Une théologienne française écrira les méditations du Chemin de Croix du Colisée

Le Pape a choisi la théologienne française Anne-Marie Pelletier, lauréate du prix Ratzinger en 2014, pour écrire les méditations du Chemin de Croix du Colisée, le 14 avril prochain.

Née en 1946, mariée et mère de trois enfants, docteur en Sciences des Religions avec une thèse soutenue en 1986 sur le Cantique des cantiques, Anne-Marie Pelletier a notamment enseigné la théologie du mariage à l’Institut catholique de Paris. Elle enseigne actuellement l’Écriture Sainte, la Bible et la Liturgie, les Écritures sacrées et l’herméneutique biblique, ainsi que l’anthropologie philosophique et biblique. Elle intervention régulièrement auprès de communautés religieuses, féminines comme masculines.

 

Les méditations du Chemin de Croix du Colisée, depuis 1985, sont confiées chaque année à des personnalités différentes. Anne-Marie Pelletier sera la première femme laïque à se voir confier cette mission à titre individuel.

Radio Vatican

Purification de la mémoire et action de l’Esprit Saint

Sur Radio Vatican : Le Pape François a reçu ce vendredi matin les participants à un colloque sur Martin Luther, organisé par le Comité pontifical des sciences historiques en cette année du cinquième centenaire de la Réforme luthérienne. Extrait de son discours :

Des approfondissements sérieux sur la figure de Luther, sur sa critique contre l’Église de son époque et la papauté, contribuent certainement à surmonter le climat de méfiance mutuelle et de rivalité qui depuis trop longtemps par le passé a caractérisé les relations entre catholiques et protestants.

Il est vrai qu’un tel colloque au Vatican étonne, comme l’a souligné le Pape François, en parlant plus spécifiquement dans son discours d’un « étonnement de la pensée ». L’étonnement de la pensée, le Pape François en bon théologien le sait bien, est un des signes de l’action de l’Esprit Saint « qui surmonte tous les obstacles et transforme les conflits en opportunités de croissance dans la communion », a-t-il précisé. Merci Seigneur !

François a estimé que le temps était venu d’une «purification de la mémoire» en rappelant qu’en tant que chrétiens, luthériens et catholiques sont «tous appelés à se libérer des préjugés contre la foi que d’autres professent avec un accent et un langage différents, à échanger mutuellement le pardon pour les péchés commis par nos pères, et à invoquer ensemble Dieu pour le don de la réconciliation et de l’unité».

Et c’est vrai : nous sommes des rabougris !

Intéressant entretien avec Paul Piccarreta, directeur de « Limite », qui aborde de multiples sujets : transhumanisme, écologie de gauche, retour à la nature, politique, macronisme, religion, démarche du bas vers le haut, mythe du progrès, oikophilia, morale, relativisme, potager, vélo, dépendance, temps de vivre, néo-capitalisme, Ellul, Michéa, Tolstoï…

Extrait :

« Les partisans absolus du transhumanisme ne manquent jamais de critiquer l’homme en disant qu’il n’est qu’un rabougri. Et c’est vrai : nous sommes des rabougris. Par rapport à la performance des machines, nous ne sommes rien. Le fondement de la réflexion sur la technique, c’est de dire qu’il y a une autonomie de la technique – on en revient à la pensée de Jacques Ellul. Là réside toute la différence entre une machine et un outil. Si tu prends un couteau, celui-ci a en lui une « puissance passive » – si tu ne l’actionnes pas, le couteau n’est jamais couteau. À l’inverse, à partir du moment où tu allumes une machine, celle-ci évolue de manière autonome, sans que tu comprennes son mécanisme ».

Paul Piccarreta sur vice.com

Nouveau Notre Père, nouvelles causes de béatification, nouvelle basilique : quelques décisions des évêques

A Lourdes, les évêques prient ensemble, réfléchissent, parlent… et prennent aussi des décisions qui vont changer la vie de l’Eglise en France !

En voici quelques unes :

  • Le 3 décembre 2017, 1er dimanche de l’avent, la nouvelle traduction du Notre Père entrera en vigueur dans la liturgie.
  • L’ouverture de la cause de béatification de la poétesse Marie Noël, de son vrai nom Marie-Mélanie ROUGET (découvrir quelques uns de ses textes), et de François MOURIER, prêtre réfractaire, et de ses compagnons, guillotinés au Puy-en-Velay pendant la Terreur.
  • La Basilique Sainte Marie-Madeleine, à Saint-Maximin la Sainte-Baume, recevra le titre de Basilique mineure.

