Pourquoi mange-t-on des crêpes à la mi-Carême ?

« La célébration de la Mi-Carême ressemble à celle de Mardi gras, on se déguise, c’est le carnaval. Il y a eu dans le passé beaucoup de coutumes diverses et toujours des déguisements. Les Antilles continuent à la fêter par des défilés, ainsi que certaines communes en France métropolitaine (notamment à Talmont, Hazebrouck, Luçon, Beaufou, Chagny, Arlon, Dunkerque…). Au Canada, la mi-Carême est devenu un personnage rappelant Saint Nicolas.

À Paris, la Mi-Carême est traditionnellement la fête des femmes. Après une interruption de soixante-trois ans, son cortège est à nouveau organisé depuis 2009. La Fête des blanchisseuses, baptisée Carnaval des Femmes ou Carnaval des Femmes de la Mi-Carême, a lieu à nouveau depuis chaque année le dimanche qui suit le jeudi de la Mi-Carême ».

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Mon péché, en contemplant la Croix

« Rien ne remplacera la méditation de la Croix pour nous mettre en face de notre péché. Là, notre culpabilité est assurée de ne pas finir en auto-dépréciation obsessionnelle. Pourquoi ? Parce qu’avec Dieu l’histoire continue ! La Croix débouche sur la Résurrection. Le Christ est revenu à ses disciples trois jours après qu’ils l’ont délaissé. Si le péché s’inscrit dans une histoire, c’est justement afin que nous ne nous enfermions pas en lui.

Je pensais me mettre en règle en entrant dans le confessionnal. En en ressortant, je me trouve ré-embarqué dans une aventure qui rebondit ! »

Jean-Michel Castaing, dans les Cahiers Libres

Jean Vanier : La grande question humaine, c’est la peur

« La grande question humaine, c’est la peur. La peur de quoi ? Dans la Genèse, après qu’Adam et Ève se sont séparés de Dieu, il est dit que Dieu vint à la recherche d’Adam. Et puis Dieu dit ‘Adam, où es-tu ?’. Adam répond : ‘j’ai eu peur parce que j’étais nu, et je me suis caché’. La nudité, c’est nos faiblesses, nos fragilités, nos manques, nos vides. C’est peut-être cela la plus grande peur : que l’autre découvre ma fragilité, là où je veux apparaître fort ».

Écouter Jean Vanier sur RCF

Pourquoi l’ascèse en temps de Carême ?

« Bien sûr. On ressent de la joie. Tous ceux qui pratiquent le jeûne vous diront que l’on ressent un état d’euphorie, un sentiment de bien-être, mais qui n’est pas une fin en soi. Le principal, c’est la relation avec le Seigneur et avec les autres. L’ascèse n’enferme pas sur soi, elle ouvre sur les autres, elle me rend plus sensible à leurs besoins, elle me rend plus délicat et plus attentionné. L’ascèse est un moyen au service de la charité, de l’attention aux autres, de la disponibilité à Dieu et aux autres ».

Père Dominique Salin sj, sur jesuites.com

Judas nous révèle nous-mêmes

Capture« ‘Nous avons peu de justifications pour parler avec indignation du traître. Judas nous révèle nous-mêmes’, a souligné le prédicateur. Et de citer l’écrivain français Emmanuel Carrère dans son livre Le Royaume (2014) : ‘Je t’abandonne, Seigneur. Toi, ne m’abandonne pas’.

Les pasteurs doivent aussi se demander comment rejoindre ceux qui sont loin de la foi, a-t-il poursuivi en donnant un exemple personnel : ‘Je vis avec une communauté de jeunes qui font deux missions populaires par an. Je les taquine parce qu’ils vont danser dans les rues, entrent dans les discothèques et vont dans les bars. … Mais ils savent combien j’ai d’estime pour le fait qu’il y ait quelqu’un qui se rende là où il y a ce que nous ne voudrions pas voir, il y a des jeunes peut-être désespérés… Même si nous n’accomplissons pas ce devoir, nous devons être reconnaissants et solidaires envers ceux qui vont chercher dans les rues, comme disait Jésus, les païens et les publicains' ».

