J’ai écrit douze fois des éditoriaux pour Pâques. Ce treizième est différent.

Déchirant et espérant éditorial de Jean-Pierre Denis dans La Vie :

« Ce que je retiendrai, après avoir raccroché, ce sont moins les mots de Marielle Beltrame que ses longs silences, qui expriment l’indicible. J’ai écrit douze fois des éditoriaux pour Pâques. Ce treizième est différent. Je n’ai pas le sentiment de le rédiger, mais de l’accueillir, de le recueillir dans ces silences. Comme le geste de la femme versant le flacon d’albâtre sur la tête du Christ à la veille de la Passion exprime plus que tant de mots. ‘Un parfum très pur et de grande valeur’, note l’Évangile de Marc, entendu le dimanche des Rameaux, au lendemain de la mort du colonel ».