Onfray, entre monstre conceptuel et contrefaçon spéculative

onfray-380x600Parce qu’il prophétise sombrement le déclin inéluctable de notre civilisation, Michel Onfray recueille soudain l’intérêt coupable de ceux que les suicides hypnotisent, du suicide français à celui de la civilisation européenne. Rien de plus paradoxal lorsque cela concerne des chrétiens, dont Michel Onfray n’a de cesse de calomnier les convictions.

Le professeur Philippe Capelle-Dumont, Doyen honoraire de la Faculté de philosophie de l’Institut catholique de Paris, publie une recension passionnée de son ouvrage : « Michel Onfray et le « judéo-christianisme » : la confusion des esprits« .

Est-il vraiment nécessaire de s’infliger la lecture de cet ouvrage ? Est-il encore honorable de le citer lorsqu’on lit les ridicules fadaises pointées par M. Capelle-Dumont ?

Le propos, essentiellement à charge, prend le risque de la diffamation lorsque que son auteur établit une insupportable ligne de continuité entre le message évangélique et l’antisémitisme nazi. Il nous avait habitué à cette folie dans son Traité d’athéologie (« Hitler, disciple de saint Jean » ! p.201). Cette fois, on est dans la contrefaçon spéculative : « L’antisémitisme des chrétiens primitifs fut la condition de l’émergence de la civilisation chrétienne » (p. 96) ! On se frotte les yeux devant l’instrumentalisation des citations de Mein Kampf, destinées à faire de Hitler un suppôt du catholicisme. La réitération des mêmes insinuations occupe les pages 449-466 insolemment titrées : « Le fascisme comme réaction chrétienne » !

Il faut avoir une singulière aptitude à insulter les siens pour trouver encore en Onfray une référence, lorsque l’on est chrétiens.