L’islam est réformable

6125_muhammad-abduh-w_440x260C’est ce que soutient Mohamed Haddad, professeur d’islamologie et de religions comparées à l’université de Carthage (Tunisie) dans Le Réformisme musulman, une histoire critique. Il en développe quelques aspects intéressants pour Le Monde des Religions, en s’appuyant sur l’exemple de sur Muhammad Abduh, l’une des figures de proue du réformisme musulman, grand mufti d’Egypte entre 1889 et 1905. Si la réforme qu’il a tenté d’impulser a avorté, sous l’influence du Wahhabisme et des Frères Musulmans, son existence même laisse supposer que l’islam n’est pas intrinsèquement irréformable.

Mohamed Haddad souligne l’influence de ces derniers courants, du poids donné aux pays hébergeant le Wahhabisme et une vision politique de l’islam du fait de la puissance financière acquise avec la manne pétrolière, ainsi que le rôle de la colonisation (« L’Occident, que l’on prenait comme référence, est devenu l’ennemi. »)

Il propose dans cet entretien deux pistes : « re-spiritualiser l’islam pour le dé-wahhabiser », et inverser l’ordre de priorité actuellement admis entre les versets de Médine et ceux de La Mecque.

C’est à lire dans Le Monde des Religions.