Genèse I-IV par Pierre Cormary

À lire sans ‘pudeur de gazelle’ cette belle vue littéraire de ce fondement anthropologique et religieux :

À cet instant, il exulte :
Pour le coup, c’est l’os de mes os et la chair de ma chair !
Celle-ci sera appelée femme car elle fut tirée de l’homme, celle-ci !
Et c’est le second poème de l’humanité. Celui du bonheur de l’homme d’avoir une femme.
Au fond la situation s’est répétée. Même s’il ne dit pas image, on y pense tout de même : l’homme a été fait à l’image de Dieu et la femme à l’image de l’homme. La différence entre les deux est que l’homme a été tiré de la poussière (du néant) alors que la femme a été tirée de la chair, du sang, de la viande – du vivant.
Impossible dès lors de ne pas considérer que la femme est plus proche du vivant que l’homme et que si ce dernier est le premier existant, elle est la première vivante.