Avoir 20 ans en 2017. C’est pas si mal.

S. Gladieu pour Le Figaro Magazine

Certes, l’article n’est accessible qu’aux abonnés mais le message mérite d’être plus largement partagé – sans compter que Le Figaro Magazine est en vente libre. Guyonne de Montjoue réalise un dossier qui relève l’espérance, autour de ces jeunes qui non seulement sont en « quête de sens » mais ont souvent lâché des carrières bien tracées pour le trouver. Telle jeune femme a rejoint les écoles de la Fondations Espérance Banlieue pour être institutrice au CP, telle autre s’est engagée dans la police, un jeune homme s’est lancé dans un tour du monde à la voile « zéro déchet », d’autres auprès des migrants, l’un se bat aux côtés des Kurdes, et encore un autre s’est engagé dans un accueil pour prostitué(e)s. Il y a encore « Aux captifs la libération » etc., bref, de quoi espérer en cette génération et en l’avenir.

Le propos de l’article ne se veut pas religieux (et les engagements cités ne le sont pas tous) mais l’on ne se privera pas d’entendre ce que dit le Père Vincent de Mello. Faute d’avoir vingt ans, on peut aussi se le tenir pour dit le jour où viendra l’orientation de ses enfants :

Les vingtenaires ont besoin que leur métier ait du sens, raconte Vincent de Mello, religieux qui dirige le centre de jeunes du Bon Conseil à Paris. Or, l’offre qui leur est proposée est carencée : des vies immatérielles derrière un ordinateur, qui ne les attirent pas. De plus en plus souvent, j’en vois certains bifurquer après des années d’échec scolaire, vers des métiers artisanaux qui leur donnent un équilibre et les rendent heureux. Là, ils apprennent à sublimer les contraintes plutôt qu’à les éviter (…) Les parents doivent cesser de craindre les décisions de leurs enfants ! s’anime le père de Mello. On a l’impression que trop souvent, ils leur réclament des gages !

Le dossier, sur Le Figaro