Il est licite de s’affranchir de la loi

gleeden_logoJeudi dernier, la Justice a débouté les AFC de son procès contre Gleeden, site « spécialisé » dans les rencontres extra-conjugales, aux motifs principaux que :

  • la violation de l’obligation de fidélité ne constituerait pas nécessairement une faute, car les époux peuvent s’en délier d’un commun accord et le comportement de l’un excuser l’infidélité de l’autre,
  • dès lors, seuls les époux pourraient se prévaloir d’un manquement à cette obligation.
  • L’infidélité n’étant pas nécessairement une faute, il ne serait pas illicite d’en faire la promotion.

En somme, l’exception fait la règle : le Tribunal donne toute force aux exceptions les plus infimes – les adultères consentis – pour balayer la règle.
Ceci est d’autant plus regrettable que ces situations ne sont, à l’évidence, pas celles qui sont visées par le site, qui joue allègrement sur le registre du secret, du mensonge, des « astuces pour ne pas se faire prendre ». […]

De fait, les AFC entendent interroger la société tout entière sur cette question, qui n’est pas celle de l’infidélité, mais celle du business de l’infidélité, de la promotion de la duplicité.

Comment la justice qui, sauf exception, prononce le matin, un divorce pour faute sur ce fondement pourrait-elle, le soir, dire qu’on a le droit de le favoriser ? Comment un maire qui, tous les jours, rappelle l’article 212 du code civil aux nouveaux époux, peut tolérer qu’à la sortie de la mairie, une société privée les incite et les aide à s’en affranchir ?

Derrière la légèreté apparente du commerce de Gleeden, il y a des drames personnels et un business sur lequel chacun doit s’interroger. Les dégâts causés par l’infidélité sur la stabilité des couples, le bien-être des enfants, le lien social ne sont plus à prouver. Il n’est pas acceptable de les sacrifier à des intérêts strictement mercantiles. On ne peut se résoudre à ce que les exigences du commerce l’emportent sur la protection de la famille.

C’est pourquoi les AFC ont décidé de faire appel de ce jugement.

Décès de Mgr Malbois

Mgr MalboisMgr Albert Malbois, dernier évêque français à avoir participé à l’ensemble du Concile Vatican II, est décédé dimanche 12 février. 

Mgr Malbois est né en 1915 ; ordonné prêtre en juin 1938 pour le diocèse de Versailles, il a été longtemps aumônier de lycée, puis « directeur des Oeuvres » à Versailles. Évêque auxiliaire de Versailles entre 1961 et 1966, il a donc participé au Concile Vatican II à Rome, entre 1962 et 1965. Il fut le premier évêque du diocèse Corbeil Essonnes entre 1966 et 1977.

Il quitte sa charge à la tête du diocèse de Corbeil-Essonnes en 1977.

Le tournoi des 6… Stations

Tournoi des 6 stationsDu 13 au 19 février se jour le Tournoi des 6 stations. Au programme, des matchs de rugby sur la neige, avec d’anciens internationaux : Dimitri Yachvili, Imanol Harinordoquy, Serge Betsen, Yann Delaigue, Jérôme Thion, Damien Traille, Marc de Rougemont, Olivier Magne, Mike Tindall, Simon Shaw, Christophe Dominici, Lionel Faure…

Et au milieu de ces joueurs, Marc de Saint-Sernin. Prêtre.

Avant d’aborder tout sujet, le prêtre tient à se justifier. «Il faut d’abord dire une chose: je joue au rugby parce que j’aime ça, ça me fait du bien et j’ai le temps de le faire, ce qui n’est pas le cas de beaucoup de confrères. C’est la première dimension. Ensuite, jouer au rugby n’a rien contre l’Evangile. Au contraire!». Le clerc ne manque pas de rappeler que le Pape lui-même a fait l’éloge de ce sport en 2013 lorsqu’il reçut, au Vatican, les équipes d’Argentine et d’Italie.

L’homme de 41 ans joue en première série sur la côte d’Azur au Rugby Club du Golfe. Vicaire à St Tropez, Marc de Saint Sernin a la tête dans les étoiles depuis qu’il a appris qu’il allait participer au fameux tournoi de rugby dans la neige. «Mon premier sentiment, c’est celui d’une certaine fascination parce que je vais jouer avec des joueurs que j’ai toujours admirés qui sont plus ou moins de ma génération. J’ai 41 ans, ils en ont entre 36 et 45. Mais ils ont beau avoir le même âge, c’est pas que ce sont des dieux pour moi, mais c’est fascinant de jouer avec eux qui ont été au top niveau. Ils ont joué contre les plus grandes équipes du monde».

 

Business Moines

Un beau reportage sur l’artisanat monastique dans plusieurs abbayes de France – Chantelle, Oelenberg, Igny et Cîteaux – pour parler du travail de ces communautés : cosmétique, farine, chocolat ou fromage…

Un petit bémol simplement : ça manquait un peu de bière, de vin ou de liqueur.

