé n’a rien à voir avec les frontières. Le terroriste était un homme né en Angleterre, qui avait grandi en Angleterre. Il a passé, il est vrai, une brève période en Arabie et il est devenu musulman. Mais il faut aussi dire que c’était un homme avec une longue histoire de violence. Il a été 5 ou 6 fois en prison, et ceux qui l’ont connu parlent d’un homme très en colère. Cet accident doit donc être regardé et interprété dans sa réalité ».

Pour le grand imam d’Al-Azhar, la dhimmitude est un concept anachronique

le cheikh Ahmed Al TayyebC’est une nouvelle remarquable, que rapporte Radio Vatican, « qui marque une date importante dans l’histoire des relations interreligieuses en Egypte. »

Lors d’une interview télévisée le 13 janvier dernier, le grand imam d’Al Azhar, le cheikh Ahmed Al Tayyeb est revenu sur le concept de la dhimma, la protection que l’Etat musulman accordait aux minorités non-musulmanes à l’époque médiévale. La principale autorité du sunnisme a expliqué que ce terme était devenu anachronique.

[…]

Le cheikh d’Al Azhar faisait, dans sa déclaration, essentiellement référence aux coptes, les chrétiens d’Egypte, souvent victimes de discriminations. «La citoyenneté, réclamée par les manifestants de la révolution de 2011, est la seule garantie de l’égalité et de stabilité pour la société d’aujourd’hui » a-t-il expliqué.

Ahmed Al Tayyeb avait rencontré le Pape François le 23 mai 2016 au Vatican. Une visite historique qui avait confirmé le réchauffement entre l’institution du Caire et le Saint-Siège. A l’issue de cet entretien, le cheikh avait fait l’éloge du Souverain Pontife. Il avait aussi expliqué que les musulmans et les chrétiens souffraient ensemble de la violence et du terrorisme, qui frappe l’Egypte.

Le dialogue avec les musulmans doit continuer

«Le dialogue avec les musulmans doit continuer», explique le card. Tauran« Le dialogue avec les musulmans doit continuer parce que l’alternative serait la violence », déclare le cardinal français Jean-Louis Tauran dans les colonnes de L’Osservatore Romano en italien du 21 décembre 2016, au lendemain de l’attentat de Berlin. Il ajoute: « Continuer de croire au dialogue qui est essentiel pour toute l’humanité » .

Interrogé par Gianluca  Biccini, le président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux affirme la nécessité d’ « un dialogue de l’espérance, pour répéter que les religions ne sont pas le problème mais qu’elles font partie de la solution de ce qui est en train de se passer dans le monde ». Il évoque la réaction française à l’assassinat du père Hamel.

Devant ces actes, le drame des migrations, la crise internationale, surtout devant la situation de conflit en Syrie, la tentation du défaitisme est grande. Mais c’est justement maintenant qu’il faut continuer de croire au dialogue qui est essentiel pour toute l’humanité.

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Jérusalem, la mère de toutes les Églises

Jérusalem, la mère de toutes les ÉglisesMgr Fouad Twal, un Jordanien d’origine bédouine a été archevêque coadjuteur de Jérusalem de 2005 à 2008, puis patriarche latin de Jérusalem jusqu’en juin 2016. Il était de passage à Paris pour présenter son nouveau livre, Pour l’amour de Jérusalem (éd. Bayard) et parle de Jérusalem, mère et même grand-mère des églises du monde, dans la revue du diocèse de Paris.

Les chrétiens ont la responsabilité de favoriser le dialogue interreligieux. Je crois que les rencontres de courtoisie ne mènent pas à grand-chose. En revanche, un vrai dialogue peut s’instaurer au travers des activités pastorales et des institutions chrétiennes. En Terre Sainte, l’Église catholique gère 118 écoles, qui accueillent environ 75 000 élèves, et 11 hôpitaux. Dans ces lieux se croisent des chrétiens, des juifs et des musulmans. Les chrétiens peuvent y donner un beau témoignage de leur foi et promouvoir le respect de l’autre.

