La transcendance s’est dissoute dans la présidence normale

« Le faire supplée les fragilités du croire et les déceptions du dire. Pour la transcendance, on repassera. Autrefois, l’Église et l’État s’arrangeaient tant bien que mal pour l’assurer. Et pas seulement sous les rois. La vague nostalgie du gaullisme qui ressurgit épisodiquement dans le bruissement du discours politique tient à cela. Amollie par Chirac, abîmée par le bling-bling sarkozyste, la transcendance s’est dissoute dans la présidence normale. L’horizontalité de la société lui permet d’endurer, d’attendre et de suppléer. Pour la verticalité, il semble qu’il faille encore attendre. Et prier, car on en a besoin ».

Jean-Pierre Denis dans La Vie

Des prêtres et de la politique sur les réseaux

réseauxLa Croix consacre un article à un phénomène nouveau et notable : l’expression politique explicite de prêtres sur les réseaux, qui peut parfois laisser perplexe. Mais fidèle à l’invitation de se mêler de la poutre qui est dans notre œil plutôt que des fesses du voisin, nous nous appliquerons à passer nos tweets au crible de ce que propose le Père Henri Madelin…

ce flou montre un déficit de réflexion, dans l’Église, sur « ce qui fait le propre des réseaux sociaux » : l’immédiateté, la difficulté à tenir une position équilibrée et argumentée… En attendant, et pour ne pas apparaître comme « des diviseurs », prêtres et religieux devraient selon lui se fixer des règles strictes : « confronter leur point de vue avant de l’exprimer publiquement », « se souvenir qu’ils s’adressent toujours à des consciences, être soucieux de former celle des plus jeunes ». Être capables enfin « de se relire dix ans plus tard et d’assumer ce que l’on a écrit ».

… avant d’aller « pleurer amèrement ».

Parole du jour

Il se leva de son trône, quitta son manteau,
se couvrit d’une toile à sac, et s’assit sur la cendre.

Jonas 3

Comment le catho Émile Romanet inventa les allocations familiales

Capture« Tout au long du XIXe siècle, le courant chrétien-social porte des idées novatrices: ainsi de Charles de Montalembert, qui demande l’interdiction du travail des enfants, de Frédéric Ozanam ou d’Armand de Melun, révoltés par l’étendue de la misère ouvrière, ou encore d’Albert de Mun, qui fonde des cercles ouvriers, sans oublier Frédéric Le Play qui publie La réforme sociale en France en 1864. Avec l’encyclique Rerum novarum  (1891) qui pose la question de la justice dans le salaire, plusieurs industriels vont mettre ces idées en application ».

Lire plus sur Slate

 

Partenariat Collège des Bernardins – Musée d’Orsay

Capture« Dans le cadre de l’exposition Au-delà des étoiles, le Collège des Bernardins s’associe au musée d’Orsay autour d’une programmation de rencontres faisant écho à la thématique des paysages mystiques. Le Collège des Bernardins est un lieu historique, un projet à vocation universelle où tous sont invités à s’interroger sur les espoirs et les questions de notre société, sous l’éclairage de la sagesse chrétienne ».

Lire le programme…

Ce qui manque aux responsables politiques, c’est une vraie liberté

Et si les hommes et les femmes politiques étaient enfermés dans un système qui les empêche d’être vraiment libres ? Et si la crise actuelle, cruellement exposée dans la campagne présidentielle, ne pouvait se résoudre qu’en leur permettant de redevenir vraiment libres dans le débat public ? James Woody, pasteur, […] lance le débat.

Le divorce entre les responsables politiques et les Français ne date pas de cette campagne électorale. Cela fait des années que je visite des personnes qui, au gré de nos discussions, me confient non seulement leur désintérêt de la politique, mais aussi leur défiance à l’égard des personnels politiques qu’elles jugent « pourries » et sans soucis de l’intérêt général. […] Comment se fait-il qu’il n’y ait toujours pas eu la moindre prise de conscience de nos élus ? Comment se fait-il qu’ils aient continué à faire comme si de rien n’était, comme s’il n’y avait aucun problème majeur de ce côté-là ?

Lire la suite de cette tribune dans La Vie

Des vêtements pour enfants handicapés… chez Kiabi !

tunique-forme-t-facile-a-enfiler-les-loups-bleus-fleurs-fille-vl562_1_zc1Kiabi a récemment lancé une ligne de vêtements spécialement conçue pour les enfants handicapés. La collection qui se veut colorée et accessible aux petits budgets fait figure de pionnière. […] Pour élaborer la collection, Mathilde Devambez s’est rapprochée de la créatrice de la marque Les Loups Bleus, Cécile. Cette maman d’une petite fille en situation de handicap a lancé sa marque il y a trois ans. «  Avec Les Loups bleus, mon objectif était clair : je ne voulais plus que les enfants rencontrent des difficultés dès le matin pour s’habiller. Je souhaitais que cette énergie soit utilisée pour autre chose. » La créatrice voulait aussi gagner en accessibilité : «  Aujourd’hui, il est bien souvent difficile de trouver des vêtements pour les enfants en situation de mobilité réduite dans les centres-villes.  » […]

La chef de produit a invité huit parents d’enfants en situation de handicap à une table ronde. […] « Puis nous avons organisé un shooting photo dans le Nord avec les enfants des parents qui ont assisté la création  », indique Mathilde Devambez.