 

A revoir en replay pendant quelques jours

Le cardinal Parolin à Lourdes

parolin-320« Je salue cordialement les pèlerins de langue française en particulier les jeunes venus de France, a dit le pape François, en italien immédiatement traduit en français, lors de l’audience générale du mercredi 8 février 2017, dans la salle Paul VI du Vatican. Je serai de tout cœur en communion avec les pèlerins qui, samedi, fêteront Notre Dame de Lourdes, en particulier les malades. Que la Vierge Immaculée leur donne le courage de l’espérance et les garde dans la paix. Que Dieu vous bénisse. »

Samedi, 11 février, en la fête universelle de Notre Dame de Lourdes, le Sanctuaire de Lourdes  accueille la 25e Journée mondiale du malade. Le cardinal Secrétaire d’Etat du Vatican, Pietro Parolin, est à Lourdes les 10 et 11 février, envoyé comme légat par le pape François. La délégation vaticane inclura aussi à Lourdes le cardinal Peter Turkson, préfet du dicastère pour le service du développement humain intégral.

À voir sur le site du sanctuaire de Lourdes

Un nouveau site pour l’AELF

AELFL’AELF (Association Episcopale Liturgique pour les Pays Francophones) lance aujourd’hui son nouveau site !

Rassurez-vous, pour le principal, rien ne change ! Le site de l’AELF continuera de vous permettre d’accéder librement aux textes de la Bible de la liturgie, aux Lectures de la messe et de la Liturgie des Heures, et ce de manière totalement gratuite. Du côté des nouveautés, vous pourrez accéder, selon votre souhait au calendrier liturgique romain ou à celui de votre choix (Afrique du Nord, Belgique, Canada, France, Luxembourg ou Suisse). De même, il vous sera désormais possible de télécharger en un clic les textes en format Word, vous simplifiant grandement la réalisation de vos feuilles de messes. Également, nous répondrons à la demande exprimée par plusieurs d’entre vous d’intégrer les textes des Lectures bibliques pour l’Office des jours.

Enfin, pour rendre les textes toujours plus accessibles, nous sommes désormais présents sur Twitter (@AELF_officiel). Chaque jour, une phrase de l’Évangile viendra vous inviter à faire une pause dans le rythme de nos vies pour accorder du temps à la Parole.

Communiquer l’espérance et la confiance en notre temps

Pape FrançoisEn ce 24 janvier, fête de St François de Sales, patron des journalistes et écrivains (entre autres…), le Pape François a publié son message pour la prochaine journée mondiale des communications sociales.

L’accès aux médias, grâce au développement technologique, est tel que beaucoup de gens ont la possibilité de partager instantanément l’information et de la diffuser de manière capillaire. Ces informations peuvent être bonnes ou mauvaises, vraies ou fausses. Par le passé, nos pères dans la foi parlaient de l’esprit humain comme de la meule d’un moulin qui, actionnée par l’eau, ne peut pas être arrêtée. Celui qui est responsable du moulin a cependant la possibilité de décider de moudre du grain ou de l’ivraie. L’esprit de l’homme est toujours en action et ne peut cesser de « moudre » ce qu’il reçoit, mais c’est à nous de décider de quel matériel l’approvisionner.

Je voudrais que ce message puisse atteindre et encourager tous ceux qui, dans leur milieu professionnel ou dans leurs relations personnelles, « moulent » chaque jour beaucoup d’informations pour offrir un pain frais et bon à ceux qui se nourrissent des fruits de leur communication. Je voudrais exhorter chacun à une communication constructive qui, en rejetant les préjugés envers l’autre, favorise une culture de la rencontre grâce à laquelle il est possible d’apprendre à regarder la réalité en toute confiance.

Un message particulièrement adapté aux internautes, et à lire en entier ici !

Lutter contre la pédophilie

Lutter contre la pédophilieLutter contre la pédophilie, c’est le titre d’un guide de la Conférence des Evêques de France, dont la 3e édition sort en librairie le 27 janvier.

La promotion et la diffusion de cet ouvrage s’inscrivent dans les mesures prises pour faire de l’Église, un lieu sûr pour les enfants et les jeunes. Cet ouvrage permettra, dans les différents lieux d’Église, de former les acteurs de terrain à la vigilance et à la juste posture éducative. Il trouve sa traduction numérique sur le site luttercontrelapedophilie.catholique.fr.

La CEF a également publié les résultats d’une enquête sur les faits de pédohpilie qui ont touché l’Eglise :

  • Il y a aujourd’hui 9 clercs (prêtres et diacres diocésains ou religieux) emprisonnés en France pour des faits de violences sexuelles commises sur des mineurs sur un total d’environ 15 000 clercs présents.
  • 37 clercs ont exécuté leur peine et sont sortis de prison.
  • Par ailleurs 26 clercs font l’objet d’une mise en examen, soit moitié moins qu’en 2010.
  • Depuis 6 ans, 137 signalements de faits pédo-criminels ont été signalés aux Procureurs de la République par l’Église.
  • Enfin, 222 victimes se sont manifestées, parmi elles, certaines dévoilaient des faits anciens, ou très anciens, pour lesquels les auteurs pouvaient être morts, avaient fait l’objet de poursuites pour ces faits ou n’avaient fait l’objet d’aucune plainte. Plus de 60% des témoignages que nous avons recueillis concernent des faits survenus avant 1970 ; 35% des faits sont survenus entre 1970 et 2000 et 4% des agressions révélées se sont déroulées depuis les années 2000.

Prions pour ces victimes : que l’amour de Dieu les guérisse et les apaise.

Pour les acteurs de l’Eglise, évêques, prêtres, diacres, religieux et laïcs : qu’ils soient vigilants, attentifs et compatissants.