Lire les autres décisions

Elections… chez les évêques de France

Les évêques viennent de finir leur assemblée plénière de printemps à Lourdes. Ils ont élu ou réélu les présidents de plusieurs conseils et commissions :
  • Mgr Guy DE KERIMEL (Grenoble-Vienne), Président de la Commission épiscopale pour la liturgie et la pastorale sacramentelle
  • Mgr Olivier LEBORGNE (Amiens), Président de la Commission épiscopale pour la catéchèse et le catéchuménat
  • Mgr Jérôme BEAU (auxiliaire de Paris), Président de la Commission épiscopale pour les ministres ordonnés et les laïcs en mission ecclésiale
  • Mgr Pascal ROLAND (Belley-Ars), Président pour la Commission épiscopale pour la vie consacrée
  • Mgr Laurent DOGNIN (Quimper et Léon), Président pour la Commission épiscopale pour la mission universelle de l’Église
  • Mgr Joseph de METZ-NOBLAT (Langres), Président du Conseil pour les questions canoniques
  • Mgr Michel AUPETIT (Nanterre), Président du Conseil famille et société
  • Mgr Dominique BLANCHET (Belfort-Montbéliard), Président du Conseil pour les mouvements et associations de fidèles
  • Mgr Laurent PERCEROU (Moulins), Président du Conseil pour la pastorale des enfants et des jeunes
  • Mgr Didier BERTHET (Saint-Dié), Président du Conseil pour l’Unité des chrétiens et les relations avec le judaïsme
  • Mgr Jean-Marc AVELINE (auxiliaire de Marseille), Président du Conseil pour les relations interreligieuses et les nouveaux courants religieux
  • Mgr Emmanuel GOBILLARD (auxiliaire de Lyon), Mgr Jean-Luc BRUNIN (Le Havre), Mgr Pierre d’Ornellas (Rennes), Mgr Jean-Philippe NAULT (Digne, Riez et Sisteron), membres du Comité études et projets
  • Mgr Jean-Luc BOUILLERET (Besançon) et Mgr Vincent JORDY (Saint-Claude), membres de la Commission doctrinale

Ils prendront leur fonction le 1er juillet 2017.

« Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous »

« Parce que des fois, je préfèrerais avoir des gâteaux et puis tout. Des fois au matin, j’déjeune pas. Avant quand ma mère avait des sous, j’mangeais des céréales, maintenant je bois du café mais dès qu’elle a ses sous, elle va faire son plein de courses, elle va aller acheter un ou deux jambons, elle va acheter un nouveau téléphone à Loïc »

Un petit bonhomme français, de dix ans, qui raconte aux journalistes de France2, pour Infrarouge, une misère que l’on oublie trop souvent encore. Des fois, au matin, j’déjeune pas. On peut revoir ce reportage en ligne.

« Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous », dit le Christ à l’approche de sa Passion. « Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, et, quand vous le voulez, vous pouvez leur faire du bien ».

Guyane : l’évêque sur les barrages

Cath.ch se fait l’écho de la grande proximité de Mgr Emmanuel Lafont avec la population, dont il a perçu l’essoufflement et l’exaspération depuis plusieurs mois. L’article détaille sa perception (reprenant les propos qu’il a tenus au micro de Radio Vatican) et relève :

Mgr Emmanuel Lafont souligne que la grande majorité de la population est derrière le mouvement. Il a pu le constater de visu en se rendant chaque jour sur les barrages: “C’est un mouvement populaire d’une très grande ampleur!” Et l’évêque de Cayenne, qui accompagne le mouvement, souligne que l’Eglise sait aussi que ce combat a une composante spirituelle, car pour lui, “c’est un temps de conversion pour tous”.

Notre ultramodernité est à bout de souffle

Marie-Lucile Kubacki a rencontré une trentaine de chrétiens, pour La Vie et en a retiré cet article passionnant « Voter en chrétien, est-ce possible ? », comme en écho aux interrogations et éclairages délivrés par Pierre Manent. Il ne se résume donc pas à sa chute mais elle vaut en elle-même sa lecture. Comme en écho aux (l’Eglise et les catholiques ont-ils encore quelque chose à dire au pays ?), Antoine Arjakovsky, historien, de confession chrétienne orthodoxe, codirecteur du pôle « société, liberté, paix » du Collège des Bernardins souligne ceci :

« Notre ultramodernité est une pensée qui en vient à douter de tout et c’est la raison pour laquelle les fondamentalistes réagissent parce qu’ils ont besoin de se construire sur des vérités. C’est cela le malaise profond. On vit dans une période d’incertitude, de remise en cause. Mais c’est aussi pour les chrétiens une opportunité pour ressortir une vision équilibrée, d’espérance et de joie. »

Le fondamentalisme est une surréaction aux dérives de l’ultramodernité. Mais pour qui entend se construire une sagesse, une Vérité, le christianisme a son mot à dire, dans « un esprit de force, d’amour et de pondération » (deuxième lettre de Saint Paul à Timothée), pas de fondamentalisme.

Voter en chrétien, est-ce possible ?, La Vie

Parole du jour

Il est proche du cœur brisé,
Il sauve l’esprit abattu.
Malheur sur malheur pour le juste,
Mais le Seigneur chaque fois le délivre.

Psaume 33

Un nouvel espoir pour les tétraplégiques ?

« Le 28 mars dernier, un Américain, Bill Kochevar, âgé de 56 ans et atteint d’une paralysie totale a pu déplacer son bras et sa main et effectuer des mouvements fonctionnels , grâce à des implants cérébraux et une prothèse utilisant directement la pensée, a déclaré le Docteur Ajboye, coauteur d’une étude parue dans la revue Le Lancet ».

