Parole du jour

Ah ! Si mon peuple m’écoutait,
Israël, s’il allait sur mes chemins !
Je le nourrirais de la fleur du froment,
Je le rassasierais avec le miel du rocher !

Psaume 80

Le droit politique de vivre et de mourir dans la dignité

« On l’a compris, à proximité ou face à la mort, personne ne détient la vérité. Les certitudes et les savoirs sont défiés au point de verser trop souvent dans la caricature, l’insignifiance ou la démesure, là où seules s’imposeraient la retenue, la pudeur. Simplement, peut-être, une infinie tendresse.
Pour achever dignement son existence, encore faut-il avoir le sentiment de l’avoir pleinement vécue, y compris lorsqu’en phase terminale l’attente de l’instant qui vient peut ne pas être celle de la mort prochaine. Encore convient-il de reconnaître, d’assumer et de rendre effective cette ultime liberté de l’attente, absolument différente de celle de la mort sollicitée, donnée, parfois même précipitée.
Peut-on admettre qu’on puisse s’autoriser à vivre encore, malgré la maladie, en dépit d’une mort plus ou moins prochaine ? Le droit à vivre sa vie serait-il contestable et contesté, dès lors que prévaudraient des considérations supérieures habilement dissimulées derrière le paravent d’une dignité ravalée à la justification de ce qui pourrait être considéré comme l’exécution de basses besognes ? »

Emmanuel Hirsch sur plusdignelavie.com

Le drapier d’Assise

« De la vie de Pietro di Bernardone, père de saint François d’Assise, on ne sait rien, du moins après que ce dernier l’a renié avec une radicalité surprenante. Tout au plus a-t-on conservé quelques traces de l’amère déception de ce père qui avait placé tous ses espoirs dans son fils aîné pour reprendre son florissant commerce de drap. Michel Sauquet tente de reconstituer le parcours d’un homme qui s’estime trahi, cherche à comprendre, fait espionner son fils et découvre ses propres fragilités ».

Lire la recension sur ecologiehumaine.eu

Faut-il vraiment tuer Dieu ?

Un écrivain, David Vann, dans Libé, affirmait qu’il était temps de tuer Dieu et la patrie, sources des malheurs du monde et des conflits. Bon. Paul Clavier, lui, n’a pas eu la flemme de relire un propos assez éculé, et offre à La Vie une réponse détaillée et fort intéressante, surmontée d’un titre calembourien dont nous imaginons bien qui en est l’auteur : Vous reprendrez bien une tasse d’athée ?

Lisez-la. De notre côté, on vous spoile la conclusion (même ce qui précède vaut le détour)

L’instrumentalisation de Dieu et l’amour exacerbé de la patrie peuvent conduire à une haine meurtrière. Mais la haine de soi et le meurtre de Dieu ne seront pas de meilleurs garants de la paix. Quand cesserons-nous d’accuser Dieu de tous nos malheurs, pour pratiquer un salutaire examen de conscience : « Qu’as-tu fait de ton frère ? du plus petit ? du plus faible ? »