Pour les auteurs de ces actes : qu’ils reconnaissent le mal qu’ils ont fait, demandent pardon et se convertissent.

Une année mariale à Aix-en-Provence

annee-mariale-aix-sliderMgr Christophe Dufour présente la démarche missionnaire dans le diocèse d’Aix et Arles:

Voilà deux ans que nous cherchons à vivre, dans notre diocèse, à la lumière de la lettre apostolique La Joie de l’Evangile, une transformation missionnaire.

Nous vivons en effet des temps difficiles, une sorte de traversée du désert, éprouvante, pouvant conduire au découragement. En même temps, c’est une époque magnifique, passionnante, je dirais même exaltante, avec de belles conversions, des initiatives fructueuses, des cœurs qui s’ouvrent. Je dis souvent que nous sommes une jeune Eglise au sens où il y a un appel permanent à la fonder et la refonder, à renouveler notre acte de foi comme aux premiers temps de l’Eglise. Mais le Seigneur ne nous dit pas très bien où il nous conduit, nous avons donc besoin de cet acteur essentiel qu’est l’Esprit Saint.

Pour vivre cette nouvelle naissance, cette éclosion missionnaire à laquelle nous appelle le pape François, une lumière doit nous être donnée, comme elle fut donnée à Marie le jour de l’Annonciation et aux Apôtres à la Pentecôte. C’est portés par Marie mère de Dieu, mère de l’Eglise, mère de notre famille diocésaine, que nous sommes invités à devenir disciples-missionnaires, au sein de communautés aimantes et fraternelles.

Plusieurs propositions sont faites pour vivre une année mariale : partir en pèlerinage, consacrer le diocèse à Marie Immaculée le 8 décembre, aménager dans chaque maison un lieu de prière…

Une lettre du Pape aux jeunes

cq5dam-1Chers jeunes,

J’ai la joie de vous annoncer qu’en octobre 2018 se célébrera le Synode des Évêques sur le thème « les jeunes, la foi et le discernement vocationnel ». Je vous ai voulu au centre de l’attention parce que je vous porte dans mon coeur. […]

Me viennent à l’esprit les paroles que Dieu adressa à Abram: « quitte ton pays, ta parenté et la maison de ton père, pour le pays que je t’indiquerai » (Gn 12, 1). Ces paroles s’adressent aujourd’hui aussi à vous: ce sont les paroles d’un Père qui vous invite à “sortir” pour vous lancer vers un futur non connu mais porteur de réalisations certaines, vers lequel Lui-même vous accompagne. Je vous invite à écouter la voix de Dieu qui résonne dans vos coeurs à travers le souffle de l’Esprit Saint. […]

Je souhaite aussi vous rappeler les paroles que Jésus dit un jour aux disciples qui lui demandaient: « Maître, où habites-tu? ». Il répondit: « Venez et voyez » (Jn 1, 38-39). Vers vous aussi Jésus tourne son regard et vous invite à aller chez lui. Chers jeunes, avez-vous rencontré ce regard? Avez-vous entendu cette voix? Avez-vous ressenti cette ardeur à vous mettre en route? Je suis sûr que, même si le vacarme et la confusion, semble régner dans le monde, cet appel continue à résonner dans votre âme pour l’ouvrir à la joie complète. […]

Un monde meilleur se construit aussi grâce à vous, à votre désir de changement et à votre générosité. N’ayez pas peur d’écouter l’Esprit qui vous suggère des choix audacieux, ne temporisez pas quand la conscience vous demande d’oser pour suivre le Maître. L’Église même désire se mettre à l’écoute de votre voix, de votre sensibilité, de votre foi; voire de vos doutes et de vos critiques. Faites entendre votre cri, laissez-le résonner dans les communautés et faites-le arriver aux pasteurs. Saint Benoît recommandait aux abbés de consulter aussi les jeunes avant toute décision importante, parce que “souvent Dieu révèle à un plus jeune ce qui est meilleur” (Règle de Saint Benoît III, 3).

Unité des chrétiens : « l’amour du Christ nous presse »

Visuel_UC_2017_définitif_WEBDu 18 au 25 janvier a lieu la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens, sur le thème « l’amour du Christ nous presse ».

Le 31 octobre 1517, Martin Luther affichait sur la porte de l’église du château de Wittemberg ses 95 thèses sur les indulgences qui déclenchèrent le mouvement de la Réforme protestante. En vue d’une commémoration commune des origines de la Réforme en 2017, les Églises d’Allemagne proposent comme fil conducteur de la Semaine de prière pour l’unité chrétienne l’œuvre de réconciliation du Christ, à partir d’un passage de la deuxième lettre de Paul aux Corinthiens (5, 14-20). Elles mettent en valeur deux axes principaux :

  • célébrer l’amour et la grâce de Dieu.
  • reconnaître la douleur causée par les profondes divisions que la Réforme a générées et qui ont affecté l’Église, à nommer ouvertement les fautes commises et en demander pardon, nous offrant ainsi une opportunité de progresser vers la réconciliation. Le passage biblique choisi souligne que la réconciliation est un don de Dieu pour l’ensemble de la Création.

Marche pour la Vie : « Tout est lié » !

Mgr LebrunMgr Lebrun est interrogé dans Famille chrétienne, à l’occasion de la Marche pour la Vie du 22 janvier.