Rendez-vous interreligieux à la mosquée d’Angoulême

Conférence à la mosquée "De la Miséricorde vers l'Amour"Dans le cadre du dialogue interreligieux entre chrétiens et musulmans, la communauté musulmane d’Angoulême invite tous les croyants pour un temps d’échange et de partage. à l’occasion d’une conférence sur le thème : « De la miséricorde vers l’amour » par Mr Zaim Khenchelaoui, anthropologue des religions et spécialiste du soufisme. Cette conférence aura lieu le samedi 12 novembre, à 19h30, à la mosquée d’Angoulême. Inscriptions avant le 9 novembre. Plus d’informations sur le site du diocèse d’Angoulême ou sur le site de la paroisse Saint Jean Baptiste.

Rencontre interreligieuse avec le Pape au Vatican

Pape François : la miséricorde doit faire se rapprocher les différentes religionsLu sur Radio Vatican : Le Pape François, entouré de 200 personnes de plusieurs religions, a rappelé ce jeudi matin que la miséricorde, thème familier des différentes traditions religieuses, était un lieu de convergence et de rencontre entre les religions, pour œuvrer en faveur de la paix, mais aussi pour répondre à la soif de Dieu qui sourd au cœur de l’homme contemporain.

«Le mystère de la miséricorde n’est pas à célébrer seulement par des paroles, mais surtout par des œuvres, avec un style de vie réellement miséricordieux, fait d’amour désintéressé, service fraternel, de partage sincère»  a expliqué le Pape.

C’est le style auquel sont appelées les religions pour être, particulièrement ces temps-ci, des messagères de paix et instrument de communion, pour proclamer, à l’inverse de ceux qui alimentent les affrontements, les divisions et les fermetures, qu’aujourd’hui est un temps de fraternité. Par conséquent précise François, «il est important de chercher la rencontre entre nous».

Etaient notamment présents à cette rencontre une délégation du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM), ainsi que Moché Lewin, Conseiller Spécial du Grand Rabbin de France :Lire la suite

Une délégation d’Al-Azhar dans l’église du p. Hamel

Le Père Jacques Hamel, nouvelle figure pour le dialogue entre catholiques et musulmans.

Mercredi 26 octobre, dans l’après-midi, une délégation de l’université Al-Azhar du Caire a visité l’église Saint-Etienne de Saint-Étienne-du-Rouvray. Les 5 personnes qui composent la “Caravane de la Paix”, une initiative du Conseil des sages musulmans à laquelle participent des religieux et des universitaires, étaient guidées par le prof. Oussama Nabil, directeur des études francophones et de recherche en islamologie à l’Université Al-Azhar, également fondateur et directeur de l’Observatoire Al-Azhar, fondé en 2015 pour la lutte contre la diffusion des idées extrémistes dans le monde musulman.

Mgr Dominique Lebrun a ensuite conduit personnellement la délégation à la cathédrale de Rouen. « J’avais la crainte d’être confronté à Saint-Étienne-du-Rouvray à de la haine, un désir de vengeance. Au contraire, j’y ai trouvé un esprit de fraternité et d’amour, malgré ce qui s’est passé », constatait le chef de la délégation, dont le message est de transmettre cette « volonté d’amitié » autour d’eux.

Plus d’infos sur Paris-Normandie et Radio Vatican

Syrie : « Notre monde a besoin d’une révolution contre la violence »

Le père Jacques Mourad est resté prisonnier de Daech durant cinq mois avant de parvenir à s’échapper. Celui qui était prieur du monastère syrien de Mar Elias, aujourd’hui détruit par les islamistes, a répondu aux questions de l’Aide à l’Eglise en Détresse. Loin de toute rancœur, il appelle à une action éclairée pour vaincre le fanatisme.

Si le monde souhaite vraiment mettre fin aux ravages des fanatiques, il faudra arrêter de commercer avec l’Arabie Saoudite. […] Les bombardements ne servent à rien.

