Mettre ses talents au service de son pays

À la fin de son entretien « politique » Jean-Christophe Fromantin esquisse un chemin d’avenir pour les catholiques :

L’électorat catholique semble déboussolé, quelle peut être la réponse politique à leur désarroi ?

L’électorat catholique peut trouver la réponse à ses interrogations dans les derniers grands textes de l’Église : l’encyclique de Benoît XVI sur la mondialisation (Caritas in Veritate, 2009), celle de François sur l’écologie (Laudato Si’, 2015) comme son exhortation apostolique (Evangelii Gaudium, 2013) donnent des éléments de discernement très limpides et très visionnaires. Libre à chacun de les découvrir et de trouver dans son for intérieur les critères de son vote à l’aune des propositions des candidats. Le bouleversement des repères droite-gauche, l’absence de consigne de vote, de lignes de partage claires, mais aussi les grandes transformations du monde, appellent cette exigence de discernement. Dans son Exhortation apostolique, François met clairement l’engagement politique au cœur de ses interpellations. Engagez-vous, ayez cette audace, dit-il. Évidemment, c’est exigeant mais tellement important.

Pourquoi les chrétiens doivent s’engager en politique, au-delà des engagements associatifs dans lesquels ils sont très présents ?

Ils doivent prendre conscience que le bien commun, la dignité de l’être humain, les relations entre les pays, entre les hommes s’incarnent dans bon nombre de grandes politiques publiques. Les chrétiens sont des citoyens engagés car ils ont la conviction qu’ils ont aussi le devoir de mettre leurs talents au service de leur pays. Ils sont aujourd’hui fortement interpellés pour mettre la politique dans le spectre des engagements qu’ils peuvent prendre.