C’est mieux maintenant

L’argent ne fait pas le bonheur, l’économie ne nourrit pas son homme, puisque « ce n’est pas seulement de pain que l’homme doit vivre ». Certes. Néanmoins il a bien fallu en multiplier, des pains. Bref. Contre l’idée qui se répand que les jeunes générations (ie. jusqu’à moi) ont été sacrifiées par des baby-boomers prodigues, l’économiste Hippolyte d’Albis (de son vrai nom Hippolyte d’Albis) apporte quelques éléments concrets dans une tribune au Monde :

La consommation moyenne des personnes nées en 1976 a été de 20 % supérieure à celle des personnes nées en 1946. Cela s’explique par la forte augmentation du revenu moyen depuis la seconde guerre mondiale. Certes, la croissance est moins forte que pendant les « trente glorieuses », mais elle n’en reste pas moins presque toujours positive et l’on compte sur les doigts d’une main les années où les revenus ont augmenté moins vite que la population. (…) Les générations récentes ne bénéficient pas seulement d’un niveau de vie plus élevé, mais également d’une vie plus longue. L’exceptionnelle amélioration des conditions médicales et sanitaires s’est traduite notamment par une quasi-élimination de la mortalité infantile. Il faut rappeler que 6 % des bébés nés en 1949 sont morts avant leur premier anniversaire, contre 0,3 % de ceux qui naissent aujourd’hui.

Entre autres.

Bref, inutile d’en vouloir à nos pères, inutile de nous lamenter sans cesse.

Let’s dance.