Ne pas subir

« ‘J’ai estimé en conscience que le lien de confiance entre le chef des armées et son chef d’état-major était trop dégradé pour que je puisse continuer dans mon poste’. Oh, bien sûr, on peut toujours sourire de ce catholique pratiquant, saint-cyrien à l’ancienne qui, avant de se rendre à l’Élysée, rangea dans sa boîte son casoar, avec ses plumes blanches et rouges qui se fixent sur le shako, le couvre-chef des cyrards. Villiers rappelle au passage la devise du maréchal de Lattre : Ne pas subir. S’il a écrit ce livre, c’est pour aider les Français à ‘prendre conscience de la gravité de la situation et de la nécessité d’une unité nationale' ».

Jean-Claude Guillebaud, dans La Vie