Anne Kurian sur zenit.org

Et pourquoi pas un jeûne de connerie ?

cell-phone-1245663_1920-690x450Résumer ainsi le propos d’Inés San Martín, correspondante de Crux au Vatican, c’est le reformuler d’une manière que d’aucuns pourraient juger abrupte mais c’est encore faire montre d’une espérance renouvelée en nos frères et sœurs. Son propos était initialement titré « For Lent, how about giving up knee-jerk reactions on Twitter? », ce qui pourrait se traduire par : « et pourquoi ne pas abandonner les réactions pavloviennes/instinctives sur Twitter ? ».

De fait, si quelques jours après le début du Carême, nous cherchons encore un effort à faire qui puisse nous rapprocher de Dieu, pourquoi pas arrêter d’être cons ?

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Le Carême en Irak, avec Mgr Sako

En Irak, le conflit se poursuit entre les forces irakiennes, appuyées par la coalition internationale, et les jihadistes du groupe Etats islamique. A Mossoul, la bataille fait désormais rage dans la partie Ouest de la ville. Dans les zones libérées de la plaine de Ninive, les habitants reviennent très progressivement, à Qaraqosh en particulier, et dans leurs villages. Et parmi eux les chrétiens–chaldéens, syriaques catholiques et orthodoxes, membres des Eglises arméniennes. Des chrétiens d’Irak qui sont entrés eux aussi, depuis dimanche dernier, en Carême.

Interview de Mgr Sako pour évoquer le quotidien des chrétiens d’Irak :

Un jeûne véritable, attentif au prochain, fondé sur la justice

Capture« Le Seigneur attend un jeûne véritable, attentif au prochain, fondé sur la justice a précisé le Saint-Père. Le Pape a raconté une anecdote, celle du père Pedro Arrupe, l’ancien supérieur des Jésuites, quand il était missionnaire au Japon. Un riche homme d’affaires lui fit un don pour son activité missionnaire, mais avec lui se tenaient un photographe et un journaliste. L’enveloppe contenait simplement 10 dollars.

‘Ne vous éloignez pas de l’œuvre bonne, car c’est pour le Père que vous la faites’ a averti le Pape, rappelant les paroles de Jésus invitant à prier dans le secret, et à faire l’aumône sans tambour ni trompette ».

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La conversion face au handicap

Une conférence de carême donnée dans le diocèse de Valence, à écouter : un merveilleux témoignage par Patrick Corcoran, directeur de l’Arche de Jean Vanier à Hauterives, sur la conversion.

« Le Carême est le temps pour dire non. »

Le pape François lors de la messe du Mercredi des Cendres, mercredi 1er mars 2017. / VINCENZO PINTO/AFP
Le pape François lors de la messe du Mercredi des Cendres, mercredi 1er mars 2017. / VINCENZO PINTO/AFP

La Carême est un chemin : il nous conduit à la victoire de la miséricorde sur tout ce qui cherche à nous écraser ou à nous réduire à quelque chose qui ne convient pas à la dignité des fils de Dieu. Le Carême est la route de l’esclavage à la liberté, de la souffrance à la joie, de la mort à la vie. Le geste des cendres par lequel nous nous mettons en chemin nous rappelle notre condition d’origine : nous avons été tirés de la terre, nous sommes faits de poussière. Oui, mais poussière dans les mains amoureuses de Dieu qui souffle son Esprit de vie sur chacun de nous et veut continuer à le faire ; il veut continuer à nous donner ce souffle de vie qui nous sauve des autres types de souffle : l’asphyxie étouffante provoquée par nos égoïsmes, asphyxie étouffante générée par des ambitions mesquines et des indifférences silencieuses ; asphyxie qui étouffe l’esprit, réduit l’horizon et anesthésie les battements du cœur. Le souffle de la vie de Dieu nous sauve de cette asphyxie qui éteint notre foi, refroidit notre charité et détruit notre espérance. Vivre le Carême c’est désirer ardemment ce souffle de vie que notre Père ne cesse de nous offrir dans la fange de notre histoire. […]

