Quarante jours sans apercevoir l’ennemi

« Quarante jours en silence. Quarante jours sans apercevoir l’ennemi, l’ombre de l’autre, quarante jours à fermer les yeux et à contempler le monde, et à l’offrir au Père, petit bout du monde par petit bout du monde. Les combats étaient faciles, son Père était en Lui et Lui en son Père. La guerre n’éclatait pas, et il pouvait, tranquillement, offrir l’un après l’autre les combats de la Terre. Siècle après siècle, visage après visage, cœur après cœur, il contemplait ses enfants et les Lui offrait ».

Taloche, La guerre