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« Les catholiques ne doivent pas céder à la fermeture communautaire » (Pierre Manent)

Pierre Manent est intervenu devant les évêques de France et a exposé sa vision du rôle de l’Eglise et des catholiques. Parallèlement à son interview pour KtO dans laquelle il souligne que, face aux deux tendances contraires qui tiraillent les catholiques entre l’abandon à la mondialisation et le repli sur soi, il leur appartient de trouver une juste réponse – qui n’est ni l’une ni l’autre – Famille Chrétienne rapporte également un aperçu de son propos. Tout en soulignant que, si la France s’est déchristianisée, cela ne signifie en aucun cas que les chrétiens n’aient plus rien à dire au pays, bien au contraire, il pointe ceci :

« Les catholiques, en raison de leur histoire, ont une responsabilité particulière à l’égard de la France et de tous les citoyens. Il ne faudrait pas que les catholiques cèdent à la fermeture communautaire : défendre leur pré carré et laisser le monde aller à sa perte. C’est la tentation de transformer l’Église en cité monastique. Certes nous sommes moins nombreux… Mais nous devons garder le sens de notre responsabilité envers tous. Je ne crois pas à l’argument du petit nombre qui serait un argument contre l’action. Nous devons agir au nom de notre conscience aujourd’hui sans nous préoccuper du résultat futur. Péguy disait qu’il ne fallait pas forcément vaincre mais éviter d’être vaincu… »

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Pour qui votez-vous ? Cinq chrétiens répondent

« À quelques semaines de l’élection présidentielle, et au bout d’une campagne électorale qui n’aura ressemblé à aucune autre, la perplexité de beaucoup de Français est connue. Comment « bien voter » en tant que citoyen et en tant que croyant ? Le risque existe d’un vote par défaut ou par élimination, sans parler d’une abstention protestataire ou désenchantée. Pourtant, certains électeurs ont choisi, parfois depuis longtemps, parfois au bout d’une lente évolution personnelle. Cinq d’entre eux ont accepté de nous dire pourquoi, en tant que croyants, ils envisageaient d’apporter leur suffrage à l’un ou l’autre des candidats. Que l’on prenne leur témoignage comme une invitation au débat. Pas plus, pas moins. Car ce dossier n’a pas pour objet de donner des consignes de vote, fussent-elles subliminales. La Vie n’a jamais distribué les cartes électorales. De même, notre plongée dans les programmes n’est constituée que de coups de sonde, aussi éclairants que possible, mais qui n’épuisent pas le débat. Enfin, en nous en tenant aux principaux candidats, tels que la multiplication des sondages permet de l’établir, nous ne voulons pas affirmer que les autres, ces « petits » qui ont obtenu vaille que vaille leurs 500 signatures, n’ont rien à apporter. Il s’agit pour nous, simplement, d’éclairer l’essentiel du débat politique. Non pas peut-être tel que tous nos lecteurs le souhaiteraient, mais tel qu’il se présente pour la majorité des Français.
Jean-Pierre Denis »

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France : à quel rôle l’Église catholique est-elle appelée ?

« Ce jeudi 30 mars 2017, Pierre Manent est intervenu devant les évêques de France réunis en assemblée plénière à Lourdes. Le philosophe et directeur d´études à l´École des Hautes-Études en sciences sociales a souligné quel rôle l´Église catholique était appelée à jouer selon lui, dans une nation traversée par des courants contradictoires et qui a perdu ses repères. Il revient sur son intervention avec Étienne Loraillère, envoyé spécial de la rédaction de KTO à Lourdes ».

Avertir et encourager : Pierre Manent sur KTO

Mgr Sako : les musulmans sentent qu’il faut changer

« Malgré la poursuite de la guerre et les querelles entre les différentes communautés irakiennes dans certaines zones libérées, Mgr Sako demeure optimiste. ‘Il y a un changement’, se réjouit-il. ‘Les musulmans sentent qu’il faut changer’. ‘Je crois qu’ils se rendent compte de l’importance des chrétiens ici’. Il s’est rendu récemment au Caire à l’université Al-Azhar pour une conférence sur les libertés religieuses, la nature civile de l’État, la citoyenneté et le respect de la diversité. Des représentants politiques et des différents cultes ont pu débattre sur tous ces thèmes.

Pour Mgr Sako, ce qui s’est dit durant ces quelques jours montre que les musulmans du Proche-Orient sont sur la bonne voie. ‘Il faut soutenir dans ces pays-là un gouvernement ou un État moderne, séculaire, et partager la religion de la politique, autrement, il n’y aura pas d’avenir, il y aura toujours des tensions et des conflits. La religion c’est une chose personnelle’ explique le patriarche. ‘La société est pour tout le monde’, ajoute-t-il, ‘tous sont des citoyens égaux et il faut respecter cela’. Le processus pour déconfessionnaliser les rapports politiques, notamment en Irak, est encore cependant bien long ».

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