Belle table ronde du Congrès Mission !

Quelques perles de Duflot :
. Qu’est-ce qu’on écoute en prescrivant des médicaments ?
. La société a besoin qu’on lui annonce la Bonne Nouvelle du Christ Sauveur… et a besoin qu’on la vive. On ne peut dissocier annonce et témoignage.
. Ce que la société attend, ce n’est pas « Sois caritative et tais-toi » – qui serait peut-être une vision macronienne de l’Église -, c’est « Sois caritative et annonce ».
. Si Mère Teresa savait à quel point elle sert de planque à beaucoup de chrétiens d’aujourd’hui, elle ne serait pas très contente.
Quelques perles d’Espéret :
. Il est temps de choisir entre être médiocre et être chrétien.
. Ne soyons pas inquiets pour nous : soyons inquiets pour le monde.
. Nous sommes tous faits de la même argile. Ce qui différencie les chrétiens, c’est la lumière, la vraie lumière, la Lumière du Christ.
. Les ténèbres n’arrêtent pas la lumière : la lumière parcourt les ténèbres.

2018 : Contempler le beau versus ruminer le laid

« Ne pourrions-nous pas, en 2018, faire l’effort d’exaucer autant que possible les vœux de Nietzsche, c’est-à-dire tâcher de contempler le beau plutôt que de ruminer le laid, et travailler à réformer tout ce qu’il y a de grincheux, de grognon, de passif, de résigné, dans le regard que nous portons sur nous-mêmes, les autres et le monde ?

En 2018, appliquons la sage maxime de Spinoza, qui fut un des grands inspirateurs de Nietzsche : ‘Toujours prêter attention à ce qu’il y a de bon dans chaque chose, afin qu’ainsi nous soyons toujours déterminés par un sentiment de joie‘ (Éthique, V, 10) ».

Denis Moreau dans la Vie

Voici donc un navet recommandable

« Ce film remet en question l’anti-intellectualisme observable chez certains croyants. Il dénonce la tentation fidéiste qui va de pair avec un renoncement à comprendre ou expliquer ce qu’on croit, et qui trouve sa traduction sociale dans une tendance identitaire au communautarisme, un recroquevillement sur soi, l’installation consanguine dans une mentalité de forteresse assiégée. Toutes ces formes de repli sont par essence incompatibles avec la visée universelle, c’est-à-dire catholique, au sens étymologique, du message chrétien. Josh, lui, accepte le débat. Il comprend que la raison philosophique, l’universalité qu’elle autorise et le dialogue qu’elle instaure, permettent de communiquer (au sens fort : partager, mettre en commun), échanger, s’expliquer, et d’échapper par là au prosélytisme à sens unique, et au fanatisme.

Au fond, et si l’on se souvient que la défense et la promotion de l’argumentation rationnelle en matière religieuse fut un des axes du pontificat de Benoît XVI, ce film est naïvement mais profondément ratzingérien. Voici donc, en un sens, un navet recommandable ».

‘Dieu n’est pas mort’, critique de Denis Moreau