La transcendance s’est dissoute dans la présidence normale

« Le faire supplée les fragilités du croire et les déceptions du dire. Pour la transcendance, on repassera. Autrefois, l’Église et l’État s’arrangeaient tant bien que mal pour l’assurer. Et pas seulement sous les rois. La vague nostalgie du gaullisme qui ressurgit épisodiquement dans le bruissement du discours politique tient à cela. Amollie par Chirac, abîmée par le bling-bling sarkozyste, la transcendance s’est dissoute dans la présidence normale. L’horizontalité de la société lui permet d’endurer, d’attendre et de suppléer. Pour la verticalité, il semble qu’il faille encore attendre. Et prier, car on en a besoin ».

Jean-Pierre Denis dans La Vie