Renonciation de Benoît XVI ? Blame Obama.

Sans que l’on ne sache très bien pourquoi il faudrait blamer Obama plutôt que le groupe de Bilderberg, les Illuminati ou la loge P2, certains milieux désorientés imputent à son administration une responsabilité dans la renonciation de Benoît XVI – ce qui est peu flatteur pour le pape émérite dont on semble ainsi présumer une faiblesse de caractère dont il n’a jamais fait preuve.

Le Père Lombardi est revu sur ce sujet de façon particulièrement claire, comme le rapporte Zenit :

 [Le pape émérite Benoît XVI] affirme qu’il a pris la décision de sa renonciation en pleine liberté et responsabilité et qu’il n’y a aucun mystère à révéler (…) J’ai toujours pensé que Benoît XVI était un homme qui donne la priorité à la vérité (…) Il ne me semble pas qu’il soit nécessaire de penser à de terribles pressions d’outre-Atlantique. Nous pouvons tranquillement penser que cela a été une décision très sage et raisonnable, devant Dieu et devant les hommes.

Des nouvelles de Benoît XVI

ANSA1033918_ArticoloBenoît XVI a renoncé à sa charge il y a 4 ans, le 11 février 2013.

Benoît XVI vit « son service d’accompagnement dans la prière de la vie de l’Église et de solidarité avec son successeur » « dans la prière, en retrait, d’un point de vue spirituel et avec une discrétion extrême », explique le père Lombardi.

[Le P. Lombardi a trouvé Benoît XVI] « parfait du point de vue de la lucidité, de la présence spirituelle, mentale ». « C’est un vrai plaisir d’être avec lui », ajoute-t-il, reconnaissant que ses « forces physiques s’affaiblissent un peu ». Mais, rassure-t-il, « il est sur pied, il peut marcher chez lui ». « C’est une personne âgée devenue un peu plus fragile avec le temps mais qui est parfaitement présente et qu’il est très agréable de rencontrer ».

Depuis quatre ans, Benoît XVI vit « dans la prière », avec « Dieu au centre, la foi comme sens de notre vie », « ce sens de la proximité de la rencontre avec Dieu, sa façon de vivre le vieil âge comme un temps de préparation et de familiarisation avec le Seigneur que l’on se prépare à rencontrer ».

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Mes trois papes…

Capture« S’exprimant, mercredi 25 janvier, en ouverture des Journées Saint-François de Sales, rassemblement annuel de la presse chrétienne à Annecy (Haute-Savoie), le P. Federico Lombardi est revenu sur son expérience de communicant auprès des papes Jean-Paul II, Benoît XVI et François ».

Lire dans La Croix

Benoît XVI, dernières conversations

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« Il n’en demeure pas moins un extraordinaire témoin de ce qui a été vécu par l’Église au moment du tournant conciliaire, mais aussi en amont et en aval. C’est pourquoi on ne saurait être trop reconnaissant à Peter Seewald de poursuivre avec Benoît XVI une conversation commencée dès 1996 et qui lui a permis d’écrire deux livres indispensables pour comprendre l’œuvre et la destinée de Joseph Ratzinger (Le sel de la Terre et Lumière du monde).  Dernières conversations, qui vient de paraître, apporte nombre de précisions utiles sur le passé, notamment sur les épreuves traversées durant le pontificat ».

Gérard Leclerc dans France Catholique…

Les zelanti papaux

capture« L’on voit apparaître de nouveau aujourd’hui, au nom d’une extrapolation bergoglienne, l’herméneutique de rupture et de table rase qui a gravement caricaturé l’interprétation de Vatican II dans bien des milieux d’Église pendant deux décennies. Or le magistère catholique a un développement homogène et ce qui s’avère postérieurement trop dis­parate ne tient pas dans la durée et risque même souvent de provoquer une réaction inverse ».

Par le père Jean-Michel Garrigues, op.

Benoît XVI est-il un raté ?

i-autre-26740_360x440-benoit-xvi-dernieres-conversations-ed-fayard-netCe sont certainement les dernières conversations que nous pouvons avoir avec Benoît XVI, lui qui s’en tient par ailleurs au silence. Et si ce livre d’entretiens n’est pas le « livre-événement » promis au sens de quelque déclaration fracassante que ce soit, on y retrouve avec tendresse le pape doux et humble que l’on a aimé.

Lui qui n’hésite pas à assumer certaines critiques à son égard. Lui qui n’a pas un mot qui puisse trahir une distance quelconque avec son successeur, qui va jusqu’à lui reconnaître des qualités dont il serait dépourvu. Lui qui assume sa fidélité et son obéissance comme l’évidence dont on ne pouvait douter de sa part. Comment a-t-il pu promettre une obéissance absolue à son successeur, sans le connaître ? « Le pape est le pape, quel qu’il soit ». Simple et indiscutable.

Certains peuvent lui reprocher de ne pas avoir mené à bien des réformes administratives nécessaires. Mais outre le fait qu’il n’est pas resté inactif, il le dit tranquillement : convaincu que son pontificat ne pourrait être long, il n’entendait pas se consacrer à des réformes dont il savait qu’il ne pourrait venir à bout mais il voulait se concentrer sur l’essentiel, la foi.

Ces entretiens sont aussi l’occasion de balayer des hypothèses absurdes, sur un chantage qui l’aurait poussé à la démission, sur une déprime de sa part. L’occasion de revenir sur la démondanisation nécessaire de l’Eglise, et spécialement dans son pays natal. Sur son rôle éminent lors du Concile, malgré sa jeunesse.

En tant que pape, avez-vous été un réformateur un conservateur ou, comme le prétendent vos détracteurs, un raté ?

Je ne peux pas me considérer comme un raté.

Idée absurde. Certainement parce que nous ne sommes pas au rang de ses détracteurs et que, faute d’avoir « retrouvé la foi » (cf l’intégralité de l’échange), avec lui, nous l’avons affermie, appuyée, sur le roc. Un jour pas si lointain, nous lui dirons un nouvel adieu. D’ici là, n’hésitez pas à vivre l’occasion d’une dernière conversation, bienveillante, entre lui et nous.

Pensée du jour

L’engagement politique en faveur d’un aspect isolé de la doctrine sociale de l’Église ne suffit pas à répondre totalement à la responsabilité pour le bien commun.

Cardinal Joseph Ratzinger
Note doctrinale du 24 novembre 2002 sur l’engagement des catholiques en politique