Une journée de la femme au Vatican

Un colloque avec des intervenantes du monde entierLu sur ZenitA l’occasion de la Journée internationale de la femme, le 8 mars 2017, le Service jésuite des Réfugiés et l’association « Voices of Faith » organisent un congrès au Vatican, pour mettre en lumière les contributions des femmes de foi en faveur de la paix.

Ce IVème congrès de récits « Voices of Faith » aura cette année pour thème « Agiter les eaux – Rendre possible l’impossible ». « Les voix des femmes doivent être entendues si l’on veut que la paix soit restaurée et soutenue », explique une note présentant l’événement. Les intervenantes proposeront des idées pour donner davantage de responsabilités aux femmes dans l’Église.

Le communiqué présente quelques portraits de femmes qui prendront la parole au Vatican : à lire sur Zenit.org.

Des nouvelles d’Alep

Capture« Quelle est la mission de l’Église dans cette situation ?

Avec la crise, sa mission a changé. L’Église doit être à côté des réfugiés, des déplacés, des gens marginalisés. Les Aleppins viennent non seulement pour prier, mais aussi pour avoir de l’aide. L’Église est devenue comme une association humanitaire. Ce n’est pas un travail facile pour les prêtres, les religieux et les religieuses mais nous assumons cela. Par exemple à Alep les six églises catholiques collaborent pour gérer ce qu’on appelle ‘le point du lait’. On distribue chaque mois du lait à environ 2600 enfants d’Alep. Les églises distribuent aussi un panier alimentaire, sanitaire, elles paient les frais de scolarité et le logement pour les familles ».

Lire l’entretien avec Ziad Hilal, sj

Colloque aux Bernardins : État, Religions, Laïcité

CaptureQuelles réponses à la montée des fondamentalismes en France et dans le monde ? Quelles évolutions prévoir du rapport État, religions et laïcité en France ?

Comprendre les origines des fondamentalismes qu’ils soient religieux, idéologiques ou technologiques ;

proposer des solutions durables à la double crise de la modernité et de la radicalisation ;

restaurer les conditions qui permettront de placer les progrès de la connaissance au service d’une humanité digne.

Voir le programme du 15 mars

Les coptes, cibles de Daech

© AFP PHOTO / STRINGER
© AFP PHOTO / STRINGER

Installées en cercle dans un jardin verdoyant, le vent du Nil caressant leurs visages, quatre femmes vêtues de noir jouissent de la douceur d’Ismaïlia, ville située sur les rives du canal de Suez, dans le nord-est de l’Égypte, ce dimanche 26 février. Comme plus d’une centaine d’autres familles menacées par l’État islamique, ces chrétiennes ont quitté précipitamment El-Arish, dans le Nord-Sinaï, près de la frontière avec Gaza. Depuis 2013, l’armée égyptienne tente péniblement d’anéantir les militants lourdement armés, à commencer par Province du Sinaï, un groupe qui a prêté allégeance à Daech en novembre 2014.

Les quatre femmes entourent Nabila Fawzy, le regard lourd sous son khôl, qui souligne ostensiblement ses paupières. Le double assassinat sauvage qui a emporté son mari et son fils, quelques jours plus tôt, a fait la une de la presse égyptienne, amorçant un débat public sur le sort des chrétiens du Nord-Sinaï, dont sept ont été exécutés au cours du mois dernier.

Lire la suite sur le site de La Vie

« Le Carême est le temps pour dire non. »

Le pape François lors de la messe du Mercredi des Cendres, mercredi 1er mars 2017. / VINCENZO PINTO/AFP
Le pape François lors de la messe du Mercredi des Cendres, mercredi 1er mars 2017. / VINCENZO PINTO/AFP

La Carême est un chemin : il nous conduit à la victoire de la miséricorde sur tout ce qui cherche à nous écraser ou à nous réduire à quelque chose qui ne convient pas à la dignité des fils de Dieu. Le Carême est la route de l’esclavage à la liberté, de la souffrance à la joie, de la mort à la vie. Le geste des cendres par lequel nous nous mettons en chemin nous rappelle notre condition d’origine : nous avons été tirés de la terre, nous sommes faits de poussière. Oui, mais poussière dans les mains amoureuses de Dieu qui souffle son Esprit de vie sur chacun de nous et veut continuer à le faire ; il veut continuer à nous donner ce souffle de vie qui nous sauve des autres types de souffle : l’asphyxie étouffante provoquée par nos égoïsmes, asphyxie étouffante générée par des ambitions mesquines et des indifférences silencieuses ; asphyxie qui étouffe l’esprit, réduit l’horizon et anesthésie les battements du cœur. Le souffle de la vie de Dieu nous sauve de cette asphyxie qui éteint notre foi, refroidit notre charité et détruit notre espérance. Vivre le Carême c’est désirer ardemment ce souffle de vie que notre Père ne cesse de nous offrir dans la fange de notre histoire. […]

Le Carême est le temps pour dire non. Non à l’asphyxie de l’esprit par la pollution causée par l’indifférence, par la négligence à penser que la vie de l’autre ne me regarde pas, par toute tentative de banaliser la vie, spécialement celle de ceux qui portent dans leur chair le poids de tant de superficialité. Le Carême veut dire non à la pollution intoxicante des paroles vides et qui n’ont pas de sens, de la critique grossière et rapide, des analyses simplistes qui ne réussissent pas à embrasser la complexité des problèmes humains, spécialement les problèmes de tous ceux qui souffrent le plus. Le Carême est le temps pour dire non ; non à l’asphyxie d’une prière qui nous tranquillise la conscience, d’une aumône qui nous rend satisfaits, d’un jeûne qui nous fait nous sentir bien. Le Carême est le temps pour dire non à l’asphyxie qui nait des intimismes qui excluent, qui veulent arriver à Dieu en esquivant les plaies du Christ présentes dans les plaies des frères : ces spiritualités qui réduisent la foi à une culture de ghetto et d’exclusion.

Vivre le carême avec la Parole de Dieu

Merci à Coolus pour cette illustration - cliquez pour découvrir son site !
Merci à Coolus pour cette illustration 

Lemessin, qui contribue au Samaritain, a aussi un blog : il nous propose chaque matin, pendant tout le carême, une méditation sur la Parole de Dieu.

Voilà, c’est le carême. Et du coup, j’ai décidé de me coltiner la Parole de Dieu un peu plus que d’habitude. Alors plutôt que de me faire ma petite médiation personnelle de la Parole de Dieu, je vais prendre le temps d’écrire, pour la creuser un peu plus. Et puis, comme ce serait dommage de ne pas partager…

PS : précaution d’usage : D’ores et déjà, si ce que j’écris vous heurte ou vous choque, ce n’est pas forcément volontaire, mais parfois si ! Laissez-vous aussi bousculer un peu… Et bon carême