Il est important que les évêques soient présents pour toutes les personnes en difficulté, en particulier les plus précaires ou les plus loin de Dieu. Cette année, le jour de la Marche pour la vie, je célébrerai les 10 ans de la mort de l’abbé Pierre à Esteville où il s’était retiré. L’abbé Pierre est emblématique du cri lancé pour les plus démunis. Or, y a-t-il plus démuni que l’embryon menacé, l’enfant à naître dont on peut décider qu’il ne naîtra pas ? « Tout est lié » dit le Pape François : « Un chemin éducatif pour accueillir les personnes faibles de notre entourage, qui parfois dérangent et sont inopportunes, ne semble pas praticable si l’on ne protège pas l’embryon humain, même si sa venue cause de la gêne et des difficultés » (Laudato si’ n° 120).

[…] Évêques et fidèles catholiques, nous pourrions faire notre autocritique sur notre retard à les prendre en considération concrètement comme le font magnifiquement des associations comme l’Arche, À bras ouverts et tant d’autres. Je pense aux églises construites avec des volées de marches, et donc inaccessibles à bien des personnes. Comment cela se fait-il que nous ne prenions pas plus soin des petits d’homme ?

Des pasteurs selon mon Coeur

PartJean Marie Vianneyout, le besoin est criant de pasteurs capables de peindre une vision du futur, de gouverner pour la faire advenir et de faire émerger de nouveaux responsables au service d’une Église de disciples-missionnaires. Faute de formation adéquate, nombre de prêtres vivent leur responsabilité de gouvernement comme une souffrance, une tâche épuisante ou avec une ambition si limitée qu’elle bride la croissance de l’Église.

Comment laisser se déployer la formidable dynamique de croissance de l’Église ? Comment faire rayonner nos paroisses pour une plus grande fécondité ? Comment passer d’une pastorale de conservation à une pastorale de la mission ? Comment faire émerger la prochaine génération de disciples missionnaires ? … En fait, comment éviter de laisser perdre le don que Dieu veut nous donner ?

La finalité du parcours « Des pasteurs selon mon cœur » est de préparer les prêtres et des pasteurs au gouvernement de leur communauté pour y susciter des disciples-missionnaires dans une dynamique de croissance de l’Eglise. Il s’inscrit dans le cadre ecclésiologique et ministériel du « Munus regendi » inséparable des fonctions prophétique et sacerdotale.

Après une formation qui dure toute une année, les prêtres qui ont participé à ce parcours sont invités à un week-end avec des chrétiens engagés dans leur paroisse, les 14 et 15 janvier à Ars, village du saint Curé. Ce sont 120 prêtres et un millier de laïcs qui s’y retrouveront, pour découvrir l’esprit des « Pasteurs selon mon Coeur » et insuffler une dynamique missionnaire dans leur communauté.

 

Mgr Pontier hospitalisé

Photo Diocèse de Marseille
Photo Diocèse de Marseille

Communiqué de la CEF :

Dimanche soir, alors qu’il rentrait vers Paris après avoir célébré l’Épiphanie en Bretagne, Mgr Georges Pontier, archevêque de Marseille et Président de la Conférence des évêques de France, ressentant une forte douleur à la poitrine, a dû être hospitalisé à Saint-Brieuc. Les médecins ont diagnostiqué une infection pulmonaire et le soignent en conséquence.

Avec Mgr Jean-Marc Aveline, évêque auxiliaire de Marseille, nous invitons les catholiques à prier pour que Notre-Dame de la Garde veille sur lui et sur le diocèse de Marseille.

Un synode diocésain à Poitiers

Synode PoitiersDevenant votre archevêque en 2012, et grâce à la connaissance que j’avais déjà du diocèse depuis 2007, j’ai voulu très vite adapter certaines réalités au présent de la société et de l’Église. Pour cela j’ai mis en œuvre une nouvelle carte paroissiale, constitué quatre pôles coordonnant les services diocésains et redéfini les règles des finances diocésaines, m’inspirant des appels émis dans le synode de 2003.

Toutes importantes que soient ces choses, elles ne sont que secondes ; l’essentiel pour nous est ailleurs : nous sommes appelés par le Seigneur à être des disciples et des missionnaires, ainsi qu’aime à le redire le pape François.

Il ne suffit donc pas d’avoir des instances qui fonctionnent bien et des finances plus saines – nous sommes sur le chemin mais ce n’est pas encore gagné – il faut aussi adapter nos manières d’être des disciples et des missionnaires au temps où nous vivons.

Ceci concernant chacun dans le diocèse, le chemin permettant de se donner des repères et des priorités doit être parcouru par tous. Pour cette raison, et m’appuyant sur les heureuses expériences de 1993 et de 2003, après avoir entendu le conseil presbytéral et le conseil pastoral diocésain qui m’ont encouragé dans ce sens à l’unanimité de leurs membres, moins une voix au conseil pastoral diocésain, je décide de convoquer un synode diocésain. Il sera ouvert en janvier 2017 et clos au terme de l’année 2018.

Le synode sera ouvert le 7 janvier à Niort, puis dans chaque paroisse les 14 et 15 janvier.

