Interdiction des signes religieux : une réforme anticonstitutionnelle ?

Dans l’indifférence générale, regrettable pour ne pas dire suspecte, l’Assemblée Nationale a interdit les tongs et les signes religieux ostensibles en son sein. Erwan Le Morhedec – également contributeur au Samaritain – revient pour La Vie sur cette réforme, qui lui paraît anticonstitutionnelle en ce qu’elle viole une liberté fondamentale.

Extrait :

Il ne s’agit pas de réclamer d’afficher sa foi dans l’hémicycle, encore moins de faire d’une conviction religieuse le fondement de la loi. Il s’agit de préserver une liberté, fondamentale. Faut-il rappeler que l’article 18 de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme proclame la liberté de pensée, de conscience et de religion et, par voie de conséquence, la liberté de manifester sa religion tant en public qu’en privé ? Que la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen proclame notamment, en son article 5, que « la loi n’a le droit de défendre que les actions nuisibles à la société » ? Les signes religieux visés n’ont jamais suscité d’incident à l’Assemblée. Bien au contraire, chacun a particulièrement en mémoire la haute contribution de l’abbé Pierre à la vie politique de ce pays, lui qui siégea en habit.

 

Et l’on peut ajouter qu’avant l’abbé Pierre, il y eut aussi l’abbé Lemire ou le chanoine Kir (qui présida même la 1ère séance sous la Ve République).

 

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