‘Aux captifs la libération’ et l’alcool

« ‘Depuis dix ans, nous avons remarqué que nous allons de moins en moins vers les gens qui avaient une addiction prononcée à l’alcool’, estime François Le Forestier, de l’association consacrées aux personnes de la rue Aux captifs la libération.

En cause, la politique de sevrage des alcooliques : il était posé comme un préalable à toute discussion ».

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Rester à la rue est un droit

78550_solidarite-noel-le-forestierDans le cadre de sa campagne de solidarité de Noël, Laurent Grzybowski, pour La Vie, a interrogé François Le Forestier, responsable du pôle précarité-exclusion de l’association Aux captifs la libération. C’est dans ce cadre qu’il fait cette déclaration qui peut paraître étonnante :

Donc, pour vous, rester dans la rue et refuser les aides reste un droit ?

Certainement ! Ce n’est peut-être pas un exercice très éclairé de la liberté, mais c’est un droit. Cette relation que nous maintenons coûte que coûte avec ceux et celles qui vivent dans la rue permet à chaque personne accueillie d’exister dans le regard de nos permanents ou de nos bénévoles et de voir ainsi leur dignité reconnue. La question est avant tout spirituelle. Ce qui tue les gens de la rue, au sens propre, ce n’est pas d’abord le froid, la faim ou la maladie. C’est l’isolement, c’est l’indifférence, c’est le fait de ne compter pour personne. En allant à leur rencontre, permettons-leur d’exister !

L’ensemble s’éclaire avec le reste de l’entretien.

L’occasion aussi de souligner, c’est l’objet de la campagne de La Vie, qu’Aux captifs la libération a besoin d’aide pour financer la rénovation totale de son espace de solidarité et d’insertion, rue de Rocroy à Paris, qui n’est plus en état de recevoir dignement les personnes. Vous qui vous demandiez à qui faire un don, avant la fin de l’année, c’est une autre très bonne idée.