« Les religions font la Une »

Les journalistes des médias catholiques se retrouveront du 25 au 27 janvier 2017 chez leur saint patron, à Annecy, pour les 21e rencontres saint-François de Sales, sur le thème « Les religions font la Une ». Sujet important au moment où de nombreux titres s’intéressent aux cathos, notamment en vue de la présidentielle…

Djihadisme, pédophilie dans l’Eglise, Burkini, crise des migrants, attentat de Saint-Etienne du Rouvray, laïcité, mariage pour tous, pape François…

Les derniers mois ont mis les religions au cœur de l’actualité et des préoccupations de la société française. De nouvelles frontières de l’information religieuse se dessinent, entraînant les médias généralistes à s’intéresser à ces questions et les médias confessionnels à se positionner. D’un journalisme d’information à une presse de conviction, comment les médias catholiques peuvent-ils se situer quand l’Eglise est sous les feux de la rampe ? Quelle est l’influence de l’information en direct, des réseaux sociaux, des sites d’information sur les pratiques rédactionnelles ? En s’adressant à un public (de) fidèle(s), les médias chrétiens  ont une responsabilité « ad intra », tout en ayant aussi le souci d’être audibles par un large public qui manque de références.

 

Paris fête sa sainte patronne

Geneviève soutenue par sa pieuse sollicitude veille sur la ville endormie, par Pierre Puvis de Chavannes, 1898, Panthéon (ex-église Ste-Geneviève)
Geneviève soutenue par sa pieuse sollicitude veille sur la ville endormie, par Pierre Puvis de Chavannes, 1898, Panthéon (ex-église Ste-Geneviève)

Les Parisiens fêtent aujourd’hui sainte Geneviève, patronne de la ville.

Du 3 au 11 janvier, à l’église St-Etienne-du-Mont où sont conservées les reliques de la sainte, une messe est célébrée chaque jour à 15h.

Geneviève est née vers 420, au village de Nanterre, de parents chrétiens, agriculteurs aisés. A 15 ans, elle obtint de l’évêque de Paris de se consacrer au Seigneur et reçut le voile des vierges. Elle avait une grande dévotion pour saint Denis et obtint la construction d’une basilique sur son tombeau. En 451, les armées d’Attila envahissent la France. Par sa prière, Geneviève persuade les Parisiens de ne pas fuir, car les Huns ne vont pas attaquer Paris. En effet, ils se dirigent vers Orléans et seront vaincus aux Champs Catalauniques. Geneviève est alors considérée comme la patronne et protectrice de Paris. Geneviève est souvent représentée en bergère, symboliquement elle guide son troupeau de Paris.

À partir de 481, Geneviève entretint de bonnes relations avec le roi Clovis et la reine Clotilde. Elle mourut vers 500. Clovis et Clotilde firent élever une église sur son tombeau, ce qui donna le nom à la colline “Mont sainte Geneviève”. Ses reliques étaient portées en procession lorsqu’un malheur menaçait Paris. Ses restes furent brûlés en place de Grève en 1793 par les révolutionnaires.

Et le 8 janvier, le diocèse de Nanterre organise un pèlerinage fluvial  la suite de Ste Geneviève.

Prêtres en burn-out

Depuis plusieurs jours, on voit passer l’information de la disparition d’un prêtre alsacien en Normandie

Le père Julien Berbett, 34 ans, s’est volatilisé. Sa carte bancaire n’est plus active depuis le 14 décembre, date à laquelle un dernier retrait a été effectué à Avranches (Manche). À la suite d’un burn-out (syndrome d’épuisement professionnel), ce prêtre alsacien avait quitté la paroisse de Bisel, cet été, pour prendre du recul en Normandie. Sa famille a lancé un avis de recherche.

Si vous avez une petite place dans vos prières pour ce prêtre, et pour ses confrères surchargés ou déséspérés…

39e Rencontre européenne de Taizé à Riga

Riga TaizéDu 28 décembre au 1er janvier, 15 000 jeunes sont attendus à Riga pour la 39e rencontre européenne organisée par la Communauté de Taizé. Le Pape François

 

Le Saint Père vous remercie d’avoir fait le choix de quitter vos divans pour vivre ce pèlerinage de confiance en réponse à l’appel de l’Esprit de Dieu.

Jeunes chrétiens orthodoxes, protestants et catholiques, avec ces journées vécues dans une réelle fraternité, vous manifestez votre désir d’être des protagonistes de l’histoire et de ne pas laisser les autres décider de votre avenir. Le Pape vous encourage à tenir ferme dans l’espérance en laissant le Seigneur habiter votre cœur et votre vie de chaque jour. Avec Jésus, cet ami fidèle qui ne déçoit jamais, vous pourrez parcourir le chemin de l’avenir dans la joie et déployer vos talents et vos capacités en vue du bien de tous.

De nos jours, beaucoup de personnes sont déconcertées, découragées par la violence, les injustices, la souffrance et les divisions. Elles ont l’impression que le mal est plus fort que tout. Aussi, le Pape François vous invite à manifester en paroles et en actes que le mal n’est pas le dernier mot de notre histoire. Car « voici venu le temps de la miséricorde pour tous et chacun, pour que personne ne puisse penser être étranger à la proximité de Dieu et à la puissance de sa tendresse » (Lettre apostolique, Misericordia et misera. n.21)

Le Pape souhaite que ces journées qui vous réunissent à Riga vous aident à ne pas avoir peur de vos limites mais à grandir dans la confiance en Jésus, Christ et Seigneur, qui croit et espère en vous. Que dans la simplicité dont Frère Roger a su témoigner, vous puissiez construire des ponts fraternels et rendre visible l’amour dont Dieu nous aime.

