Pensée du jour

Perdre l’angoisse devant la mort, c’est avoir perdu l’émerveillement devant la vie. Parce que ce n’est que dans la mesure où je m’émerveille encore devant la vie, que la mort, en tant qu’elle me prive de cette vie que j’aime, peut m’apparaître angoissante. Et c’est pourquoi l’angoisse devant la mort n’est pas l’affection fondamentale de l’existence, mais d’abord, plus profondément, l’émerveillement devant la vie.

Fabrice Hadjadj