Si tu continues comme ça, tu vas finir à HEC !

« Telle sont à la fois la misère et la grâce de notre temps. Les grandes entreprises hypertechnologisées aboutissent à travaux si désincarnées et si débiles, qu’elles nous poussent à réévaluer les métiers manuels les plus humbles, et que le père de famille vraiment responsable peut désormais menacer son fils sur la mauvaise pente (qui est peut-être celle d’une certaine réussite) en lui disant : ‘Si tu continues comme ça, tu vas finir à H.E.C. !' »

Fabrice Hadjadj, dans Limite

Marie dit à l’ange : ‘Écoute, je ne sais pas, reviens demain’

« Hier, c’était à la fois la fête de l’annonciation et la journée de la procrastination.

J’ai trouvé la coïncidence amusante :

D’un côté, celle qui a dit oui tout de suite.

De l’autre, cette fâcheuse tendance à reporter à demain ou encore à plus tard sans fin.

Mon esprit facétieux s’est imaginé en une saynète ce qui se serait passé si Marie avait dit à l’ange : ‘écoute, je ne sais pas, reviens demain’. Dieu l’aurait-il aimé moins ?

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Mettre Jésus au centre de notre vie

« Mettre Jésus au centre de notre vie signifie s’engager davantage dans la prière contemplative au milieu du monde et aider les autres à emprunter des chemins de contemplation ; redécouvrir avec de nouvelles lumières la valeur anthropologique et chrétienne des différents moyens ascétiques ; atteindre tous les aspects de la personne : intelligence, volonté, cœur, relation avec autrui ; stimuler la liberté intérieure, qui conduit à agir par amour ; aider chacun à réfléchir afin qu’il découvre ce que Dieu lui demande et assume ses décisions avec une pleine responsabilité personnelle ; fortifier la confiance dans la grâce de Dieu afin d’éviter tout volontarisme ou sentimentalisme ; exposer l’idéal de la vie chrétienne sans le confondre avec le perfectionnisme, et apprendre à vivre en acceptant ses faiblesses et celles d’autrui ; faire preuve chaque jour, avec toutes ses conséquences, d’une attitude d’abandon et d’espérance fondée sur la filiation divine ».

Mgr Fernando Ocáriz, Lettre Pastorale

Europe : joyeux anniversaire grand-mère

On se rappelle les mots du Pape François au Parlement Européen à Strasbourg, puis lors de la remise du Prix Charlemagne : l’Europe est une vieille grand-mère qui doit aujourd’hui retrouver une part de sa jeunesse.

L’anniversaire du Traité de Rome du 25 mars 1957 est l’occasion de se repencher sur les liens entre projet européen et christianisme, comme nous y invite une émission de France Inter à laquelle a participé Isabelle de Gaulmyn, rédactrice en chef adjointe du quotidien La Croix. L’occasion aussi de relire sur le blog des Cahiers Libres une synthèse sur la pensée de Schuman : « l’Europe selon Robert Schuman ».

Surtout, il faut lire le discours du détenteur du Prix Charlemagne, le Pape François, prononcé lorsqu’il a reçu, ce vendredi 24 mars, des dirigeants européens inquiets de la montée des populismes pour leur donner une nouvelle leçon d’Europe. Lire la suite

En réalité, on ne leur demande pas d’aimer un pays, mais un régime politique

« La priorité est de les faire naître à eux-mêmes, de leur donner l’estime de soi. Quand on a le sentiment d’être une personne, il est moins facile de se transformer en terroriste, avec cette violence caractéristique de pantin, de zombie, d’être théorique…

Ces élèves sont assoiffés d’amour. Ils sont en permanence en train d’en manifester ou d’en demander. Ils ont envie d’aimer ce qu’aime le prof. Mais l’Éducation nationale est un monstre froid qui fait comme si l’affect n’existait pas, comme si les profs étaient des agents de l’État interchangeables, et qui ne veut rien donner à aimer aux élèves. Pourquoi est-ce que quelqu’un comme Lorànt Deutsch est banni de certains établissements ? Parce qu’il aime la France… Cet amour pour un pays charnel est tabou. Seule l’entité abstraite de la République et de ses fameuses ‘valeurs’ est licite. En réalité, on ne leur demande pas d’aimer un pays, mais un régime politique… »

Jean-François Chemain dans famille Chrétienne

Droit de suite, sur la pédophilie

Que faire, au-delà de constater le désastre ?  L’entretien du Père Stéphane Joulain avec La Croix donne certaines pistes.