Saints innocents, priez pour nous !

Saints InnocentsEn ce jour, l’Eglise fête les saints innocents.

C’étaient de tout petits enfants, ils avaient à peine 2 ans pour les plus âgés : l’âge de la crèche, pas même de la maternelle. Pour leurs pères et leurs mères, ils étaient des merveilles, des enfançons qu’on élève encore contre sa joue et que l’on fait bénir par le premier prophète qui passe. Voulant atteindre le roi d’Israël, ce sont les petits qu’Hérode fait tuer, les premiers accueillis par le Dieu d’Amour qui vient sauver les hommes.

Extrait de l’homélie du Pape François à Noël :

Laissons-nous interpeller par l’Enfant dans la mangeoire, mais laissons-nous interpeller aussi par des enfants qui, aujourd’hui, ne sont pas couchés dans un berceau et caressés par la tendresse d’une mère et d’un père, mais qui gisent dans les sordides “mangeoires de la dignité” : dans le refuge souterrain pour échapper aux bombardements, sur les trottoirs d’une grande ville, au fond d’une embarcation surchargée de migrants. Laissons-nous interpeller par les enfants qu’on ne laisse pas naître, par ceux qui pleurent parce que personne ne rassasie leur faim, par ceux qui ne tiennent pas dans leurs mains des jouets, mais des armes.

La Reine d’Angleterre est-elle catholique ?

Comme chaque année, la Reine Elisabeth II adresse un message de Noël à ses sujets. Comme chaque année, elle ne se contente pas d’y faire un bilan des douze mois écoulés, mais elle y parle réellement de Noël et de la venue du Christ sur Terre.

A Noël, notre attention est attirée par la naissance d’un bébé, il y a 2000 ans. C’était le plus humble des commencements, et ses parents, Joseph et Marie, ne pensaient pas qu’ils étaient importants. Jésus Christ a vécu caché la plus grande partie de sa vie, il n’a jamais voyagé au loin. Il a été décrié, rejeté par beaucoup, pourtant il n’avait rien fait de mal. Et aujourd’hui, des milliards de personnes suivent ses enseignements et trouvent en lui la lumière qui guide leur vie. Je suis l’une de ces personnes, parce que l’exemple du Christ m’aide à voir la valeur des petites choses qui sont faites avec un grand amour, qui que soit celui qui les fait, quelles que soient ses croyances.

Le message de Noël nous rappelle que l’inspiration est un don, qui doit être donné mais aussi reçu, et que l’amour commence petit mais qu’il grandit toujours.

Je vous souhaite un très joyeux Noël.

Et dans ce message, la Reine cite « Sainte Thérèse de Calcutta », sainte catholique ! Un extrait repéré par Jean Mercier.

[Les héros du quotidien] sont une source d’inspiration pour ceux qui les connaissent, et leur vie incarnent souvent une vérité exprimée par Mère Teresa, depuis cette année sainte Thérèse de Calcutta. Elle a dit: « Tout le monde ne peut pas faire de grandes choses. Mais nous pouvons tous faire de petites choses avec beaucoup d’amour ».

 

 

Joyeux Hanoukka ! (mais, c’est quoi Hanoukka ?)

pikiwiki_israel_146_hanukka_%d7%97%d7%a0%d7%95%d7%9b%d7%94Au moment où nous entrions dans le temps de Noël, nos frères juifs commençaient les 8 jours de fête de Hanoukka. Si ces deux fêtes n’ont pas de lien direct, elles accordent toutes deux une grande place à la lumière : celle de la Menorah qui brillait dans le Temple, et celle du Christ qui illumine « ceux qui habitent les ténèbres et l’ombre de la mort ».

Hanoukka célèbre la victoire des Maccabées (si vous ne connaissez pas cette histoire, lisez le premier Livre des Maccabées ou des Martyrs d’Israël) et la restauration du Temple en 165 avant Jésus-Christ. La Croix nous présente cette fête :

 

 

La fête de Hanoukka tombe le 25 du mois de Kislev qui, dans le calendrier juif, marque le solstice d’hiver, où les journées sont les plus courtes et les nuits les plus longues. Elle dure huit jours : le premier soir, après avoir récité une bénédiction pour remercier Dieu du miracle passé, le père de famille allume une première lumière sur le chandelier à neuf branches placé près d’une fenêtre, et continuera ainsi, à raison d’une lumière supplémentaire chaque soir, jusqu’au huitième jour. La neuvième branche du chandelier sert à positionner la bougie (appelée le chamash) qui permet d’allumer les huit autres.

Quel est le message religieux de cette fête ?

La fête de Hanoukka célèbre la victoire de la lumière sur les ténèbres. Elle représente aussi la victoire contre le paganisme et la défense de la liberté religieuse. « Dans ce combat cosmique où l’obscurité et les fils de l’ombre semblent l’emporter sur les” fils de la clarté”, les juifs allument chaque soir, pendant huit jours, une lumière supplémentaire pour annoncer la victoire de la lumière sur l’obscurité, comme celle des Maccabées sur les Séleucides qui voulaient la disparition de la culture juive, et comme cette fiole d’huile du Temple qui contenait plus d’énergie qu’on ne croyait », commente Armand Abécassis.

