Un « couloir humanitaire » entre le Liban et la France

Quelque 250 Syriens et Irakiens vont arriver en France d’ici à neuf mois, rapatriés depuis le Liban par des communautés religieuses. C’est une première. En passe d’être signée par le ministère de l’intérieur, la Communauté de Sant’Egidio, la Fédération protestante de France, la Fédération de l’entraide protestante et la Conférence des évêques de France, cette opération européenne a été baptisée « Couloirs humanitaires ».

Les communautés religieuses vont signer un protocole avec la Place Beauvau. Elles choisiront leurs candidats à la réinstallation sur des critères de « vulnérabilité », ou sur les « liens familiaux ou culturels forts avec la France ». Ensuite, elles paieront le transport des réfugiés et assureront leur logement et leur prise en charge en France durant un an.

Le cas de ces 250 personnes réactivera l’usage du « visa humanitaire », puisque c’est ce document qui leur sera délivré. En 2016, la France en a délivré 2 745 à des Syriens et 1 369 à des Irakiens, mais la baisse d’octroi de ce laissez-passer aux Irakiens (– 45 % en 2016) inquiète les autorités religieuses. En conclusion de leur assemblée de printemps à Lourdes, les évêques français avaient en effet demandé aux autorités « de ne pas relâcher leurs efforts pour aider les minorités vulnérables, comme les yézidis et les chrétiens ».

A lire dans Le Monde

Prier à genoux

« Adorer, proskynein en grec, évoque l’agenouillement et le prosternement. Ployer les genoux devant Dieu, c’est reconnaître humblement que nous attendons tout de lui. C’était la prière du prophète Daniel : ‘Trois fois par jour, il se mettait à genoux, s’adonnant à l’intercession et à la louange en présence de son Dieu, comme il l’avait toujours fait’ (Dn 6, 11).

L’agenouillement est une attitude de prière si humaine qu’elle s’impose instinctivement lorsqu’on est en présence du mystère. Bernadette Soubirous se mit spontanément à genoux lorsqu’elle vit la Dame à Lourdes. La jeune juive Etty Hillesum a vécu aussi une sorte de visitation divine qui la mit à genoux dans sa maison alors qu’elle n’avait reçu aucune éducation religieuse. ‘Histoire de la fille qui ne savait pas s’agenouiller’ écrit-elle dans son Journal, où elle parle de l’agenouillement comme d’un geste intime de l’amour ».

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Jean Vanier : La grande question humaine, c’est la peur

« La grande question humaine, c’est la peur. La peur de quoi ? Dans la Genèse, après qu’Adam et Ève se sont séparés de Dieu, il est dit que Dieu vint à la recherche d’Adam. Et puis Dieu dit ‘Adam, où es-tu ?’. Adam répond : ‘j’ai eu peur parce que j’étais nu, et je me suis caché’. La nudité, c’est nos faiblesses, nos fragilités, nos manques, nos vides. C’est peut-être cela la plus grande peur : que l’autre découvre ma fragilité, là où je veux apparaître fort ».

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La vérité suit l’existence des choses

« La vérité suit l’existence des choses, de ces êtres qui me transcendent et vers lesquels je suis porté comme autant de biens. Ces réalités qui nous sont données, avant tout dans la contemplation, d’abord par les sens, s’imposent à nous à travers l’acte de notre intelligence. Nous sommes tous placés face aux réalités extra mentales avec la capacité de les rendre intelligibles. Nous subissons leur pouvoir d’attraction dans la mesure même où nous les connaissons. À travers elles, nous pouvons réaliser notre bonheur ».

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Pourquoi l’ascèse en temps de Carême ?

« Bien sûr. On ressent de la joie. Tous ceux qui pratiquent le jeûne vous diront que l’on ressent un état d’euphorie, un sentiment de bien-être, mais qui n’est pas une fin en soi. Le principal, c’est la relation avec le Seigneur et avec les autres. L’ascèse n’enferme pas sur soi, elle ouvre sur les autres, elle me rend plus sensible à leurs besoins, elle me rend plus délicat et plus attentionné. L’ascèse est un moyen au service de la charité, de l’attention aux autres, de la disponibilité à Dieu et aux autres ».

Père Dominique Salin sj, sur jesuites.com