Faut-il vraiment tuer Dieu ?

Un écrivain, David Vann, dans Libé, affirmait qu’il était temps de tuer Dieu et la patrie, sources des malheurs du monde et des conflits. Bon. Paul Clavier, lui, n’a pas eu la flemme de relire un propos assez éculé, et offre à La Vie une réponse détaillée et fort intéressante, surmontée d’un titre calembourien dont nous imaginons bien qui en est l’auteur : Vous reprendrez bien une tasse d’athée ?

Lisez-la. De notre côté, on vous spoile la conclusion (même ce qui précède vaut le détour)

L’instrumentalisation de Dieu et l’amour exacerbé de la patrie peuvent conduire à une haine meurtrière. Mais la haine de soi et le meurtre de Dieu ne seront pas de meilleurs garants de la paix. Quand cesserons-nous d’accuser Dieu de tous nos malheurs, pour pratiquer un salutaire examen de conscience : « Qu’as-tu fait de ton frère ? du plus petit ? du plus faible ? »