La CDF rappelle quelques aspects du salut chrétien

Placuit Deo (il a plu à Dieu), c’est le nom de la lettre que la Congrégation pour la Doctrine de la Foi a publiée le 22 février dernier, à destination des évêques de l’Eglise catholique. Il s’agit d’y rappeler un petit peu de quoi on parle, quand on parle de salut, selon la foi chrétienne.

Parce que ce n’est plus toujours très clair, à une époque de profond changements culturels. Les changements ici pointés sont ceux qui conduisent à une forme de néo-pélagianisme, où « l’individualisme centré sur le sujet autonome tend à voir l’homme comme un être dont la réalisation dépend de ses seules forces » ; et/ou à une forme de néo-gnosticisme, ou « la vision d’un salut purement intérieur, qui suscite peut-être une forte conviction personnelle ou le sentiment intense d’être uni à Dieu, mais sans que soient assumées, guéries et renouvelées nos relations avec les autres et avec le monde créé. »

Face à ces deux tendances culturelles, la lettre vient rappeler l’aspiration humaine au salut, qui ne consiste pas en quelque chose que l’homme pourrait se donner lui-même, et qui n’est pas non plus purement intérieur. C’est le Christ qui sauve, et qui sauve tout l’homme : « Il ne s’est pas borné à nous montrer le chemin de la rencontre de Dieu, un chemin que nous pourrions parcourir ensuite par nous-mêmes, en obéissant à ses paroles et en imitant son exemple. Pour nous ouvrir la porte de la libération, le Christ a préféré devenir Lui-même le chemin ». Enfin, la lettre rappelle la médiation salvifique de l’Eglise « sacrement universel du salut », qui « nous assure que le salut ne consiste ni dans l’auto-réalisation de l’individu isolé, ni non plus dans sa fusion intérieure avec le divin, mais dans l’incorporation à une communion de personnes, qui participe à la communion de la Trinité. »

Pour lire la lettre en intégralité, c’est ici.