 

Un nouvel archevêque à Alger

A la veille de Noël, le Pape a nommé Mgr Paul Desfarges archevêque d’Alger. n-monseigneurpauldesfargesarcheveque-large570Né en 1944 à Saint-Étienne, ce jésuite présent en Algérie depuis 1976 était évêque de Constantine depuis 2008, et administrateur apostolique du diocèse d’Alger depuis 2015.
Chers frères et soeurs,

Le Saint-Père vient de me demander d’être votre Pasteur, à plein temps cette fois-ci. J’ai dit oui avec tremblement car je connais mon âge et vous aussi le connaissez.

Cependant, comme pour les appels précédents, j’ai dit oui avec confiance, en le glissant dans le oui de Marie, pour servir son Eglise qui est en Algérie et tout spécialement son Eglise dans le diocèse d’Alger. J’ai aussi dit oui avec confiance car j’ai confiance en chacune et chacun d’entre vous et c’est ensemble que nous continuerons d’être témoins de la Charité du Christ et serviteurs de l’espérance.

J’ai été informé de l’appel du Saint-Père ce mercredi 21 décembre à 14 heures. La crainte a cédé la place à la joie quand j’ai appris que la nouvelle nous serait donnée en cette veille de Noël au moment où nous allons accueillir ensemble l’Enfant de la Crèche. Cet enfant a été donné comme signe aux bergers pour reconnaître leur Sauveur. Je reçois l’annonce de la nouvelle en ce jour comme un signe, le signe que le Tout-petit de Bethléem m’est donné et nous est donné comme Lumière pour la route de notre Eglise.

Merci pour votre prière. Vous habitez la mienne.

+ Le Père Paul

« Noël est un message de paix et nous vivons la violence »

LP / Olivier Lejeune
LP / Olivier Lejeune

Extraits de l’intervew de Mgr Barbarin dans Le Parisien

Comment être heureux en ce jour de Noël alors que nous vivons tous avec l’angoisse de l’attentat ?

Mgr Barbarin. Noël est un message de paix et nous vivons la violence. Il y a plus de 2000 ans, une jeune femme s’avance vers Bethléem avec son bébé dans le ventre : elle a plus de 100 kilomètres à parcourir à dos d’âne, tout cela parce que l’occupant romain a décrété qu’il fallait faire un recensement de la population. Partir ainsi à l’autre bout du pays, c’était déjà aussi une situation de violence ! Marie va alors mettre au monde «le prince de la paix», comme l’appelle le prophète Isaïe, qui a donné le plus beau titre de Jésus. Cela tombe bien, la paix, c’est vraiment ça dont on a tous le plus besoin aujourd’hui.

Quel message adressez-vous aux fidèles mais aussi aux non-croyants ?

Même si vous ne croyez pas en Dieu, fortifiez votre espérance car elle risque encore d’être mise à mal. Quand une personne ne sait plus où elle va, elle erre comme une âme en peine. L’espérance chrétienne, c’est ce qui nous tient. Ce n’est pas l’idée selon laquelle ça ira mieux demain mais c’est la certitude que, quoi qu’il arrive, Dieu ne vous abandonnera pas, et que vous restez dans sa main. Je souhaite bien sûr la joie de Noël à toutes les familles, c’est une fête qui s’est étendue au-delà des chrétiens et j’en suis très heureux.

[…]

Une crèche de Noël a-t-elle sa place dans une mairie ?

Le conseil d’Etat s’est prononcé, il a répondu que oui si elle s’inscrit dans un environnement culturel et festif. Se bagarrer pour une crèche dans un lieu public est une petitesse française. Moi, mon problème est ailleurs : je préfèrerais qu’on s’insurge un peu plus pour toutes ces «crèches vivantes» d’aujourd’hui, que je vois dans mes paroisses de banlieue, à Bron ou à Villeurbanne, avec des gens qui dorment sous une bâche à côté de l’autoroute !

Les parlementaires ont adopté début décembre un texte visant à pénaliser les sites internet diffusant des informations «biaisées» sur l’avortement. Qu’en pensez-vous ?

C’est le début de la police de la pensée. On a quand même le droit de ne pas être d’accord. Il ne faut pas restreindre les libertés. S’il y a vraiment des erreurs et des mensonges véhiculés par ces sites, qu’on les montre ! Mais que ces plateformes disent : faites attention, car il y a souvent de graves conséquences psychologiques à un avortement, où est le problème ? Ces grandes souffrances, je les ai entendues cinquante fois ! On a le droit d’exprimer une vérité fréquemment constatée.

 

Le pouvoir de Dieu

Bénédiction Urbi et Orbi le 25 décembre 2016. - AP
Bénédiction Urbi et Orbi le 25 décembre 2016. – AP

« Un enfant nous est né,
un fils nous a été donné !
Sur son épaule est le signe du pouvoir ;
son nom est proclamé :
« Conseiller-merveilleux, Dieu-Fort,
Père-à-jamais, Prince-de-la-Paix » (Is 9, 5).

