La femme adultère, un texte misogyne

La Vie a interrogé l’avocat de l’instituteur suspendu dans l’Indre pour avoir trop fait étudier la Bible à ses élèves.

Parmi les péripéties révélatrices de l’analphabétisme religieux de l’Education Nationale, entre autres secteurs de nos sociétés (des responsables de la lutte contre la radicalisation, selon Mgr Justin Welby, jusqu’aux études de journalisme) et sans nous attarder sur la conception dévoyée de la laïcité dont témoigne cette procédure, relevons cette perle :

Mais on nous a accusé de tout et son contraire. Par exemple, on a reproché à mon client d’avoir fait étudier l’épisode de la femme adultère, sous prétexte que c’est un texte misogyne, parce que c’est à une femme qu’on reprochait l’adultère…

Outre le fait que Jésus y réprimandait exclusivement des hommes – dans une société qui, elle, comme d’autres, pouvaient encourir le soupçon de misogynie – faut-il suggérer à l’Education Nationale, qu’à ce compte les évangiles seraient surtout frappés de misandrie ?

Car, de vous à moi, entre Jésus et les deux larrons, ce ne sont que des hommes qui finissent en croix ! Est-ce que c’est vraiment bien tout normal des fois, dites-moi ?