« L’extrême pauvreté est une prison qui tue l’âme et le corps »

Témoignage du P. Pedro Opeka, prêtre lazariste, disciple de St Vincent de Paul, qui oeuvre à Madagascar.

« Ma mère disait : “Si un pauvre frappe à ta porte, tu dois l’aider.” Elle était la bonté, le partage. Mon père m’a appris le travail et l’honnêteté. Vers 15-16 ans, j’ai eu envie de suivre Jésus, l’ami des pauvres. »

« Il y a toujours une place pour un pauvre à Akamasoa. On n’a jamais demandé à quelqu’un sa religion, sa race, son origine. Si vous êtes pauvre, que vous aimez vos enfants et que vous voulez sortir de la rue… alors venez : vous avez votre place chez nous ! »

« La pauvreté n’est pas une fatalité. Ce sont les hommes, les politiques, les élus et tous ceux qui ont des responsabilités dans la communauté qui l’ont créée. Ce sont des humains qui n’ont pas fait leur rôle et qui ont fait que la société a commencé à se décomposer, à se déchirer et à faire en sorte que tous les liens de solidarité s’effritent, surtout dans les grandes villes. On a perdu la sagesse des ancêtres. »

Le Père Pedro donne des conférences dans les semaines à venir en Rhône-Alpes, en Belgique, dans le Nord