Le Carême est le temps pour dire non. Non à l’asphyxie de l’esprit par la pollution causée par l’indifférence, par la négligence à penser que la vie de l’autre ne me regarde pas, par toute tentative de banaliser la vie, spécialement celle de ceux qui portent dans leur chair le poids de tant de superficialité. Le Carême veut dire non à la pollution intoxicante des paroles vides et qui n’ont pas de sens, de la critique grossière et rapide, des analyses simplistes qui ne réussissent pas à embrasser la complexité des problèmes humains, spécialement les problèmes de tous ceux qui souffrent le plus. Le Carême est le temps pour dire non ; non à l’asphyxie d’une prière qui nous tranquillise la conscience, d’une aumône qui nous rend satisfaits, d’un jeûne qui nous fait nous sentir bien. Le Carême est le temps pour dire non à l’asphyxie qui nait des intimismes qui excluent, qui veulent arriver à Dieu en esquivant les plaies du Christ présentes dans les plaies des frères : ces spiritualités qui réduisent la foi à une culture de ghetto et d’exclusion.

Vivre le carême avec la Parole de Dieu

Merci à Coolus pour cette illustration - cliquez pour découvrir son site !
Merci à Coolus pour cette illustration 

Lemessin, qui contribue au Samaritain, a aussi un blog : il nous propose chaque matin, pendant tout le carême, une méditation sur la Parole de Dieu.

Voilà, c’est le carême. Et du coup, j’ai décidé de me coltiner la Parole de Dieu un peu plus que d’habitude. Alors plutôt que de me faire ma petite médiation personnelle de la Parole de Dieu, je vais prendre le temps d’écrire, pour la creuser un peu plus. Et puis, comme ce serait dommage de ne pas partager…

PS : précaution d’usage : D’ores et déjà, si ce que j’écris vous heurte ou vous choque, ce n’est pas forcément volontaire, mais parfois si ! Laissez-vous aussi bousculer un peu… Et bon carême

Le carême est un chemin d’espérance

Pour bien comprendre ce que signifie le Carême, le Pape est revenu sur le sens de ces 40 jours précédant Pâques qui font référence à l’Exode des Hébreux « dans l’espérance de rejoindre la Terre promise ». Comme le résume bien Xavier Sartre pour Radio Vatican, François explique que malgré la tentation permanente de retourner en arrière, vers l’Egypte, les hébreux ont accompli un « exode », au sens propre du terme, une « sortie de l’esclavage vers la liberté ». Et pour nous aussi, a précisé le Saint-Père, il s’agit d’une « sortie de l’esclavage, du péché, vers la liberté, vers la rencontre avec le Christ Ressuscité ». « Chaque pas, chaque effort, chaque épreuve, chaque chute et chaque reprise, tout a un sens à l’intérieur du dessein de salut de Dieu qui veut pour son peuple la vie et non la mort, la joie et non la douleur ».

Le mercredi des Cendres et le mystère du phénix

Capture« Le mystère du phénix est plus proche que nous ne le pensons.

Seule, notre vie est fragile, pauvre, risque de se disperser au vent comme la cendre ; dans les mains de Dieu cette fragilité est sauvée, dans sa mort nous sommes ensevelis, dans sa résurrection nous-aussi sommes ressuscités (Col 2, 12).

Le thème du corps est central, fondamental dans le christianisme, nous proclamons chaque dimanche dans le Credo : ‘Je crois à la résurrection de la chair’.

Et c’est précisément le thème du corps qui lie et détermine les trois attitudes qui caractérisent le chemin du Carême chrétien : le jeûne, l’aumône, la prière ».

