« L’identité chrétienne, c’est devenir comme le Christ »

La Croix : Qu’est-ce que l’identité chrétienne ?

Alain Thomasset : L’identité chrétienne n’est pas d’abord un ensemble de valeurs, de rites ou même de cultures, mais le fait de devenir comme le Christ, le suivre et l’imiter. Cette imitation est donc mouvante dans l’histoire, toujours à interpréter selon les appels du temps. De même que la « France de toujours » n’existe pas, « l’identité chrétienne de toujours » n’existe pas : elle s’ancre dans l’histoire, s’actualise, d’un point de vue individuel et collectif. C’est ainsi que je parlerais davantage d’« identités chrétiennes », au pluriel.

« L’identité chrétienne de toujours n’existe pas », La Croix

Vous cherchez votre vocation ? Asseyez-vous et ouvrez ce livre

« Trouver sa vocation c’est d’abord écouter son désir profond qui n’est pas autre chose que la volonté de Dieu pour chacun d’entre nous. De nombreux désirs peuvent mener à l’essentiel, même s’il faut parfois y faire le tri. Il faut aussi renoncer au confort, à une vie spirituelle en forme de forteresse qui empêcherait quiconque d’y entrer. Accepter d’être dérangé, sans cesse. La difficulté, ou plutôt le péché, serait de croire qu’il y a deux personnes en nous : celle qui s’écoute et celle qui écoute Dieu parler en elle. L’appel, selon Adrien Candiard, ne se fait pas entendre dans le lieu sans tempête, il résonne aussi dans la vie pleine et absolue, dans le combat. Sous le regard de Dieu, la vie n’est plus affaire de mauvais choix ou d’erreurs, elle est la vie, c’est tout. La vie est un périple où notre vocation s’épanouit. C’est cela être ‘un véritable fils d’Israël' ».

Quand tu étais sous le figuier d’Adrien Candiard, op : lire la critique de Louise Alméras

Avoir 20 ans en 2017. C’est pas si mal.

S. Gladieu pour Le Figaro Magazine

Certes, l’article n’est accessible qu’aux abonnés mais le message mérite d’être plus largement partagé – sans compter que Le Figaro Magazine est en vente libre. Guyonne de Montjoue réalise un dossier qui relève l’espérance, autour de ces jeunes qui non seulement sont en « quête de sens » mais ont souvent lâché des carrières bien tracées pour le trouver. Telle jeune femme a rejoint les écoles de la Fondations Espérance Banlieue pour être institutrice au CP, telle autre s’est engagée dans la police, un jeune homme s’est lancé dans un tour du monde à la voile « zéro déchet », d’autres auprès des migrants, l’un se bat aux côtés des Kurdes, et encore un autre s’est engagé dans un accueil pour prostitué(e)s. Il y a encore « Aux captifs la libération » etc., bref, de quoi espérer en cette génération et en l’avenir.Lire la suite

La faim dans le monde

 

L’ONU publie une carte sur la sous-alimentation dans le monde. La Croix nous donne quelques éléments d’analyse.

Le nombre de personnes atteintes de sous-alimentation s’élève à 795 millions d’individus sur la période allant de 2014 à 2016, soit 216 millions de moins que de 1990 à 1992.

Depuis 1992, d’importants progrès ont été faits en Asie de l’Est, en Amérique latine, ainsi qu’en Afrique du Nord.

En Afrique subsaharienne, 23,2 % de la population est toujours sous-alimentée, soit une personne sur quatre.

Eglise et politique…

Si vous voulez aider l’Eglise dans sa mission, c’est par ici !

Viri probati

De l’interview du Pape François donnée à Die Zeit, la plupart des médias n’a bien voulu retenir que la phrase : « Nous devons réfléchir pour savoir si les viri probati [l’ordination d’hommes mariés d’âge mûr ayant fait leurs preuves, ndlr] sont une possibilité. ». Saluons l’effort de ces journalistes qui, pour une fois, ne parlent pas du « mariage des prêtres » !

Cette question de viri probati n’est pas du tout nouvelle, elle se pose depuis le Concile Vatican II. Dans son interview à Die Zeit, le pape François dit que le célibat optionnel n’est pas la solution. Je le comprends. Ce n’est pas la solution car ce n’est pas le problème. On se focalise sur les vocations et sur le célibat des prêtres, alors que le problème est une Église qui se soucie de la survie de ses structures au lieu de chercher à être missionnaire. Si notre inquiétude est de maintenir des structures qui existent depuis des siècles, c’est dramatique.

Mon problème, en tant qu’évêque d’un diocèse rural, ce n’est pas d’avoir moins de prêtres, mais de ne pas avoir de jeunes prêtres. […] Et même si j’ordonnais des viri probati, cela ne résoudrait pas le problème, qui est que nos communautés sont devenues des assemblées de personnes âgées. Ce n’est pas surprenant qu’il n’y ait pas de jeunes dans les séminaires, quand on voit la composition des assemblées !

Graine de philo

« Sept ateliers de débats philosophiques pour enfants et parents pour grandir dans l’art de se questionner.

Ici les idées germent !.. et ne sont pas réservées aux philosophes confirmés.

Un samedi par mois d’octobre à avril, de 10h30 à 12h, graine de philo est proposé aux enfants de 8 à 12 ans accompagnés de leurs parents. Après un lancement commun parents-enfants, chaque groupe de 10 à 15 enfants, conduit par un animateur, débat autour de la question du jour, pendant que leurs parents échangent, de leur côté, sur le même sujet avec un invité ».

Collège des Bernardins, un samedi par mois d’octobre à avril, de 10h30 à 12h