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Retour sur la session Juifs et Cathos à Paray

Sur son site, la communauté de l’Emmanuel revient sur la session « #Juifs et Cathos 2016 ; Découvrir le judaïsme : les chrétiens à l’écoute » qui a eu lieu à Paray-le-Monial du 12 au 17 juillet dernier :

Pour fêter Yom Kippour, fête du grand Pardon, avec nos “frères aînés dans la Foi”, nous sommes heureux de publier ci-dessous, en exclusivité, un extrait du documentaire “Ta Torah pour éclairer ma Foi“. Cet extrait est un petit reportage qui revient sur la rencontre qui avait lieu cet été au cours de la session des 25-35 ans. La plupart des jeunes chrétiens présents n’avaient jamais eu de contacts avec le judaïsme vivant. Pourtant, “avec les juifs, nous avons une seule alliance. La Torah est la Parole de Dieu pour les juifs comme pour nous. Les psaumes sont la prière de Jésus, et donc des juifs et des chrétiens. rappelait le Cardinal Barbarin, archevêque de Lyon, à cette occasion.

Extrait du documentaire réalisé par Guillaume Dutey-Harrispe, qui sera diffusé en intégralité sur KTO à la Pentecôte 2017. Retrouvez ici la présentation de ce projet, et n’hésitez pas à le soutenir par un don.

Dialogue avec l’Islam : ni irénisme, ni violence

Mgr Pascal Roland, évêque de Belley-Ars , organise une série de conférences pour apprendre à connaître l’Islam :

 

Lorsque nous observons ce qui se passe actuellement dans le monde, il est manifeste que le grand défi, incontournable, qui s’offre à nous dans les années présentes est celui de la fraternité universelle. Tous les hommes de sagesse et de bonne volonté sont d’accord sur cette priorité. Le philosophe musulman Abdennour Bidar écrivait, dans son Plaidoyer pour la Fraternité, suite aux attentats de janvier 2015 à Paris, que ceux-ci nous rassemblaient de façon instinctive contre le fanatisme en nous faisant prendre conscience qu’il fallait maintenant changer d’ère : passer du « choc des civilisations » à la fraternité des cultures, du choc des indifférences à la fraternité des cœurs.

 

Les attentats meurtriers, qui font malheureusement le quotidien de beaucoup de pays, surviennent maintenant sur notre territoire.

 

Ceux qui mènent ces combats se réclament de l’Etat islamique. Ils font référence au Coran et à une tradition musulmane pour justifier leurs actions. Cela sème la confusion dans les esprits en même temps que la peur. De ce fait, les relations entre les musulmans et les non-musulmans, notamment les catholiques, sont de plus en plus tendues. La méfiance réciproque tend à paralyser les relations. Des clichés les plus divers circulent. Un certain nombre de courants politiques instrumentalisent la situation.

 

Dans ce contexte difficile, nous voyons des approches réductrices qui conduisent aux prises de position les plus diverses, y compris chez ceux qui se réclament de la foi chrétienne : depuis l’irénisme inconscient et le syncrétisme, jusqu’aux simplismes binaires et aux attitudes violentes.Lire la suite

Les religions : des « aubes de la paix »

Lors de son voyage apostolique le 2 octobre 2016 en Azerbaïdjan, le Pape François a été reçu pour une rencontre interreligieuse à la Mosquée Heydar Aliyev par le cheikh des musulmans du Caucase, Allahshukur Pashazadeh, et en présence de l´évêque orthodoxe de Baku et du Président de la Communauté Hébraïque.

Les religions ne doivent jamais être instrumentalisées et ne peuvent jamais prêter le flanc à soutenir des conflits et des oppositions… Dieu ne peut pas être invoqué pour des intérêts de parti ou à des fins égoïstes, il ne peut justifier aucune forme de fondamentalisme, d’impérialisme ni de colonialisme… Jamais plus de violence au nom de Dieu. (Le Pape François)

On peut aussi lire le contenu intégral de l’intervention du Pape sur Radio Vatican.

Se préparer au martyre, mais pas seulement

Mgr Lebrun affirme aussi, pour Famille Chrétienne, que « chacun d’entre nous qui laisse prise à Satan devient persécuteur, par exemple par la colère ou le mensonge. » Il ajoute encore :

De tout cœur, je souhaite que le dialogue avec les musulmans devienne plus intense et plus intérieur. Beaucoup souhaitent et vivent le climat d’amitié qui en est la base. Je demande au Père Hamel de nous aider à résister à tout ce qui ressemble, de près ou de loin, à des généralisations ou des soupçons a priori. La tentation des boucs émissaires demeure. Jésus, par son sacrifice unique, a aboli tout autre sacrifice qui, en définitive, ne soulageait pas vraiment l’humanité de son péché.