Lire le chemin proposé par le père Pietro Biaggi

Nos corps sont une promesse

Les Dominicains renouvellent leur proposition de Carême avec Retraite dans la Ville, déjà rejointe par près de 130.000 personnes. Elle est centrée cette année sur le thème du corps.

La vidéo de présentation est expliquée ici : un boxeur, qui se bat pour vivre, et qui est « appelé à se relever, par la grâce ».

La méditation de ce jour est en ligne :

Autrefois, on rompait le pain en trois parcelles. L’une était mise dans la coupe, l’autre servait pour la communion du prêtre et des fidèles et la dernière était conservée pour la communion des malades et des agonisants. Un pain unique, rompu et partagé en trois pour signifier trois réalités.

Bon et saint carême !

Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur,
mais écoutez la voix du Seigneur.

Antienne de l’Evangile du mercredi des Cendres

Comment vais-je réussir ces quarante jours ?

Capture« Le carême s’accompagne de résolutions que nous prenons pour vivre ce beau temps. Orientés autour des piliers du carême, ce sont les fameux efforts de carême ! Souvent, nous reprenons des efforts classiques comme : prier plus, être gentil et ne pas manger de chocolat. C’est peut-être ici le lieu de dissiper un des grands malentendus autour du carême : Jésus n’a jamais déclaré la guerre au chocolat ! Il n’y a pas de 11e commandement interdisant le chocolat ! »

« Le pape François nous invite à profiter de ce temps pour découvrir le don de la Parole de Dieu. Et si j’en profitais pour lire un livre biblique tout au long de ce carême ? »

Abbé Roland-Gosselin sur Padreblog

 

Carême : notre cœur, notre intelligence et notre corps en éveil

Capture« Bientôt va commencer le temps du Carême. Que faire pour que ces semaines ne soient pas comme les autres, (pour nous qui fréquentons le Centre Sèvres) ? Nous savons bien que le Carême n’est pas ce temps où il faudrait s’acquitter d’un certain nombre de privations et se tenir dans l’austérité pour être en règle avec la loi. Il est le moment où nous nous pouvons prendre conscience de notre finitude, de notre incapacité à aimer par nous mêmes, et de la nécessité vitale de nous tourner vers un autre que nous… »

François Boëdec, chez Zabou

Carême : J-7

C’est le moment de s’inscrire pour vivre le carême, avec quelques propositions :

Avec les Dominicains pour Carême dans la Ville (un mail par jour)

Avec L’Oeuvre des vocations qui propose chaque jour une méditation de Mgr Jérôme Beau (trois mails par semaine)

Avec Notre-Dame du Web pour une retraite ignacienne (deux mails par semaine)

Avec les Carmes et Ste Elisabeth de la Trinité (un mail par semaine)

 

Et une autre solution pour vivre le carême, pas incompatible avec ces différentes retraites : pensez à déconnecter un peu !

La confiance, ca se travaille !

« Dans une société de défiance, comment susciter la confiance ? » : voici le thème retenu pour les conférences de Carême à Notre-Dame de Pentecôte (La Defense).

6 rencontres à l’heure du déjeuner sur la famille, l’entreprise, l’espérance à susciter, ouvertes à toutes et tous, travaillant à La Défense ou non

A découvrir et partager en retrouvant le programme ICI.

Un chemin vivifiant vers Pâques

Capture« Couvrant les trois années liturgiques A,B et C, l’auteur commente l’évangile de chaque jour, du Mercredi des Cendres jusqu’à Pâques et achève la méditation proposée par une courte prière quotidienne.
Il engage le lecteur à revenir au texte (reproduit en entier pour plus de commodité) et à faire le lien avec sa propre vie, pour formuler sa prière personnelle à partir de ce qu’il vit et de ce qu’il sent, selon la méthode d’Ignace de Loyola.
Vécus au fil des jours, ces exercices proposent un chemin vivifiant vers Pâques ».

« Le Temps du Carême » par Jacques Fédry, sj