Si ce n’est pas l’essentiel, il relève d’ailleurs le caractère aussi erroné sur les principes que sur la pratique de la volonté qu’ont pu avoir certains de protéger la réputation de l’Eglise : « Si les gens avaient pu pardonner les crimes des abuseurs, ils ne pardonnent pas, en revanche, le fait que des évêques les aient camouflés ».Lire la suite

Comme à cet aveugle, le monde nous demande : « qui est Jésus pour toi ? »

« C’est un Évangile très important pour la compréhension de notre foi chrétienne. Comme à cet aveugle, le monde nous demande : ‘qui est Jésus pour toi ?’ » À cette question, les réponses sont diverses et elles correspondent plus ou moins aux réponses de l’aveugle lui-même. Avez-vous remarqué la progression dans ses réponses ? Au début, il parle d’un ‘homme qu’on appelle Jésus’, puis il affirme : ‘c’est un prophète !’ Et finalement après la dernière série de question, il proclame : ‘Jamais encore on n’avait entendu dire que quelqu’un ait ouvert les yeux à un aveugle de naissance. Si lui n’était pas de Dieu, il ne pourrait rien faire’. Et devant Jésus il dit : ‘Je crois !’ et il se prosterne devant lui. Derrière l’histoire de cet aveugle, il y a l’histoire de chacun d’entre nous ».

Mgr Gobilliard, homélie pour le quatrième dimanche de Carême

Cathos avec Méluche

Début janvier, ils étaient 6% à se prononcer pour Jean-Luc Mélenchon, dans le sondage cité en introduction par les auteurs d’une tribune dans Le Monde, intitulée « Nous, jeunes catholiques, refusons de laisser à la droite le monopole des valeurs chrétiennes », lorsqu’ils étaient 29% à se préparer à voter Marine Le Pen. Et, pour ne pas être franchement un habitué de la gauche radicale, on est en droit de se demander si, quitte à se situer dans une même logique bancale de recherche de bouc-émissaire, il est bien cohérent que des catholiques préfèrent pointer les étrangers plutôt que les riches. En gros.Lire la suite

Faire payer les riches, ou les étrangers ?

Si nous étions en campagne électorale, nous pourrions aborder des sujets de fond, échanger sur l’avenir de notre pays. Si une campagne électorale était ce dont nous rêvons, ce serait une période où la France s’assiérait, le temps de faire posément un bilan, d’envisager les défis à venir, et de comparer les projets proposés.

Mais soit. A la place, nous avons des percées improbables. Des échappées journalistiques ou des appels d’ONG et de think tanks, ceux qui bossent vraiment au quotidien, et désespèrent de voir que les enjeux auxquels ils se consacrent ne sont pas dignes d’intérêt.

Au titre de ces échappées, la Une du Parisien, consacrée à la dépendance. Nul ne peut nier que ce soit un enjeu incontournable pour tous. L’occasion d’entr’apercevoir les propositions des candidats. . Celui pour lequel le problème c’est les riches. Ou celle qui réussit encore à incriminer l’étranger sur ce sujet.

Faites le test

Un premier test à découvrir et à partager à l’approche de la Présidentielle, pour cerner de quel candidat vous êtes le plus proche :

https://www.jevote.info/quiz/elections2017

Et si vous répondez la plupart du temps « ne se prononce pas » et que vos niveaux d’adhésion sont faibles… c’est peut-être que vous appartenez au premier parti de France : les indécis et autre orphelins de candidats correspondant à leurs idées. Même si les réponses sont parfois simplistes, le test peut-être l’occasion d’un bon exercice de discernement sur un ensemble de questions (fiscalité, éducation, défense, …).