Bioéthique : la Croix ouvre le débat

Il est certainement déplaisant de constater le chemin pris par la société, chemin qui s’éloigne du nôtre. Il peut encore être discuté d’aborder le sujet par les sondages, le nombre n’ayant jamais fait la vérité d’une position, mais il est peut-être bien essentiel d’ouvrir les yeux sur l’état véritable de notre société, afin de pouvoir apporter une contribution ajustée à ce débat, sans s’illusionner sur celle-ci.

C’est d’ailleurs l’un des principaux apports de cet article, qui souligne non seulement le fait que l’expérience montre que les positions des mêmes personnes sont susceptibles d’évoluer lorsqu’un véritable échange a lieu – et c’est là notre conception même de la démocratie qui est en jeu : nous contenterons-nous de nous sonder, et donc de nous référer à des opinions spontanées, ou entrerons-nous dans une vraie délibération ? – mais encore des exemples d’implications collectives de ces débats, pourtant négligées :

« Chacun revendique son « droit à » sans forcément prendre toute la mesure des conséquences de ses doléances pour le reste de la société », renchérit Didier Sicard, professeur de médecine émérite à l’université Paris-Descartes et ancien président du CCNE. « L’ouverture de la PMA aux couples de femmes aboutira, in fine, à la levée de l’anonymat du don de gamètes, prévient le spécialiste. Tout simplement parce que leurs enfants feront pression pour connaître leur géniteur. La fin de l’anonymat s’imposera donc à tous les couples ayant recours à la PMA, homosexuels et hétérosexuels… » Même implication en cascade concernant la fin de vie. « En légalisant l’euthanasie ou le suicide assisté, on risque de se préoccuper encore moins des personnes âgées. Je crains aussi que cela n’aggrave la situation déjà intolérable des hôpitaux psychiatriques. »

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