Le pouvoir de cet Enfant, Fils de Dieu et de Marie, n’est pas le pouvoir de ce monde, basé sur la force et sur la richesse ; c’est le pouvoir de l’amour. C’est le pouvoir qui a créé le ciel et la terre, qui donne vie à toute créature : aux minéraux, aux plantes, aux animaux ; c’est la force qui attire l’homme et la femme et fait d’eux une seule chair, une seule existence ; c’est le pouvoir qui régénère la vie, qui pardonne les fautes, réconcilie les ennemis, transforme le mal en bien. C’est le pouvoir de Dieu. Ce pouvoir de l’amour a porté Jésus Christ à se dépouiller de sa gloire et à se faire homme ; et il le conduira à donner sa vie sur la croix et à ressusciter des morts. C’est le pouvoir du service, qui instaure dans le monde le règne de Dieu, règne de justice et de paix.

 

Message de Noël du Pape François

Pas de candidature des Poissons Roses à la primaire de gauche

Poissons RosesDans La Croix :

Les Poissons roses ne porteront finalement pas de candidature à la primaire « citoyenne » organisée par le Parti socialiste. Leur candidat, Régis Passerieux, ancien cadre du PS et ancien maire d’Agde (Hérault), n’a pas réuni les parrainages nécessaires avant la date limite de dépôt des candidatures, jeudi 15 décembre.

Dans un communiqué diffusé jeudi, les Poissons roses assurent d’ailleurs que sa candidature « a reçu le plus souvent un accueil personnel favorable » lors des rencontres avec les parlementaires. « Retisser les liens partout, fonder une nouvelle économie du partage et de la connaissance, poser des limites à la démesure des désirs des consommateurs, notre message n’a pas laissé indifférent », assure le même texte.

« Nous n’avons plus de place au PS, il faut le dire. Notre vision spirituelle et personnaliste est rejetée par la direction du PS », déplore Philippe de Roux, le porte-parole du courant chrétien, soulignant que les Poissons roses n’ont même pas été reçus par le premier secrétaire, Jean-Christophe Cambadélis.

Pour Philippe de Roux, « cette fermeture est suicidaire pour la gauche ». « Nous représentons beaucoup de monde, en particulier dans tous les réseaux de l’action sociale, prévient le porte-parole. Mais aussi un pont avec les musulmans qui ont déserté le PS, principalement en raison des options sociétales. »

« Une grande recomposition est inévitable à gauche », veut croire le porte-parole des Poissons roses après ce désaveu.

Une nouvelle crosse pour Mgr Barbarin

m-gr-barbarin-a-recu-sa-crosse-des-mains-de-son-confectionneur-marko-markic-photo-nicolas-forquet-1480029891
Mgr Barbarin et Marko Markic – photo Nicolas Forquet – Le Progrès

Le Progrès présente la nouvelle crosse de Mgr Barbarin

Elle s’était cassée en 2011. Le cardinal était alors en visite à la paroisse de Meyzieu, lorsque sa crosse en bois de palissandre, offerte lors d’un voyage à Madagascar, avait glissé malencontreusement sur le sol avant de se briser. Le père Don Édouard de Vregille, curé de la paroisse, avait alors pris l’engagement d’en offrir une nouvelle à Philippe Barbarin. Cinq ans plus tard, la promesse est tenue. La nouvelle crosse de l’archevêque de Lyon a été confectionnée par une entreprise de Meyzieu. Le prélat est venu récupérer le précieux objet, ce jeudi matin, avant de bénir les lieux et les salariés.

 

Il n’y a pas que le Beaujolais nouveau aujourd’hui…

rapport 2016 Secours Catholique… il y a aussi, comme chaque année, le rapport du Secours Catholique sur l’état de la pauvreté en France. Et c’est hélas beaucoup moins réjouissant…

Près de 9 millions de personnes, dont 3 millions d’enfants, vivent dans la pauvreté en France. Nous constatons une précarisation croissante des familles, des femmes et des enfants, ainsi que des personnes d’origine étrangère, avec davantage de personnes sans ressources, en logement très précaire. Contrairement à ce que l’on croit cette augmentation n’est pas due à l’accroissement du nombre de migrants présents sur le territoire mais au fait que la situation de cette catégorie d’individus est de plus en plus fragile.

Depuis dix ans, cette précarisation s’accroît et nous ne parvenons pas à faire reculer la pauvreté dans notre pays. Cela mine les fondements de notre société.  La lutte contre la pauvreté, et particulièrement contre le chômage de longue durée, devrait être portée au plus haut niveau dans la campagne électorale, ce qui n’est malheureusement pas le cas.

On ne peut plus se contenter en France de petites mesures qui ne font que stabiliser la pauvreté. Au Secours Catholique, nous pensons que la solution est de transformer la société pour la rendre plus humaine et que cela passe par la mobilisation des personnes en précarité. C’est en portant leur voix qu’on parviendra à réellement agir sur les causes de la pauvreté.

Une œuvre de miséricorde méconnue (mais pas inutile…)

Frères et sœurs, supporter patiemment les personnes importunes ! C’est une œuvre de miséricorde que nous ne mettons peut-être pas en pratique comme nous le devrions ! Nous pourrions faire notre examen de conscience pour savoir si nous aussi, parfois, nous ne sommes pas importuns pour autrui. Il est facile de montrer du doigt les défauts et les manques des autres. Mais nous devrions apprendre à nous mettre à leur place.

Regardons Jésus : quelle patience il a dû avoir au cours des trois années de sa vie publique !

Lire la suite