Le pharisien et le publicain vus par Mauriac

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Cette vision particulière du roman comme instrument de foi repose sur le constat d’une disparition de Dieu. Disparu de la morale, disparu de la littérature, le voilà à présent qui disparaît des cœurs. Plutôt que de l’invoquer avec force ou d’organiser son retour avec fracas dans ses œuvres, Mauriac est guidé par l’intuition d’une soif universelle de Dieu qui travaille jusqu’à l’âme du plus fieffé pécheur. Si le roman parvient à lui en faire prendre conscience, il sera libre alors de se tourner vers la source à laquelle boire. Dans les deux romans, le vent ne cesse jamais de souffler ni l’eau de couler, irriguant le récit de part en part de leur évidence discrète. Thérèse et Louis étouffent et meurent de soif à deux pas de ce puits autour duquel ils errent sans jamais le voir : l’écriture de Mauriac consiste à leur en révéler la présence, si proche, si nécessaire et pourtant si discrète.

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Castel Gandolfo ouvert au public !

Deux ans après avoir ouvert aux touristes ses magnifiques jardins, le pape François a décidé d’ouvrir au grand public les appartements privés de la grande résidence d’été des papes à Castel Gandolfo, renonçant ainsi définitivement à aller s’y reposer comme faisaient ses prédécesseurs. À compter du 21 octobre prochain, les visiteurs pourront découvrir ces lieux aux tentures damassés de pourpre et d’or, à la décoration fidèle au Palais apostolique du Vatican. Un havre de paix que le pape Benoît XVI chérissait particulièrement. Le pape émérite s’y était d’ailleurs retiré après sa renonciation, le 28 février 2013, le temps que les cardinaux élisent son successeur et que les travaux de son logement définitif, au monastère Mater Ecclesiae, dans les jardins du Vatican, soient terminés.

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L’intelligence du travail par Pierre-Yves Gomez

Interview de Pierre-Yves Gomez suite à la sortie de son dernier ouvrage sur le sens du travail, la condition du travailleur et la société de consommation :

Dans la cité du consommateur le travail est simplement un moyen permettant de consommer davantage. On travaille pour pouvoir acheter. Le sens propre au travail effectué, au projet auquel on appartient s’atténue et finalement, c’est la capacité émancipatrice du travail qui disparaît.

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Une relecture contemporaine de L’Utopie de More

Où l’on découvre que Thomas More promouvait déjà une réforme écologique et décroissante et démontrait les excès à venir d’une société au capitalisme débridé.

Par quoi il advient que certains laboureurs, circonvenus par des tromperies, ou opprimés par violence, ou lassés par des injures, sont dépouillés et dénués de leurs terres, ou sont contraints de les vendre, afin qu’un avaricieux qui n’a jamais suffisance, et qui est une peste en son pays, augmente son territoire et en un circuit enclose quelques milliers d’arpents de terre. 

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Rachid Santali, le Bernard Pivot du 9.3

Quand un ancien cancre organise des dictées géantes dans les quartiers populaires :

Ici, il n’y a pas de perdants, il n’y a que des gagnants ! La dictée est un symbole de l’école et, pour beaucoup, de l’échec scolaire. Nous, on valorise tout le monde parce que, dans la vie, on peut faire des fautes et là, c’est pareil. Mais on en fait quelque chose d’accessible et d’amusant 

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