Zadistes, ultras, et cathos ?

Un article intéressant à lire sur le site La Croix, repris du magazine Pèlerin sur les ZAD. Il donne la parole à un catholique zadiste et à des analystes du phénomène des ZAD. Il met en avant la diversité de la mouvance ZAD, en dehors du seul fait de bloquer un projet en tant que symptôme d’une société que l’on refuse. Deux points de divergence : le niveau de contestation sociale (depuis le projet, le modèle socio-économique qu’il représente, jusqu’à L’État lui-même) et le rapport à la violence, « consubstantielle au principe même d’une ZAD », mais défensive ou promue dans un rapport d’affrontement avec l’État. Dès lors, il comprend mieux que le traitement actuel de Notre-Dame des Landes ne soit pas nécessairement une « victoire » pour tous. L’article ouvre la question du rapport entre catholicisme et zadisme, davantage sur la question du rapport à la violence, avec le témoignage d’Eric Pététin :

J’ai été moi-même élevé dans un milieu bourgeois et catholique à Paris. J’ai eu des parents super. Mais je ne supportais plus la ville et l’ancien scout que j’étais adorait la nature.

Par le passé, j’ai été emprisonné huit fois pour avoir érigé des barricades et saboté des engins de chantier. Puis, j’ai connu une dépression terrible. J’avais pris conscience que j’étais devenu un sale mec. J’ai pu m’en sortir grâce à un séjour à Lourdes en 2010. J’ai pleuré comme une fontaine à la grotte ! Je fais partie d’une petite minorité de croyants zadistes. Actuellement, je relis pour la troisième fois la magnifique encyclique écologique du pape François. J’en ai surligné le tiers !

Photo : Eric Pététin à Sivens en 2014. Source : La Dépêche.